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Et les cbe - veux fri - ses Tout au -tour de la tê - te;
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C'est le plus bel en - fant De tout le ré - gi - ment.
GUfcKRÈ Et GARNISON
Le voltigeur que j’aime (1)
| bis.
EU’ quitt’ l’habit de fille,
Grand Dieu ! le bel enfant !
Prend celui d’un guerrier.
Il porte la moustache
S’en va droit à la ville,
Et les cheveux frisés
Au premier cabaret .
Tout autour de la tète ;
Elle y a fait rencontre
C’est le plus bel enfant
De ce beau voltigeur
De tout le régiment.
Qui a charmé son cœur.
— A quoi pens’-tu, ma fille (2)
| bis .
— Voltigeur, prends tes armes
D’aimer un voltigeur ?
Et viens avecque moi.
C’est un enfant de troupe,
Nous irons sous un arbre,
Il te fera marcher
Nous tirerons tous deux,
Tout le long de la route ;
Nous tirerons au sabre ;
Il te fera marcher
Si tu me bless’ au cœur,
Pour aller à l’armée.
Tu seras mon vainqueur.
— Je ne crains pas la marche
| bis.
Au premier coup de sabre (4)
Avec mon voltigeur.
La belle fut blessée.
Il aura une gourde
EU’ tombe au pied de l’arbre,
Pendue à son côté (3)
Sans plus se relever.
J’en boirai quelques gouttes,
Voilà la belle morte,
Ça m’fera oublier
Et c’est son voltigeur
La peine de marcher.
Qui est bien le vainqueur !
(Et. Demoul-im , Corancy, 1827).
Variantes :
(1) J'aperçois sous un arbre Bean grenadier charmant.
Que la mine m'en charme !
Donnez-le moi. maman,
Ou bien je fais tapage ;
C’est le meilleur enfant
De tout le régiment.
(Ant. Foucauld , Mesves , 1815),
(Ph. Berlier t Saint- Sulpice, 1801).
(2) Que feras-tu, ma fille,
Avec ton grenadier ?
(3; Pendue à son briquet.
(Bertier).
(4) Là-bas, dessous ces arbres, (
En étant arrivés, I)
La belle tomba en garde ;
Tout d’suite elle est blessée,
La belle est tombée morte.
(Bertier),
(Bertier).
Moderato
Mon pauvre a - mant, sol-dat in - for - tu - né, Par le con-
seil vient d’ê-tre con-dam-né. C’est pour un coup qu’un jour il a por¬
té Au lieu - te - nant qui m’a-vait in - sul - té’. J’en de- viens
r-Orfr — ~ . i
De tour ment et d’en - nui. Il se dé - so - le
Et moi je pleure i
Mon pauvre amant, soldat infortuné,
Par le conseil vient d’être condamné.
C’est pour un coup qu’un jour il a porté Au lieutenant qui m’avait insulté’.
J’en deviens folle De tourment et d’ennui Il se désole Et moi je pleure ici.
Dans la prison si j’allais le trouver,
Mon cœur me dit que je peux le sauver. Rien ne résiste au pouvoir de l’amour,
Je vais peut-étr’ l’éprouver en ce jour.
— Ouvrez la porte,
Geôlier compatissant ;
C’est moi qui porte Des fruits à mon amant.
— Entrez, dit-il en poussant un sanglot,
Il est là-bas dans ce sombre cachot.
— Permettez-moi, dites, mon bon geôlier, De dire un mot au soldat prisonnier.
Mon pauvre Charles Qui est sous les verrous,
Que je lui parle,
Bon geôlier laissez-nous.
GUERRE ET GARNISON
— Nous voilà seuls, ô mon amant chéri,
11 faut tous deux que nous changions d’habits. De te sauver j’ai bien le ferme espoir,
Tiens, prends ma robe et ce grand voile noir. Sors au plus vite,
Un mouchoir sur tes yeux,
Et prends la fuite ;
Je te fais mes adieux.
Le lendemain on vient me réveiller.
On me dit : Marche, on va te fusiller.
On me conduit au-dessous des remparts, Lorsque l’on vit mes longs cheveux épars. — C’est une fille,
S’écriaient les soldats ;
C’est une fille,
Ne la fusillons pas ?
Au général on en fit le rapport;
Il fit suspendre mon arrêt de mort.
Au même instant on apprit qu’mon amant D’un grand danger sauvait le régiment.
— Ih isons nos chaînes,
Nous voilà gràciés !
Non, plus de peines,
11 faut nous marier !
(Pierre Uourdier , Beaumont-la Ferrière, 1827).
La Cantinicre