‹ Chants armoricains, ou Souvenirs de Basse-BretagneChapitre 37 sur 79 · LE PRESAGE · texte numérisé non relu

LE PRESAGE

Ecoute sans frémir tes chants tristes , funèbres, Semblables au cri du mourant?

Je t'entendis ce jour où la mer en furie Trois fois s'élança sur nos champs $

Je t'entendis encor ce jour où la patrie A vu succomber ses enfans.

Et la nuit de douleur, cette nuit où l'abîme Saisit le dernier des héros ;

La veille tu chantais , tu voyais la victime Et tu souriais à ses maux.

Malheur à la colline ! où ta tête repose

La fertilité' disparaît ; Ton aspect odieux a dessèche la rose

Et brûlé l'herbe du bosquet.

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