JE SUIS UN SOLDAT ÉGARÉ
Moderato
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Je suis un sol - dat 6 - ga - ré,
Donnez-moi l’hos-pi - ta - li - lé, Pre-nez pi lié
ma mi - se - re.
suis qu’un pau vre
cons crit Qui
i — — ii
ne con -
naît per -
sonne i •
ci. (1)
Je suis un soldat égaré,
Donnez-moi l’hospitalité,
Prenez pitié de ma misère,
Je ne suis qu’un pauvre conscrit Qui ne connaît personne ici.
— Monsieur, mettez votre shako, Allez ailleurs dans le hameau.
Tout est plein dans notre chaumière Nous n’avons pas d’appartement, Cherchez ailleurs un logement.
— Hélas ! monsieur, en vous voyant, Je crois bien de voir mon enfant.
Il est parti pour fair’ la guerre,
11 est allé au fond du Nord Et je crois bien qu’il y est mort.
— Madam’, votre fds n’est pas mort ; Moi, je suis sur qu’il vit encor.
Je l’ai bien vu dans la Russie,
Il m’a donné des compliments A vous apporter en passant.
— Madame, os’rez-vous refuser D’aider un soldat fatigué ?
Si vous pouvez le recevoir(e),
Le bon Dieu vous récompens’ra ; Assistez ce pauvre soldat.
— Puisque vous parlez de mon fds, Vous allez coucher dans son lit.
Venez donc, prenez une chaise, Posez votre sac par ici,
Soupez avec moi, mon ami.
— Tendre mèr’, venez dans mes bras !
Je suis votre fils le soldat.
Moi, qui vous ai causé tant d’peines, Je viens pour essuyer vos pleurs En apportant la croix d’honneur.
(Charles Gagncpaiu, liulcy, 1829).
(1) Air noté par M. Muratet.
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