‹ Chants armoricains, ou Souvenirs de Basse-BretagneChapitre 50 sur 79 · LÀ LUNE · texte numérisé non relu

LÀ LUNE

La lune semble se cacher :

Je vois sur sa trace brûlante La verdure se dessécher. '

Le ruisseau tristement murmure ; L'astre s'éteint, le ciel est noir, Et sur l'antique sépulture Le fantôme vient de s'asseoir; Ah ! que son regard est terrible !

Entendez-vous la voix qui fuit?

Il s'éloigne ; tout est paisible , L'qnde se tait, la Mme luit.

Eveillez-vojis/'enfensgde la poussière; Levez-vous tous , veniez tous écoute* $ Pour Pun de nous, voici l'heure dernière !

Éveillegt-vous , l'oiseau vient de chanter.

stom

\ «Je vois sûr sa irate brûlante

La verdure se dessécher.

Les traces jaunes que Ton aperçoit quelquefois sur l'herbe, annoncent qu'un fantôme, un être de l'autre monde a passé K». "

ïU Jbaugtot.

Toutes les nuits, une voix funéraire Se fait, hélas! entendre en ces vallons.

Ne troublez pas l'effroyable mystère , Et sippendez vos jeux et vos chansons.

Cessez, cessez de danser sous l'ombrage , Du jabadeau de presser les détours ; ■ Que le bignou, muet sous le bocage, Ne dise plus la ronde des amours.

Voici l'instant; enfans, faites silence ;

Paix , écoutez... le spectre est près de nous.

Ce bruit sinistre annonce sa présence.

Ciel! un sanglot... Silence... entendez-fous?

Page 1