‹ Chants & chansons populairesChapitre 31 sur 88 · W II · texte numérisé non relu

W II

Jeann’ Dans son pe - tit mé -

na - ge.

GUERRE ET GARNISON

Ce sont trois garçons bons drôles, (1) )

A la guerre ils s’en y vont. ) üls

Le plus jeune des trois Dit à ses camarades :

— Allons donc voir la Jeann’ (2)

Dans son petit ménage.

— Bonjour, Jeann’, ma jolie Jeann’, j C’est demain que nous partons. (3) j ÜIS Nous partons le sam’di,

Jeanne, ma jolie Jeanne,

Nous partons le sam’di,

Nous reviendrons l’dimanche.

Mais le dimanche se passe,

Le lundi, l’mardi aussi.

Regarde par sa fenêtre.

Elle ne voit rien venir.

Prend son enfant sur son bras Et son petit bagage,

Et la voilà partie,

Parti’ d’ville en village.

Quand ell’ fut sur la montagne (4) Au milieu du grand chemin,

EU’ posa son enfant Qu’était beau comme un ange, Criant : Vierge Marie,

Quel chemin faut-il prendre ?

bis .

Variantes :

(1) Nous sommes trois garçons bons drôles, Tous les trois sont pour partir.

[Planchez).

Dans la ville de Bayonne Y a trois jolis garçons.

[Saint-Franchy, Fours).

Buvons donc, chers camarades,

C’est demain que nous partons.

[La Collancelle) .

(2) Faut que j’aill’ voir ma Jeanne.

[La Celle).

(3) Nous partons demain l’matin.

(. Bulcy ).

(4) Quand ell’ fut desur la route.

EU’ regarde son enfant Qui dormait comme un ange ;

En demandant à Dieu.

(Planchez).

Se recommande aux anges.

[Saint-Franchy).

Le recommande aux anges.

(Fours),

CHANSONS ANECDOTIQUES

— Le chemin de La Rochelle Ou celui de mon pays ?...

Prend son enfant sur son bras (1)

Et son petit bagage,

Et la voilà partie

Tout droit au corps de garde.

— Te voilà donc là, bon drôle,

Ah ! moi qui t’ai tant cherché !

J’ai bien fait cinq cents lieues, Même autant dire mille,

Mon enfant sur les bras ;

Comment donc fair’ pour vivre ? (2)

bis .

bis .

11 chercha dans sa pochette,

En tira son mouchoir blanc. (3) C’est pour essuyer les larmes De la mère et de l’enfant.

Disant : Rentourne-toi,

Dans ton petit village (4)

Je n’ai pas besoin d’enfant, Encor bien moins de femme !. .

Et vous toutes, jeunes filles, Qui êtes à marier (5)

Ne prenez pas de ces drôles Qui s’engagent dans l’armée.

Pour moi j’en ai pris un Qui a le cœur volage,

11 m’a bien délaissée Dans mon petit ménage.

(Marie Musset, femme Petit , Arbourse, 1827).

*(1) EU’ s’en y va tout droit Devant le corps de garde ;

Y trouva son amant Dans la demi-brigade.

(Planchez).

Qu’il y jouait aux cartes.

(Fours).

(2) Qui fait la triste mine.

(Fours).

Ces variantes sont de :

(3) ... son mouchoir bleu,

C’est pour essuyer les larmes Qui lui coulent de ses yeux.

(Planchez).

(4) Jeanne, ma jolie Jeanne,

Je n’ai qu’fair’ d’un enfant.

(5) Ne faites pas comme moi.

(Saint- Francliy).

Pierrette Coquillon , femme Guillaume , Planchez , 1800 ; veuve Luthrreau , Saint -Fr anchy, 1837 ; Gabrielle Boy , femme Valet , Fours , 1808; Catherine Mercier , La Celle-sur-Nièvre , 184. ; Charles Gagncpain , Bulcy , 1820 ; Catherine Margucrot, La Collancelle , 1804.

