Lac Ce
O frères que la Providence Eloigne de nos champs bénis, Dans lo pays de l’abondunce
Vos travaux ne sont pas finis.
Pendant que remplis d'espérance, Des dons que nous légua la France Nous gardons le dépôt sacré,
Que le souvenir du grand fleuve Rayonne, dans les jours d’épreuve, Au fond du cœur de l’émigré !
Un bras plus puissant que les nôtres Vous disporse dans tous les lieux.
Vous êtes les humbles apôtres
De ses décrets mystérieux.
Déjà la Nouvelle-Angleterre
Voit votre foule prolétaire
Emplir ses bruyantes cités
Et cultiver, œuvre durablo,
Sous les yeux d’un peuple coupable, Les champs du Seigneur dévastés !
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Si jamais de race étrangère
On veut vous nommer sans merci Répondez tous d’une voix fière :
La Franco a passé par ici !
Partout on retrouve la trace
Des grands combats de notre race.
Grâce à sos immortols colons, Pour guider plus tard la science, À travers cot ospace immense
La France a planté ses jalons !
Poursuivez l’œuvre séculaire
En peuplant ces champs glorieux, Brisez la ligne imaginaire Qu'ignoraient nos braves aïeux. Pardelà l’étroite frontière,
Au milieu d’une race altière, Continuez lo Canada ;
Qu'’'une conquête pacifique
Nous rende ce coin d'Amérique Dont l’Anglais nous déposséda.
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. On voit un Canadien debout |
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