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Du flanc blessé de la Patrie Coule un sang pur et vigoureux.
Console-toi, terre chérie,
Tes enfants sont encor nombreux.
Dans ce grand jour qui les rassemble Heureuse de trouver ensemble
Tous tes enfants pour les bénir.
Vois cette foule enthousiaste |
Tu n'as pas un temple assez vaste,
O mère, pour la contenir !
Car brisant son berceau fragile, Un jour ton peuple s’est levé, Semblable au grain de l'Evangile,
A l’humble grain de sénevé.
Sur tous les points du Nouveau-Monde, Fruit d’une semence féconde,
Tes enfants se dressent partout ; Pampas, glaciers, pies ou falaises,
Où gisent des tombes françaises
Pour faire germer la semence
De l’éternelle vérité
A travers l’A mérique immense
Sur nous le Seigneur a compté.
Dans ses dosseins incomparables
Il veut de ses œuvres durables
Que vous soyez les fondements
Et qu’au fond des déserts arides Un jour tous ses temples splendides Reposent sur vos ossements |
Heureux de votre noble rôle,
* Nous n’en serons jamais jaloux, Vous au Midi, nous près du Pôle, Avec ardeur travaillons tous.
Ayons même foi, même zèle,
Car c’est la même œuvre immortelle Que Dieu confie aux fils des Francs.
Traversons les plaines fertiles Témoins de nos luttes viriles
Er pacifiques conquérants !
À nos hotes français,
£a France 6e souvient! La France nous envoio
De glorieux enfants. De par delà les mers
Ils viennent sur ces bords partager notre joie Comme autrefvis nos grands revers |
La Franco se souvient que l'arbre séculaire, Secoué par les vents dans des jours malheureux, Vit tomber de son tronc robuste et musculaire Un rameau jeune et vigoureux.
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