‹ Chants armoricains, ou Souvenirs de Basse-BretagneChapitre 72 sur 79 · LE REVEIL · texte numérisé non relu

LE REVEIL

Se* dieux, *e* frères, son ■manie, Et va s'usseoir dan» l'avenir.

Pourquoi cesser de danser sous l'ombrage?

Pourquoi cesser vos chants d'amour?

Célébrez le dernier bean jour, Chantas! j'entends gronder l'orage.

lit ?ijko£.

accourez tous f enfons du Nord !

Frappez , que mon sort s'accomplisse ; Ceitos peut-il craindre la mort?

Ne faut-il pas que le brave périsse?

A vos guerriers, assez long-tems Mon bras fit mordre la poussière :

Ah ! quels remparts assez puissans Les préservaient de ma colère?

Je t'entendais dans les combats , . Ur-Maz-Han , ô cœur invincible î Répéter d'une voix terrible :

Le brave ne périra pas.

i LE HEROS.

Tu t'abusais, tu fléchis sous ma lance, Ton front mesura le sillon; Ton cercueil , aux fils du vallon , Atteste ma vaillance.

guerrier! calme ta douleur!

N'accuse pas le destin d'injustice ;

La mort va frapper le vainqueur, Ne faut-il pus que le brave périsse?

J'ai vu le preux couché sur le coteau :

Son noble sang baignait la terre ,

Et l'étranger, en écartant la pierre ,

A dit : Qu'il n'ait pas de tombeau !

L'esprit d'Ahès, à l'aspect de sa proie, Quittant l'antre de Pontaven,

Lève le front, pousse des cris de joie Gomme à la veille de l'hymen. '

Déjà j'entends sur l'aile de la brise

Le rire affreux du négroman,

J'entends le nain et ses dents qu'il aiguise

Contre la pierre de Terman.

ai.

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