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Je viens t’fair’mes a - dieux, ma char-man-te mai-tres - se; Je
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viens t’fair* mes a - dieux, Ma char-man - te mai - très - se.
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Je pars de-main ma - tin, Le cœur plein de cha-grin ; Bell’
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pro- mets moi ton cœur, Je s’rai ton ser - vi - teur.
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(t) À la première auberge.
(Glux).
Mam’ l’hôtess’ qu’est aux fenêtres,
Qui la regarde venir :
— Oh ! c’est un’ flll’ de campagne Qui s’en va dans les dragons.
{Saint- Aubin).
Etes-vous fille de ville — Ou bien bergère des champs ?
Ces variantes sont de :
Christophe Vincent , Asnois , 1814 ; Lazare Vevillechai$ef Glux , 1845 ; ve
(2) Je suis fils de grand' noblesse.
( Varennes).
(3) Ça vous met 1 amour en tête,
Abolit tous les chagrins.
Avec de l’argent pour boire,
Une fille à vot’ dessein.
(Glux).
veuve Bernard , Varennes-les-Nevers, 1810 ; uve Roland , Saint- Aubin-les-F orges, 1815.
CHANSONS ANECDOTIQUES
Je viens t’fair’ mes adieux,
Ma charmante maîtresse,
Je pars demain matin,
Le cœur plein de chagrin ;
Bell’, promets-moi ton cœur (1) Je s’rai ton serviteur.
— Puisque tu vas partir,
Il me prend une envie,
C’est d’aller avec toi,
Au service du roi ;
Car dans ton régiment,
Y a de bons enfants.
— Si tu viens avec moi,
Quitte l’habit de fille,
Quitt’ ton habillement,
Prends celui d'un guerrier ; Nous te ferons placer Dans nos beaux grenadiers.
bis.
bis.
bis.
La belle, sans manquer, Quitte l’habit de fille,
Quitt’ son habillement, Prend celui d’un guerrier.
EU’ s’est bien engagée Dans ces beaux grenadiers.
Tout au bout de sept ans, S’élève un’ grande guerre.
Au milieu du combat,
Elle est blessée au bras.
La belle s’écria :
— Je ne suis pas soldat !
— Si vous n’ét’ pas soldat, Faites nous le connaître.
Découvrez vos blancs seins, Montrez vos blancs appas ; On verra bien par là
Si vous n’ôt' pas soldat.
bis.
bis.
La bell’ se découvrant :
— Regardez-en la preuve.
Un’ flir de vingt-deux ans,
Qui a servi sept ans,
N’a-t-ell’ pas bien gagné L’congé d'son bien aimé ?
( Femme Berger , Arquian, 1867).
Allegretto
DJ
"le viens t’fair’ mesa - dieux, ma char-manie An • gé- H - que ;
viensl’fair’ mes a - dieux, ma char-mante An - gé - li-(jucj
mu
Em - bras-se - moi, mon cœur ; Ne ver - se point de pleurs,
mmm
Ne prendspoint decha-griu, Mon dé part est de - main.
Vot iante :
(1) Conserve-moi ton cœur.
(J. ChctmpcrouXf Saint-Aubin , 1818) «
GrKlUtfc ET C.ARNlSoX
lia
Je viens t'fair’ mes adieux, Ma charmante Angélique, Embrasse-moi, mon cœur, Ne verse point de pleurs.
Ne prends point de chagrin, Mon départ est demain.
— Si tu t’en vas demain,
J’ai une grande envie,
D’y aller avec toi
Au service du roi; (1)
Tu me feras placer Au rang des grenadiers.
— Pour venir avec moi, Quitt’ tes habits de fille.
Prends celui d un garçon, Demain nous partirons.
Je te ferai placer
Au rang des grenadiers.
La bell’ fut bien sept ans Sans qu’on la reconnaisse.
Tout l’mond’ la regardait, Personn’ la connaissait,
Que son fidèle amant Qui la voyait souvent.
b is .
bis.
Tout au bout de sept ans,
Y’ là la guerr’ qui s’élève (2)
La bell’ fut au combat,
Elle est blessée au bras.
EU’ s’en fut déclarer Qu’ell’ n’était pas guerrier.
— Si tu n’es pas guerrier, Montre-nous-en les preuves.
Montre-nous tes blancs seins,
Tes brillantes couleurs.
Nous n’somm’ pas médecins, Mais nous y verrons bien.
— Puisque vous le voulez, Yoyez-en donc les preuves.
Les voilà, mes blancs seins.
Mes brillantes couleurs.
Le voyez-vous, messieurs,
Je ne suis point menteur.
— Si tu n’es point menteur,
Mont’ là-haut dans ma chambre. 1 Tiens, voilà six cents francs Pour toi et ton amant.
Allez, mes amoureux, Mariez-vous tous deux.
{Pierre Hisquin, Dompierre sur Nièvre, 1831
bis.
bis.
bis
bis.
bis.
! bis.
Variantes :
(1) Dedans ces beaux endroits.
[Veuve Guyot , Vandcnesse, 1840).
Dans ces jolis endroits.
(P. Bernard, Prémery, 183.).
(2) Voilà grand bruit de guerre.
( Vandenesse ) .
On l’emmène en bataille.
( Veuve Jeannet , Arbourse, 1835).
Au premier coup d’combat On lui cassa le bras.