‹ Chant et poésieChapitre 12 sur 81 · AURORE · texte numérisé non relu

AURORE

Celait an point du jour. J'ai cueilli du jasmin Sous ta fenêtre aimée, à l'heure où tu reposes; Tous les oiseaux chantaient l'amour sur le chemin, Parmi le chèvrefeuille et les grands lauriers roses.

Oh! que j'aurais voulu du moins baiser ta main En partant! — Mais, hélas! tes portes étaient closes. 11 me faut maintenant attendre après-demain.... Et j'avais deux chansons toutes fraîches écloses !

Je te les donneiai, dormeuse, un autre jour ;

Pour un de tes baisers, le soir de mon retour.

En m'éloignant, j'emporte en mon cœur ton image :

Elle me suit partout. Déjà combien de fois M'n-t-clle fait rêver dans la plaine ou les bois.... — C'est égal. ::Ten aller sans te voir, c'est dommage

VEPRÉE

Il est au seuil de ma porte.

Un tilleul de deux cents ans.

Qu'il a vu passer de gens !

Mais nous passons tous; qu'importe?

Son ombrage hospitalier

S'étend sur moi. tonnelier.

C'est à mon tour! — La journée

Ou la tâche terminée,

Sous cet arbre je m'asseois

Jusqu'à minuit quelquefois.

Après souper, tout se range; On referme le buffet.

Ma femriie a si vite fait.

Surtout pendant la vendange ; Où, durant celte saison.

La joie est à la maison.

Chacun et chacune apporte Son siège devant la porte.

On cause, on rit. il faut voir!

Jusqu'à l'heure du bonsoir.

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