C’ÉTAIT UNE FILEE GENTILLE
Allegro moderato
' Vou-lant se
mf C'é - lait u - ne fil - le gen - til - le,
ma - ri - er en vil - le. Un gar - çon s’est pré-sen-
dolce „
pP — P —
té, Mais son pèr’ l’a re - fu - sé : Ma lille est en - cor trop jeu
( /aiment
net
te, Pon - pa - ta - pon, La -dé- ri - de - ra pon-
CHANSONS A N CCDOTIQ U CS
C’était une fille gentille (1) Voulant se marier en ville.
Un garçon s’est présenté.
Mais son pèr’ l’a refusé :
Ma fille est encor trop jeunette, Fon pa lapon Ladéndera poupon.
Voilà la bell’ tout en colère.
S’en va trouver son capitaine :
— Bien l’bonjour, mon capitain’ .l’viens ici pour m’engager,
Car j’aime le bruit de la guerre, Pou patapon , etc.
Le capitaine la regarde :
— Mon ami, tu n’as pas de barbe.
Dedans notre régiment,
Il ne faut qu’des bons enfants,
Mais ne faut pas de barbes fines.
P on pcitapon y etc.
— Ah ! quoique j’aie la barbe fine, Je n’ai donc pas un’ bonne mine ?
Qu’on me mette sabre en main, Qu’on m’amèn’ quatre Autrichiens, Je les passe au fil de mon sabre !
Pon patapon y etc.
Mais à la première campagne,
La bell’ fut blessée en AU’magne.
On a bien vu à c’point-là (2)
Que c’n’était pas un soldat,
Que ce n’était qu’une fillette.
Pon patapon y etc.
(Jacques Magnand. Martin y 1812).
Variantes :
(1) C’était une jeune fillette
Qui avait pris l'amour en tête.
A son père a demandé Congé pour se marier.
— Ah ! tu os encor trop jeunette.
(2) Le chirurgien pour la soigner :
— Oh ! ce n’est pas un guerrier,
Ce n’est qu’une jeune pucelle.
Anne Boizoty veuve Bernard , Varcnncslcs-Ncver$, 1810).
guerre et garnison
La Fille de Besançon
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OU’ de Be - san • çon Qui s’est ha-
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bil - lée en gar - çon C'est u - ne çon
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tai - re, C’est pour ser - vir la na - ti -
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on. Dans son che - min a fait ren - con- tic D un ca - pi-
tain’ d’en ga- ge - rnent(l).
C’est une fill’ de Besançon (2)
Qui s’est habillée en garçon.
Elle s’habill’ en militaire,
C’est pour servir la nation.
Dans son chemin a fait rencontre D’un capitain’ d’engagement.
L’engagement ne fut point fait : | ^
— Allons-nous-en au cabaret. i
Buvons, buvons, cher camarade,
Buvons, buvons de ce bon vin.
Ne pensons plus à la misère,
Abolissons tous nos chagrins !
Variantes :
i; Cf. l'air noie page 299 du 1er volume.
(2) Ce sont trois filles...
(Veuve Renault , Bcaumont-la-Ferrièrc,
J’vous apprendrai une chanson,
C’est de trois fill’ de Besançon.
(. Annette Paradis, Saint-Gratien , 1818)
Qui a composé la chanson ?
Ce sont les fill’ de Besançon.
(Jacques Senotier , Chantenay , 1800).
CHANSONS AN Et : DOTIQ U ES
Quand ce fut au milieu du r’pas : )
— Camarad’, vous ne buvez pas. \
— Oh ! non, jamais, je ne bois guère ; Pour du vin, il ne m’en faut pas.
J’en ai assez d’un demi-verre
A tout chacun de mes repas.
Tout en sortant du cabaret (1)
Eli’ trouv’ son pèr’ qui la cherchait : — Te voilà donc, mauvaise fille î Te voilà donc dedans ce lieu !
Tu as perdu l’obéissance,
Tu ne penses donc plus à Dieu ?
bis .
— Mon cher papa, qui vous a dit Que j’étais ici aujourd’hui ?
— Hélas ! Grand Dieu ! Ta chère mère, Rien ne peut la reconsoler ;
Et puis ta sœur, ton petit frère,
Ils ne font rien que de pleurer.
bis .
— Mon cher papa, r’tournez-vous-en, Reconsolez tous mes parents (2)
J’ai un’ petit’ campagne à faire Avec tous ces jeunes dragons.
Dans un moment je monte à ch’val, Tout aussitôt nous partirons. (3)
bis.
Tous les gendarm’ la regardaient, Les uns, les autr’ iis se disaient :
— Nous lui ferons fair’ la conduite Par les flùt’ et par les hautbois.
Hélas ! Grand Dieu ! La joli’ fille Qui va servir cinq ans le roi.
bis .
(Anne Boizot, veuve Bernard, Varennes-les-Nevers , 1810).
Y aria) îles :
(1) Et quand ça vint pour le souper, Son père vint pour la chercher.
Reconsolez ma chèr1 maman.
(2) J’ai mon cheval à l’écurie.
Sellé, bridé, prêt à partir ;
J’ai un petit voyage à faire,
11 faut que je f fasse aujourd’hui.
(3) Je vais jouer de l’éperon.
(Annette Paradis).
GUERRE ET GARNISON
La Fille d'une riche maison
Allegretto
C’est u - ne jeu - ne fil - le D’u - ne ri - che mai-
pour se dé - gui - ser. Pour al - 1er dans laFlan-dre Re-