‹ Chant et poésieChapitre 78 sur 81 · QUE M'IMPORTE · texte numérisé non relu

QUE M'IMPORTE

O belles dames ! à ma guise J'erre souvent je ne sais où....

Mais l'on me dit que je suis fou Quand je vous suis, malgré la bise, Lorsque vous allez à l'église, Et qu'au retour je dis à tous :

Que rien n'est comparable à vous, Fraîches comme les fleurs nouvelles, Ou les plus douces villanelles !

Que m'importe d'avoir l'air fou ?

\2'i QUE m'importe?

Peu m'importent ces clameurs vaines

Lorsque je vais je no sais où;

Mais me dire que je suis fou

Quand j'aime l'azur des fontaines.

Les champs, les bois, les monts, les plaines:

Et qu'au retour je dis à tous :

Que rien n'est comparable à vous!

Il n'est pas d'ombre ni de brise,

Qui pour mon cœur ne le redise.

Que m'importe d'avoir l'air fou?

Je vois et comprends la nature, Tout en allant je ne sais où ; Et l'on me dit que je suis fou !

Mais l'oiseau, chantant sous l'ombrage, Dil clairement dans son ramage Ce que je leur répète à tous :

Que rien n'est comparable à vous !

— Vous êtes les plus belles choses, Femmes brunes, blanches ou roses.

Que m'importe d'avoir l'air fou!

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