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Chapitre xix

Combien de personnes, de familles ne secourut-il pas ! Que de misères ignorées et bien cruelles trouvèrent en lui un bienfaiteur généreux et discret ! Il prenait soin de l’éducation de la jeunesse, et n’abandonnait pas ceux auxquels il s’était une fois intéressé !

Sa main était toujours ouverte pour venir en aide aux humbles et aux petits; leurs demandes plus ou moins fondées étaient toujours écoutées.

« Heureux celui qui veille sur l’indigent », disent les Livres saints. La Souveraine Miséricorde 11’a-t-elle pas dit encore : « Ce que vous faites aux humbles est fait à moimême » ?

Les plus cruelles douleurs n’altérèrent jamais la bonté de ce prince; lui dont la vie avait été si éprouvée, savait trouver pour consoler les autres de ces paroles qui vont au

cœur et ne s’oublient pas.

L’unique pensée du duc d’Aumale était vraiment le bien de tous ; il en a laissé à la France un magnifique témoignage en lui offrant le royal domaine qui est l’histoire même de la Patrie.

L’oubli est une des lois de ce monde; la mémoire de ce prince subira le sort des plus grandes choses d’ici-bas; l’histoire même où sa place est marquée ne le fera connaître qu’à demi, car elle ne le pénétrera pas. Dès maintenant

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cependant, le pays où il a vécu a prouvé sa reconnaissance en lui élevant une remarquable statue, destinée à perpétuer le souvenir et les traits du royal et dernier seigneur de l’antique domaine qui s’appelle Chantilly.

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