LA CONSOLATION
Ses plaintes, ses soupirs, et jusqu'à son délire, La postérité les redit.
Qui tient la lyre est invincible.
Quels traits pourront percer son sein ?
A ses chants , la flèche invisible Se tourne contre l'assassin.
Craint-il les fers et l'esclavage?
11 soulève les aquilons ; 11 parle, on voit gronder l'orage Et s'élancer les bataillons.
Qui rompt le bouclier est le dieu de la guerre, Nos fils lui dressent des autels ; Qui rompt la lyre , en horreur à la terre, Est l'ennemi des immortels.