Celle qui part avec son Grenadier

Allegro .

tai - ne, Tout au bord d’u - ne fon - tai - ne.

J’ai bien passé cinq à six mois (1) Dedans la vill’ de Nantes.

J’étais heureux comme un bourgeois, J’avais ma mie auprès de moi,

Tout au bord d’une fontaine, (bis)

Un jour, la bell’ s’en est allée (2)

Au devant de sa mère :

— Ma mèr’, donnez-moi mon amant, Je l’aimerai si tendrement Qu’vous avez aimé mon père, (bis)

Variantes :

(1) J’ai bien resté cinq à six ans Dedans la ville de Rennes,

J’étais content autant qu’un roi.

(Mûri in).

C'est par un soir, me promenant Le Ion" de la rivière.

(Dômes).

(2; Etant assise au bord de l’eau,

J’ai vu venir ma mère.

— Hélas ! maman, j’aime un amant, Je veux l’aimer...

(Arthel).

— Mariez-moi, ma bonn’ maman, Avec ce chasseur de guerre.

( Murlin ).

GÜERfcE ET GARNISON

— Hélas ! ma fille, à quoi pens’-tu D’aimer ce militaire ?

Nous qui n’avons que toi d’enfant,

Nous te marierons richement,

Tu seras grosse fermière, (bis) (1)

— Gross’ fermièr’ ne m’appartient pas, (2)

N’importe vot’ fortune !

J’aime bien mieux mon cœur placer (3)

Avec mon joli grenadier,

Que toutes vos grand’ richesses (bis)

— Eh bien ! ma filF, nous écrirons (4)

Au gouverneur de guerre.

Nous verrons ce qu’il enverra ;

Peut-ôtr’ que tu l’épouseras Ton joli p’tit militaire, (bis)

Le gouverneur a renvoyé Une triste nouvelle.

La guerre est déclarée partout,

Les grenadiers partiront tous...

Adieu donc, filles de Nantes ! (bis)

— Entendez-vous, ma chèr’ maman,

La trompette guerrière ? (5)

Mon grenadier marche devant,

Et moi, j’irai tout en suivant... (G)

Adieu donc, chers père et mère ! (bis)

(Justine Poirier , femme Berger , Arquian , 1867).

Variantes :

(1) Tu seras notre héritière.

(Dômes).

Nous te ferons millionnaire.

(Murlin)

(2) De vos grandeurs je m’soucic pas,

Non plus de vos richesses.

(3) J’aime bien mieux mon p’tit chasseur Qui est gravé dedans mon cœur.

(Murlin).

(4) Eh bien ! ma Fdle, si c'en est tant.

(Murlin).

Ces variantes sont de : Jacques Bougelot, Murlin , 184.; A. Bliny Dômes , 1817 ; François Boumier, Arthel, 184. ;

Dans diverses versions , le héros n'est plus un soldat , et il n'est plus question du départ de la jeune amoureuse :

C'est une fille de quinze ans S’en va trouver sa mère.

... puisque tu veux.

(Dômes).

Ce que l’gouverneur renverra,

Ma petit’ fille, tu l’épouseras.

(Arthel).

(5) La trompette qui sonne.

(Dômes).

(6) Moi je serai à son suivant,

Je serai cantinière.

(Murlin).

— Hélas I ma filF que dis-tu là ?

C’est un piocheur de terre.

Les terrassiers partiront tous :

Adieu, belle maîtresse !

(Joséphine Coltinot , Saint-Léger-de-Fougeret , 1871),

CHANSONS ANECdOflOlfËS

A tlegro moderato.

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J’ai bien res -té cinq à six ans De - dans la vill’ de

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nés. J’é - tais con-tenl au - tant qu’un roi, J’a-vais ma mie

J’étais content autant qu’un roi,

J’avais ma mie avecque moi,

Tout le long de la rivière.

(François Roumier , Arlltel, 184.).

L’Amoureuse du Voltigeur

Moderato

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Le vol - ti-geurque j’ai - me, Grand Dieu! le

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