LE ROSIER BLANC
Votre rosier blanc croît sur ma fenêtre : C'est un souvenir. — Voici le printemps ; Vous nous avez fui depuis si longtemps! Que je m'étais dit : Il est mort peut-être. . . .
La sève est en lui, la douleur en moi; A moi les regrets, comme à lui les roses. Je murmure encor de plus tristes choses A votre rosier, lorsque je le voi.
Puisque tout amour, puisque toute flamme s'éteint ; puisque tout, du temps suit le cour.- : Pourquoi dans mon cœur restez -vous, madame. Pourquoi dans mon cœur restez-vous toujours ?