‹ Chants & chansons populairesChapitre 24 sur 88 · C’ÉTAIT UNE FILEE GENTILLE · texte numérisé non relu

C’ÉTAIT UNE FILEE GENTILLE

Allegro moderato

' Vou-lant se

mf C'é - lait u - ne fil - le gen - til - le,

ma - ri - er en vil - le. Un gar - çon s’est pré-sen-

dolce „

pP — P —

té, Mais son pèr’ l’a re - fu - sé : Ma lille est en - cor trop jeu

( /aiment

net

te, Pon - pa - ta - pon, La -dé- ri - de - ra pon-

CHANSONS A N CCDOTIQ U CS

C’était une fille gentille (1) Voulant se marier en ville.

Un garçon s’est présenté.

Mais son pèr’ l’a refusé :

Ma fille est encor trop jeunette, Fon pa lapon Ladéndera poupon.

Voilà la bell’ tout en colère.

S’en va trouver son capitaine :

— Bien l’bonjour, mon capitain’ .l’viens ici pour m’engager,

Car j’aime le bruit de la guerre, Pou patapon , etc.

Le capitaine la regarde :

— Mon ami, tu n’as pas de barbe.

Dedans notre régiment,

Il ne faut qu’des bons enfants,

Mais ne faut pas de barbes fines.

P on pcitapon y etc.

— Ah ! quoique j’aie la barbe fine, Je n’ai donc pas un’ bonne mine ?

Qu’on me mette sabre en main, Qu’on m’amèn’ quatre Autrichiens, Je les passe au fil de mon sabre !

Pon patapon y etc.

Mais à la première campagne,

La bell’ fut blessée en AU’magne.

On a bien vu à c’point-là (2)

Que c’n’était pas un soldat,

Que ce n’était qu’une fillette.

Pon patapon y etc.

(Jacques Magnand. Martin y 1812).

Variantes :

(1) C’était une jeune fillette

Qui avait pris l'amour en tête.

A son père a demandé Congé pour se marier.

— Ah ! tu os encor trop jeunette.

(2) Le chirurgien pour la soigner :

— Oh ! ce n’est pas un guerrier,

Ce n’est qu’une jeune pucelle.

Anne Boizoty veuve Bernard , Varcnncslcs-Ncver$, 1810).

guerre et garnison

La Fille de Besançon

,fÜ^.

C’est un - e

ft

OU’ de Be - san • çon Qui s’est ha-

1'* fois v

foi* fois

zat m.

hr- -

bil - lée en gar - çon C'est u - ne çon

El - le s’ha-

biir en mi - li

li=

tai - re, C’est pour ser - vir la na - ti -

h ft— *-

on. Dans son che - min a fait ren - con- tic D un ca - pi-

tain’ d’en ga- ge - rnent(l).

C’est une fill’ de Besançon (2)

Qui s’est habillée en garçon.

Elle s’habill’ en militaire,

C’est pour servir la nation.

Dans son chemin a fait rencontre D’un capitain’ d’engagement.

L’engagement ne fut point fait : | ^

— Allons-nous-en au cabaret. i

Buvons, buvons, cher camarade,

Buvons, buvons de ce bon vin.

Ne pensons plus à la misère,

Abolissons tous nos chagrins !

Variantes :

i; Cf. l'air noie page 299 du 1er volume.

(2) Ce sont trois filles...

(Veuve Renault , Bcaumont-la-Ferrièrc,

J’vous apprendrai une chanson,

C’est de trois fill’ de Besançon.

(. Annette Paradis, Saint-Gratien , 1818)

Qui a composé la chanson ?

Ce sont les fill’ de Besançon.

(Jacques Senotier , Chantenay , 1800).

CHANSONS AN Et : DOTIQ U ES

Quand ce fut au milieu du r’pas : )

— Camarad’, vous ne buvez pas. \

— Oh ! non, jamais, je ne bois guère ; Pour du vin, il ne m’en faut pas.

J’en ai assez d’un demi-verre

A tout chacun de mes repas.

Tout en sortant du cabaret (1)

Eli’ trouv’ son pèr’ qui la cherchait : — Te voilà donc, mauvaise fille î Te voilà donc dedans ce lieu !

Tu as perdu l’obéissance,

Tu ne penses donc plus à Dieu ?

bis .

— Mon cher papa, qui vous a dit Que j’étais ici aujourd’hui ?

— Hélas ! Grand Dieu ! Ta chère mère, Rien ne peut la reconsoler ;

Et puis ta sœur, ton petit frère,

Ils ne font rien que de pleurer.

bis .

— Mon cher papa, r’tournez-vous-en, Reconsolez tous mes parents (2)

J’ai un’ petit’ campagne à faire Avec tous ces jeunes dragons.

Dans un moment je monte à ch’val, Tout aussitôt nous partirons. (3)

bis.

Tous les gendarm’ la regardaient, Les uns, les autr’ iis se disaient :

— Nous lui ferons fair’ la conduite Par les flùt’ et par les hautbois.

Hélas ! Grand Dieu ! La joli’ fille Qui va servir cinq ans le roi.

bis .

(Anne Boizot, veuve Bernard, Varennes-les-Nevers , 1810).

Y aria) îles :

(1) Et quand ça vint pour le souper, Son père vint pour la chercher.

Reconsolez ma chèr1 maman.

(2) J’ai mon cheval à l’écurie.

Sellé, bridé, prêt à partir ;

J’ai un petit voyage à faire,

11 faut que je f fasse aujourd’hui.

(3) Je vais jouer de l’éperon.

(Annette Paradis).

GUERRE ET GARNISON

La Fille d'une riche maison

Allegretto

C’est u - ne jeu - ne fil - le D’u - ne ri - che mai-

pour se dé - gui - ser. Pour al - 1er dans laFlan-dre Re-

Page 1