‹ Chants armoricains, ou Souvenirs de Basse-BretagneChapitre 63 sur 79 · LA JOIE · texte numérisé non relu

LA JOIE

A-t.il «XMiee le vaincu 7

En v»i» , appelant ]'e*pmi)6e, II pressera im »viru» ; Sur le rivage est la vengeance.

Chantons !

SKDV18»

« Que le hautbois de Liamore Ne dise que des chants joyeux.

Hautbois ou bombarde. Le hautbois des Bretous esi plus court que celui de dos orchestres, le pavillon est plus large ; ses sons aigus s'entendent à une grande distance.

Liamore» grande pierre. 11 y a une île et plusieurs lieux de ce nom sur la côte de Bretagne.

* Versez , que la coupe pétille Ainsi qu'au teins de nos aïeux.

La sobriété n'est pas la vertu du paysan bas-breton : s'enivrer est pour lui le bonheur suprême ; non seulement

il ne regarde pas l'excès du vin comme un déshonneur, mais il y attache une espèce de gloire. Il croit que le vin est toujours salutaire, et que celui qui en boit le plus se porte le mieux. Un Breton, mourant d'hydropisie, attribuait sa maladie àl'eau que les marchands fripons mettaient dans le vin. 11 ne boit pas en mangeant ; sa nourriture consiste en

bouillie d'avoine , en crêpes et en fare , espèce de pâte de

sarrasin.

Quand il s'enivre , c'est entre ses repas et toujours avec l'intention de s'enivrer ; la liqueur qui lui fera le plus tôt perdre la raison est celte qu'il estimera le plus ; son ivresse n'est ni bruyante ni cruelle ; il restera silencieux et pensif.

Dans quelques vieux châteaux on voit encore une table sur laquelle est un appareil propre à placer une barrique : cette table servait à certaines fêtes de l'année; on posait dessus un tonneau de vin ; tout autour étaient rangées des viandes froides , et le repas n'était fini que lorsque la barrique était vide.

lit iittak**.

Que t'ai-je fait, Dieu protecteur du brave? La douleur enchaîne mes pas j , Je vais mourir ainsi qu'un vil esclave , Loin des guerriers, loin des combats.

Ah ! si du moins une noble blessure Entr'ouvrait pour moi le cercueil,

Tu n'entendrais ni plainte ni* murmure , Et j'embrasserais mon linceuil.

Mais le guerrier, courbe par la souffrance , N'a plus sa force pour appui ;

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