LE REVEIL
Se* dieux, *e* frères, son ■manie, Et va s'usseoir dan» l'avenir.
Pourquoi cesser de danser sous l'ombrage?
Pourquoi cesser vos chants d'amour?
Célébrez le dernier bean jour, Chantas! j'entends gronder l'orage.
lit ?ijko£.
accourez tous f enfons du Nord !
Frappez , que mon sort s'accomplisse ; Ceitos peut-il craindre la mort?
Ne faut-il pas que le brave périsse?
A vos guerriers, assez long-tems Mon bras fit mordre la poussière :
Ah ! quels remparts assez puissans Les préservaient de ma colère?
Je t'entendais dans les combats , . Ur-Maz-Han , ô cœur invincible î Répéter d'une voix terrible :
Le brave ne périra pas.
i LE HEROS.
Tu t'abusais, tu fléchis sous ma lance, Ton front mesura le sillon; Ton cercueil , aux fils du vallon , Atteste ma vaillance.
guerrier! calme ta douleur!
N'accuse pas le destin d'injustice ;
La mort va frapper le vainqueur, Ne faut-il pus que le brave périsse?
J'ai vu le preux couché sur le coteau :
Son noble sang baignait la terre ,
Et l'étranger, en écartant la pierre ,
A dit : Qu'il n'ait pas de tombeau !
L'esprit d'Ahès, à l'aspect de sa proie, Quittant l'antre de Pontaven,
Lève le front, pousse des cris de joie Gomme à la veille de l'hymen. '
Déjà j'entends sur l'aile de la brise
Le rire affreux du négroman,
J'entends le nain et ses dents qu'il aiguise
Contre la pierre de Terman.
ai.