KAMA
que des menaces et pousse' des cris de guerre ; mon
front est sombre , mes jeux sinistres.
« Fille d'Herald, tu vois devant toi celui qui aime.
« M'a-t-on vu, dans les combats, couvrir de mon ombre la retraite du pasteur timide? Non, je l'ai abandonne' au glaive : car je suis Oucomar.
« J'ai brise la harpe du barde, et malgré les plaintes de ramante, j'ai frappé le jeune amant, j'ai foulé aux pieds son cadavre.
« Fille d'Herald, tu vois devant toi celui qui aime.
« Mon casque n'est pas orné d'un panache brillant. Je ne possède rien qui puisse flatter l'orgueil d'une épouse ; je n'ai pas de palais ; la terre est mon lit , mon épée est mon asile. Je ne sais pas faire entendre de chants mélodieux, ni tirer d'une harpe des accords savaus ; Ducomar ignore tout ce qui peut plaire , il ne sait que combattre et répandre la terreur. Malheureuse serait l'épouse du chef cruel : son sort serait de trembler devant lui.
« Fille d'Herald, tu vois devant toi celui qui aime.
« Souvent dans le silence des nuits je me lève , je vais sur la pierre du tombeau ; là , j'appelle le fantôme et je le défie au combat. Quelquefois une lutte hideuse s'engage entre nous. Vains efforts de la des-