‹ Chant et poésieChapitre 64 sur 81 · UNE VIEILLE CHANSON · texte numérisé non relu

UNE VIEILLE CHANSON

Qu'il vient de composer.... Il attend le retour

De sa mie. Il s'assied ou marche tour à tour;

Il est impatient de la voir. Sa pensée

D'un juste orgueil enfin est désormais bercée....

Il songe à ce couplet qu'écrivit en entier

Sur la vitre, à Chambord, le roi François premier :

« Souvent femme varie, « Bien fol est qui s'y fie. « Une femme, souvent, « Est une plume au vent '. »

Ah ! disait-il, François! avec ta grande épée

Tu ne m'effrayais pas; mais quand, l'Ame trompée,

Tu traças sur la vitre, un si charmant refrain,

Qui n'est pas autre chose après tout, qu'un quatrain,

Je te portais envie... A chacun sa faiblesse;

A ma cour, dans mes camps, je l'entendais sans cesse.

Il me semblait parfois, qu'on le faisait exprès.

Quoi dire?... il fallait bien me taire. Je souffrais.

Je souffrais d'autant plus que c'était ridicule.

Mais, maintenant, je suis devenu ton émule !

C'était un beau fleuron que ces quatre vers-là ;

Et la muse, ô François ! pour mou dam les perla.

' Je crois devoir prévenir le lecteur que Henri IV fait un anachronisme. Les deux derniers vers ont Été ajoutés par Victor Huço, dans le drame ; le Roi s'amuse.

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