‹ Chants armoricains, ou Souvenirs de Basse-BretagneChapitre 15 sur 79 · L'APPEL · texte numérisé non relu

L'APPEL

Ne tarde plus, le jour s'avance , Entends-tu? ton coursier hennit.

La meute gagne la colline , Voilà le cerf, viens , c'est l'instant !

Il fuit. Dans la plaine voisine , Caradeuc , un guerrier t'attend.

Vois Ehyla triste et souffrante, Vois, elle allume le brasier; Elle a pleure' , c'est ton amante , Et tu dors, tu dors, ô guerrier !

A mes accens joins ta prière , Parle au héros , douce Ehyla , Viens , nous soulèverons la pierre :

Ton époux, Caradeuc, est là.

Tfi L'APPEL.

A nos vœux il est insensible, Il aime cet a (freux repos; Il dort encor, ce guerrier si terrible :

Est-ce donc pour toujours que meurent les héros?

lit ïïcynvt.

Partons , amis ! au delà de la rive

Ont combattu nos compagnons ; Ecoutezr-bien ! j'entends leur voix plaintive :

Partons !

Ils sont frappés; voyez, leur sang ruisselé;

Voyez, il rougit les sillons.

Vengeance , amis ! la gloire est avec elle :

Partons !

A moi , Keret, à moi! que ta nacelle

Nous transporte au pied de ces monts.

A moi, Keret! viens, Ur-Maz-Man t'appelle:

Partons!

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Invoquez Tentâtes, et qu'Ësus nous seconde; Qu'il égare la main du nocher éperdu.

A nous, dieux de la rive! à nous, soulevez l'onde! Le vœu du riverain, amis, est entendu.

Voyez sur Plouneour la brume qui s'élève , > La mer tombe et mugit sous les rochers mouvans . Oui , ce jour sera beau pour l'enfant de la grève ; Un vaisseau près du bord lutte contre les vents. *

Sur le récif caché le pilote inhabile A dirigé la proue ; abattez les signaux ,

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