‹ Chants canadiens à l'occasion du 24 juin 1880 [microforme]Chapitre 14 sur 14 · TT · texte numérisé non relu

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Apprenons au peuple qui prie

Sous son pesant travail courbé

Que du pur sang do la Patrio

Ce sol fécond fut imbibé ;

Que du large sillon qu'il trace

Le sang d’une superbe race

Va faire gormer ses moissons

Dans les champs où naguère encore Résonnait le clairon sonore,

Se promenaient les lourds caissons,

Que nous avons grandi sans cesse

En face d’ennemis hautains ;

Que malgré menace ou promesse Nous accomplirons nos destins ;

Que sur ces bords, tous fils de braves, On nous laissa, dignes épaves

D'une superbe nation,

Pour qu'un jour l'astre de la France, Eteint au midi, brille immense

Du côté du Septentri. |

de TO Alors notre voix solonnelle Pénètrera dans tous les rangs Et notre muse de son aile Touchera les indifférents. Près des progrès de la scionce Le travail de l'intelligence Sera reconnu, respecté.

De leur alliance féconde Surgira pour le Nouvoau- Monde:

Une ère de virilité |

En attondant chantons encore,

En attendant chantons toujours.

Nos chants hâtereront-ils l’aurore

Qui doit précéder cos grands jours ?

N'importe ! ayant fait notre tâche.

Sur l’humble rive où nous attache:

Le désir d’un rève accompli,

A d’autres la gloire rêvée |

Heureux si l’œuvre inachevée:

Sauve notre rom de l’oubli !

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