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Apprenons au peuple qui prie
Sous son pesant travail courbé
Que du pur sang do la Patrio
Ce sol fécond fut imbibé ;
Que du large sillon qu'il trace
Le sang d’une superbe race
Va faire gormer ses moissons
Dans les champs où naguère encore Résonnait le clairon sonore,
Se promenaient les lourds caissons,
Que nous avons grandi sans cesse
En face d’ennemis hautains ;
Que malgré menace ou promesse Nous accomplirons nos destins ;
Que sur ces bords, tous fils de braves, On nous laissa, dignes épaves
D'une superbe nation,
Pour qu'un jour l'astre de la France, Eteint au midi, brille immense
Du côté du Septentri. |
de TO Alors notre voix solonnelle Pénètrera dans tous les rangs Et notre muse de son aile Touchera les indifférents. Près des progrès de la scionce Le travail de l'intelligence Sera reconnu, respecté.
De leur alliance féconde Surgira pour le Nouvoau- Monde:
Une ère de virilité |
En attondant chantons encore,
En attendant chantons toujours.
Nos chants hâtereront-ils l’aurore
Qui doit précéder cos grands jours ?
N'importe ! ayant fait notre tâche.
Sur l’humble rive où nous attache:
Le désir d’un rève accompli,
A d’autres la gloire rêvée |
Heureux si l’œuvre inachevée:
Sauve notre rom de l’oubli !