LÀ LUNE
La lune semble se cacher :
Je vois sur sa trace brûlante La verdure se dessécher. '
Le ruisseau tristement murmure ; L'astre s'éteint, le ciel est noir, Et sur l'antique sépulture Le fantôme vient de s'asseoir; Ah ! que son regard est terrible !
Entendez-vous la voix qui fuit?
Il s'éloigne ; tout est paisible , L'qnde se tait, la Mme luit.
Eveillez-vojis/'enfensgde la poussière; Levez-vous tous , veniez tous écoute* $ Pour Pun de nous, voici l'heure dernière !
Éveillegt-vous , l'oiseau vient de chanter.
stom
\ «Je vois sûr sa irate brûlante
La verdure se dessécher.
Les traces jaunes que Ton aperçoit quelquefois sur l'herbe, annoncent qu'un fantôme, un être de l'autre monde a passé K». "
ïU Jbaugtot.
Toutes les nuits, une voix funéraire Se fait, hélas! entendre en ces vallons.
Ne troublez pas l'effroyable mystère , Et sippendez vos jeux et vos chansons.
Cessez, cessez de danser sous l'ombrage , Du jabadeau de presser les détours ; ■ Que le bignou, muet sous le bocage, Ne dise plus la ronde des amours.
Voici l'instant; enfans, faites silence ;
Paix , écoutez... le spectre est près de nous.
Ce bruit sinistre annonce sa présence.
Ciel! un sanglot... Silence... entendez-fous?