TREUTTEL ET WURTZ, LIBRAIRES
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3 t JUL 1962
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L'auteur , en réunissant quelques traditions recueillies sur les lieux, quelques souvenirs d'un long séjour en Basse-Bretagne, n'a pas eu la prétention de faire un poème et encore moins un ouvrage savant : il a tâché de rendre dans une prose rimée les impressions qu'il y a éprouvées. Plusieurs de ces chants sont une imitation d'anciens récits que répète encore le paysan des collines d'Are , ou le riverain de Pontusval et de Saint-Pol-de-Léon. Il serait inutile de chercher un plan dans un ouvrage qui n'en a pas. Si cette répétition continuelle de chants guerriers fatiguait le lecteur, il doit se rappeler que la guerre était l'occupation ordinaire des
peuples primitifs ; que cet instinct belliqueux est encore celui du Bas-Breton actuel , et l'héritage d'une province qui a fourni à la France tant de bons officiers et de marins intrépides.
«SIS AU mW
armoricains.
%t l\rpos.
Lxpaix est dans ces lieux, ami, qu'y veux-tu faire? Ainsi que le navire enchaîné dans le port, Ici nous languissons ignorés sur la terre ; Pour les cœurs généreux , le repos est la mort.
Vois, la rouille a rongé la pointe de la lance, La poussière a terni l'éclat du bouclier, ' Mon cor sur le lambris garde un morne silence , Et la mousse a couvert les pas de mon coursier.
Mes exploits sont le sang de la biche timide ; Sans dangers je parcours les landes , les forêts \