L'ESPERANCE
Faut-il que le guerrier , quand rien ne peut l'abattre , Soit le jouet d'un souffle vain?
Ah ! pe'rira-t-il sans combattre , Le plus grand des enfans d'Albin?
Oppose à l'ouragan la force de ton ame , toi , l'espoir des nautoniers ; Ne tarde plus, saisis la rame,
Et frappe contre les huniers.
A ces sons redoutes , l'Océan qui menace , Ces flots qui portent la terreur Viendront expier leur audace Et se briser contre ton coeur.
Ils se taisent : déjà l'aile de la mouette, Messagère de leur courroux 9