‹ ChantillyChapitre 89 sur 105 · Chapitre xvi · texte numérisé non relu

Chapitre xvi

Sur la demande des princes, on les réintégra à leur ancienne place1 ».

Enfin un asile convenable leur fut offert dans l’église même, parles soins du duc d’Aumale alors en exil. Ils y demeurèrent de 1854 a 1885. En 1854, M. l’abbé Lucien, curé de Chantilly, déposa les cœurs dans un monument sur lequel fut gravée l’inscription suivante :

CONDÆORVM CORDA

QVOS PATRIÆ DECVS ET REGNI SVBSIDÏVM TOTO CELEBRAVIT ORBE FAMA HOC SVB MARMORE

CANTILIACOS INTER SALTVS DILECTOSQVE LOCOS CI VI VM FIDEI CREDITA

QVVM JAM INTRA DOMVM RECIPERE N EQ VI RE T EXVL DEPONENDA CVRAVIT C.ONDÆORVM PIVS HÆRES ET NEPOS HENRICVS AVRELIANENSIS ANN. DOM. MDCCCLII

La nouvelle chapelle du château ayant été bénite2, le duc d’Aumale, accompagné du clergé et du conseil de

1 Papiers de l’église et de la ville.

2 La chapelle fat bénite le 18 septembre 1883 par Monseigneur Dennel, évêque de Beauvais, Noyon et Senlis.

fabrique , se rendit solennellement à l’église, pour y prendre les cœurs des princes et les rapporter dans leur demeure et la sienne, à la place qu’il leur avait préparée avec la volonté formelle qu’ils y reposent à jamais.

Parmi ces restes vénérés, était un souvenir, le plus cher qui fût en ce monde pour le duc d’Aumale, le cœur de son fils aîné, Louis d’Orléans, prince de Condé1. Ce cœur avait été déposé dans le monument de l’église de Chantilly au retour de l’exil en 1876. Le père ne voulut permettre à personne de toucher cette relique précieuse entre toutes ; il la prit dans ses mains et la porta ainsi au monument élevé par sa piété au souvenir des siens.

L’inscription gravée sur le bronze désigne, comme il suit, les noms des princes dont les cœurs sont recueillis dans cet oratoire :

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