‹ Chants & chansons populairesChapitre 25 sur 88 · IJ · texte numérisé non relu

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joindr’son bien ai -

mé.

C’est une jeune fille j .

D’une riche maison. (

Prend l’habit d’un jeune homme,

C’est pour se déguiser,

Pour aller dans la Flandre

Rejoindr’ son bien aimé.

La belle lui répond :

— Je servirai quand même.

Je suis encore jeune,

Je n’ai que dix-huit ans ;

Je port’rai la moustache

Dans votre régiment..

La bell’ point arrivée

Le trouve en sentinelle,

Le trouve en sentinelle

Devant un officier.

Lui a dit : Camarade, Montrez-moi le quartier.

| bis.

— Montez dedans ma chambre Pour votre engagement.

Apportez l’écritoire,

Un’ feuille de papier blanc,

Une plume et de l’encre.

J’vous compt’rai de l’argent.

Le soldat lui demande :

— D’quel pays êtes-vous ?

Que lui répond la belle :

— Je suis de Besancon.

— Et moi, j’en suis de même, Lui répond son mignon.

| b is .

Au bout de six semaines,

La bell’ tomba malade.

Un grand mal(c) de tête,

Un grand mal d’estomac,

Un’ grande maladie

Qu’a bien duré neuf mois.

Le capitain’ lui dit,

La voyant si hardie :

— Vous ét’ encor bien jeune Pour notre garnison ;

Vous n’avez pas de barbe

Par dessous le menton.

| bis.

Tout au bout de neuf mois,

La belle est accouchée.

La belle est accouchée

D’un garçon tout à point,

Et c’est le roi de France

Qui en fut le parrain.

CHANSONS ANECDOTIQUES

Le roi fut le parrain, j

On en fit grande fête. )

A l’enfant, à la mère,

Il a bien fait présent De cinq cents, mille livres,

Pour la mère et l’enfant.

(Pierre Bobin , Saint-Malo, 181 4).

Le Soldat La Douceur

Allegretto avec suffisance.

Je me nomm’ La Dou-ceur,

Lors-que

je suis a

r. Efe < i

El

—ri — 1

temps, J’ai fait voir ma vail- lance A tous ces

mands.

Je me nomm’ La Douceur, Lorsque je suis à table ;

Mon nom est La Terreur,

Quand je combats en brave. (1) Dans les troupes de France,

Où j’ai servi longtemps (2)

J’ai fait voir ma vaillance A tous ces Allemands.

Au sièg’ de Talibor (?) (3) J’étais bien dans les peines, Dans l’eau jusqu’aux genoux, J’croyais d’y perdre haleine.

Me survient une enflure,

En danger d’en mourir.

La plaisante aventure,

Si j’en pouvais guérir 1

(1) Je combats comme un diable.

(2) Où j’ai servi seize ans.

Variante :

(3) C'esl au sièg* de Gazet (?)

Où j’ai pris tant de peine, Dedans l’eau jusqu’aux reins, Tout près de perdre baleine,

GUERRE ET GARNISON

Un de nos grenadiers (1) D’une joie sans pareille,

Dit à nos officiers :

— Apprenez la nouvelle,

La Douceur dans sa chambre Accouché d’un garçon !

Rions de son enflure Dans tout’ la garnison.

Apprêtez les hautbois,

Les fifr’ et les trompettes, Tambours et violons,

Aussi les clarinettes.

Que l’on prenne les armes, Pour qu’on lui fasse honneur, A ce petit gendarme,

Le fils de La Douceur !

Le commandant du roi, Sa fille fut marraine.

On d’manda pour parrain Le maréchal Turenne.

L’commandant général De quatre bataillons A fait prendre les armes A tout’ sa garnison.

(. Louise Gueullet, femme Gueullet, Bitry , 1827).

Nanon devenue Officier

.4 llegretto moderato.

A - dieu, in a Na-non, pourdebon, Je m’en vas donc prendre les

ar - mes. Puis-qu’à la loi faut o - bé - ir, 0 ma Na¬

fv— fv — fv - 1

non, je te quit- teaujour-d’hui. Sois moi fi-dèleen nos a-

mours, O nia Na - non. a - dieu jus-qu’au re - tour !

(1) Le siège était fini,

Nous entrons dans la ville...

