GRIS PERGANTS DE LA FOULE EN DE&LIRE
Arrache! 1— Beorge ps As:
a Tue! ‘ panke ‘i as % PATOU, dressé dans la brouette. 4 Bae, 4 Rey's Avez-vous fini de pousser des cris d’homme? — i % CRIS CADENCES, rythmant férocement les coups recus par Chantatene 3 om C'est & Voeil! — Crest au front! — C’est a Vaile! — Crest & et iP Brusque silence. y oe * CHANTECLER, surpris. ae ug Tiens! le cercle se brise et le bruit s’arréta?.. es 3 Ul regarde autour de lui, Le Pile, cessant de l'attaquer, areculé contre . la haie. Un mouvement ¢trange se produit dans la’ foule. Chantecler, “ épuisé, sanglant, trébuchant, ne comprenant pas ce qui se passe, eee tye. murmure : , + - : : . MI : Que préparent-ils donc contre mon agonie?... “ 2 . Et tout d'un coup, ému. “ ?
a — Ah! Patou, quel bonheur!
” PAT OU
2 Quoi?
CUANTECLER. é .
Je les calomnie!
we " ; t ‘ ACTE TROISIEME.
= \ , Ea . ‘ é et ye f .
tous, cessant de rire et de m injurier, —
: ATOU, voyant que tous, en se rapprochant de Chantecler, observent le ciel avec inquiétude, léve la téte, regarde, et dit simplement : A” 4 ; L’Epervier!
Une ombre passe avec lenteur sur la foule bariolée, qui se serre et qui se baisse, en se rapprochant de plus en plus, instinctivement, de Chantecler.
ee . PATOU.
eer / On ne compte pas, quand sa grande ombre passe, Sur les Cogs étrangers pour chasser le Rapace! Fe . CHANTECLER, soudain relevé, grandi, ses blessures oubliées, . gagne le milieu, et de sa voix de commandement : ~ Oui! tous autour de moi!
, Et tous, aussitét, la téte rentrée dans les ailes, viennent précipitamment ; ' s’écraser autour de lui.
e. } he LA FAISANE.
NM A Rie Cher étre brave et doux!
L’ombre passe une seconde fois. Le Coq de Combat lui-méme se fait petit. Il n’y a plus que Chantecler debout au milieu d’un tas de plumes ébouriffées et tremblantes.
UNE POULE, suivant des yeux l’Epervier.
~ Deux fois déja son ombre a mis du noir sur nous!
CHANTECLER, appelant les Poussins qui courent affolés. i Par ici, les Poussins !
LA FAISANE
Tu les prends sous ton aile?
Bie, : CHANTECLER.
Ii faut bien... Leur maman est artificielle !
L’ombre de I’Epervier, qui décrit des cercles toujours plus bas, passe une troisiéme fois, plus noire.
rapprochent de moi, maintenant! ek 1
| CHANTECLER. © a rae aig er 0, air ae i apie Petes ee LA FAISANE, Tee eng lene eS 2S if plaielii xs pas Aaa a Be : ys TOUS, dike se Poseeeiad de terreur. Fal) be mG ae Ob ho tet a eS en ae Sigs - GHANTECLER, criant vers le ciel, igae voix éclatante, a eae Sk Sees BS Te. suas dae Se Me Pk:
“paTou. ERD
Il entend ton clairon... t
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LA FAISANE. : Zw
=e" Séloigne.-, 2 L’ombre a passé. ‘
“inl x ‘ TOUS se redressent dans un cri joyeux de délivrance. peeoese ‘Ah! we Rees Et vont en courant reprendre | leur place, pour yoir la fin du Combai ;
PATOU
: Et Von voit se reformer le. Fond f
CHAN TECLER, tressaillant.
Tu dis?
z Il regarde. C’est vrai, le cercle s'est instantanément reformé. Les cous é : sont fendus, les yeux luisent.
me LA FAISANE fs Et maintenant, tous veulent qu’on te tue, t Pour se venger sur tol de la peur qu’ils ont eue!
a - CHANTECLER.
‘ On ne me tuera plus! Je me suis redressé She Quand |’Ennemi de tous dans le ciel a passé! nS Il marche sur le Pile. ©
Et j’ai repris courage en tremblant pour les autres!
LE PILE BLANC, ‘stupéfait d’étre vigoursusement: i Mais ses forces, soudain?.'.
Valent trois fois les vétres! —
Car m’excitant au noir comme au rouge un taureau, J'ai vu trois fois la Nuit dans l’ombre d’un oiseau !
Le Pile Blanc, acculé contre la haie, se prepare a faire usage de ses — , couleaux.