‹ Chants & chansons populairesChapitre 30 sur 88 · Z î m - - - — Al · texte numérisé non relu

Z î m - - - — Al

m 9jl

mant, Toi qui re - viens de guer - re, As - lu vu mon a-

mant ?

Rossi gnolet sauvage,

Rossignolet charmant,

Toi qui reviens de guerre, (1)

As-tu vu mon amant ?

— Ton amant, ma brunette,

Il est au régiment,

Il est toujours en tête,

Toujours au premier rang

— Si j’avais des pistoles,

Je ferais mon paquet.

Je m'en irais rejoindre (2)

Mon très cher bien-aimé.

Je n’en ai point, sans doute,

Il faut rester ici,

Mon cœur plein de tendresse,

Il faut mourir d’ennui.

{Marie

Au bout de la quinzaine,

Le galant revenu,

Passant devant sa porte,

EU’ l’a bien reconnu.

— Venez donc voir, ma mère, (3) Venez donc voir ici.

En voilà un qui passe,

Ressemble mon ami.

— Si j’avais su, la belle,

Que tu m’aurais connu,

J’aurais passé par Nantes,

Jamais tu n’m’aurais vu.

— Voilà donc tes promesses, Depuis dix ans passés !

Ingrat, tu me délaisses :

Dis-moi donc le pourquoi.

Lebrun , femme Martin, Alligny , 1852).

Variantes :

(1) Toi qui reviens des troupes,

{Charles Dumont , Sain t-Verain, 181 4.)

Toi qui vas bien en guerre.

( Veuve Ch a mperoux , C u ffy , 1810).

(2) J’irais de ville en ville, Pçut-êtr’ le trouverais.

(3) Elle appelle sa mère.

(Cuffy).

[Cuffy).

Une variante sonde les six premiers couplets de la version A avec les quatre derniers de la version C, par ce couplet intermédiaire :

Oh ! il lui dit : la belle,

Rentourne-toi chez toi ;

Quand j’aurai mon congé,

J’irai pour t’épouser.

Au bout de la quinzaine, etc.

{Marguerite Bertrand , veuve La franchise , Chaulgnes , 1810).

CHANSONS ANECDOTIQUES

Moderato

mm

A - dieu donc, ma

temps ; Je m’en vais dans la

plus ten-dre! Ce n’est pas pour long-

guer - re, Ce n’est que pour sept

ans.

Adieu donc, ma plus tendre !

Ce n’est pas pour longtemps.

Je m’en vais dans la guerre,

Ce n’est que pour sept ans.

— Sept ans, comment donc faire, Loin de toi pour sept ans !

Pour un amant qu’on aime,

Sept ans c’est bien longtemps.

— Oh ! oui, oh ! oui, ma fille, C’est lui qu’est revenu.

Appelle-le bien vite,

Il ne te r’connaît plus.

— Ecoute ici, volage !

Ne me r’connais-tu pas ?

Depuis longtemps que j’ porte Ton enfant sur les bras.

Au bout de sept années, L’amant est revenu.

Passant devant sa porte, Eli’ l’a bien reconnu.

Je m’en fus dans Lisbonne M’asseoir sur le gazon.

Celui que mon cœur aime Y est en garnison.

Elle appelle sa mère :

— Ma mèr’, venez ici,

En voilà un qui passe,

Je crois qu’c’est mon ami.

— Oh ! lève-toi, la belle, Lèv’-toi, car il est jour.

Voilà six heur’ qui sonnent, C’est temps de fair’ l’amour.

(Marie Gobillot , femme Mouloise , Gre?iois, 1852),

La Jolie Jeanne

Allegro moderato .

te

Ce sont trois gar - çons

drô-les,

guerre ils s’en y vont. Le plus jeu - ne des

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