Le mal d’enfant l’a pris,

Eli’ se déclara fille.

Elle accoucha sans doute D’un fort joli garçon,

Qui fut nommé gendarme |)e tout’ la garnison*

Variante :

Que I on fasse apprêter,

Pour le jour du baptême,

Les fifres, les hautbois,

Les tambours, les musettes !

( Pierrette Coquillon , femme Guillaume , Planchez , 1S09\

CHANSONS ANECDOTIQUES

Adieu, ma Nation, pour de bon Je m’en vas donc prendre les armes.

Puisqu’à la loi faut obéir,

O ma Nanon, je te quitte aujourd’hui.

Sois-moi fidèle en nos amours,

O ma Nanon, adieu jusqu’au retour !

Quand la Nanon eut vu cela (1)

Eli’ s’en fut joindr’ le capitaine.

Elle a pris l’habit d’un dragon,

Elle tirait de bons coups d;espadon...

La nouvelle arrive aussitôt

Qu’il faut partir pour aller à Bordeaux.

EU’ ne fut point au régiment,

Qu’elle montait de grade en grade.

De simpl’ soldat passa sergent,

Puis de sergent est passé’ lieutenant,

De lieutenant vient commandant (2)

Voilà la bell’ chef dans le régiment.

Passant la r’vue, au premier rang,

Aperçut celui qu’son cœur aime :

— Ecoute ici, joli dragon,

Quitte un instant ton joli bataillon,

Ecoute ici, quitte les rangs,

Nous parlerons tous les deux un moment.

Quand le dragon fut approché (3)

Lui dit : — Va-t-en à la caserne,

Porte ton sabre et ton fusil,

Ton ceinturon et ta giberne aussi,

Et reviens vite, promptement.

Nous irons boire un’ chopin’ de vin blanc.

(1) Quand cil* vit son amant parti,

EU’ prend *es habits d'un jeune homme, Prends les habits d'un jeune guerrier, S’en va en gucrr’, c’est pour servir le roi. Elle jouait de bons coups d’éperon.

Qu’il faut aller débarquer à Bordeaux.

(Louise Malvy , veuve Martin, Saint- Malo, 1817).

(2) ...est venu officier.

Voilà la belle chef dans le quartier.

(Saint-Malo).

(3) — Oui, monsieur, je vous parlerai, Mais ça n’est point ici la mode.

— Quitte ton sabre...

[G Thomas , Prcmery , 180.).

— Ah ! dis-moi donc, jeune soldat (1) N’aurais-tu pas une maîtresse ?

— Oh ! oui j’en ai une au pays,

Que j’ai quittée voilà six ans et d’mi.

Sitôt que j’aurai mon congé,

Oh ! oui, ma Nanon je l’épouserai.

— Fais attention, mon bon ami,

C’est à ta Nanon que tu parles :

Puisque tu es si bon enfant,

Nous servirons dans le mém’ régiment. Puisque tu es si bon ami,

Oui, nous serons camarades de lit.

Au bout de neuf mois tout au plus,

Le commandant se trouve en couches.

Tous les soldats s’mett’ à crier :

— Ah ! nous avons l’commandantd’accouché! Tous les soldats du régiment :

— Le commandant vient de faire un enfant! (2)

(. Edme Saujot, Donz-y, 1802).

Variantes :

(1) Tout en buvant ce bon vin blanc.

(Saint-Malo).

Cher camarade, dis-moi donc.

( Prémery ).

Si tu en as, va la chercher,

Et tous les deux nous l’allons caresser ;

Si tu en as, amèn’ la donc

Et tous les deux nous la caresserons.

— Oh ! ma Nanon n’est pas ici,

Elle est au pays, chez son père.

Je l’ai laissée dans mon pays...

(Fr. Beaume , Mont igny -aux- Amognes,

(2) Nous ferons baptiser l’enfant Au nom de la République.

Nous donnerons à sa maman

Ce que son cœur aime voilà longtemps.

Nous donnerons à sa maman

Ce que son cœur aime depuis sept ans.

(Prémery, Saint-Malo ).

i 26 c H A N SOS' S AN E( : t>OTI Q V fcS

Celle qui s’engage pour se venger

CHANTONS TOUS LA GLOIRE ET L’HONNEUR Moderato.

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Clian-lons tous la gloire et Phon-neur D’u -ne til-

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