LES CAPTIFS
Contre tant d'ennemis s'il ne sait nous défendre , Il peut, il peut du moins nous aider à mourir.
Partons. O dieu, tes pas font crier la bruyère ; Doucement : songes-y, leur réveil est la mort ; Songe à la liberté qui nous était si chère , Songe qu'elle est le prix de ce dernier effort.
Paix! un coursier hennit..., cache-toi sous l'ombrage, Ce buisson protecteur nous dérobe à leurs yeux ; Si nous pouvons gagner l'épaisseur du' feuillage. Le péril est passé, nous bénirons les dieux.
Mais je n'entends plus rien... , ils reposent encore j Tout nous seconde , ami j mon cœur est plein d'espoir, Le soleil est éteint, le ciel se décolore, Je vois les premiers feux de l'étoile du soir.