TOUT EN RENTRANT DANS MON PAYS
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Tout en ren - trant dans mon pa - ys, Sa - Iuant ma ten-dre
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gen - ce, Don-nez-moi. ce soir, en pas - saut, Ma-
dam’, le lo -
ge - ment.
Tout en rentrant dans mon pays, Saluant ma tendre mère :
Je ne suis qu’un pauvre conscrit, Ayez pitié de lui.
Oh ! je suis presque en défaillance, Soulagez mon indigence, Donnez-moi, ce soir, en passant, Madam’, le logement.
— Oh ! oui, j’en avais un si cher(e), 11 est mort dedans la guerre,
C'est lui qui fait tout mon malheur,
Qui fait couler mes pleurs.
— Dites-moi dans quel régiment Votr’ fils sert à la guerre.
Nous n’avons qu’un’ petit’ chaumière, Je n’peux vous satisfaire.
Allez plus loin, mon bel ami,
Vous trouv’rez un logis.
— Madam’, n’avez-vous pas un fds Qui vous met en tristesse ?
En me voyant, pensez à lui,
Pour(e) me secourir.
Je vous assur’ qu’en ce moment Il est très bien portant.
— Posez votre sac par ici,
Mon brave militaire.
Posez votre sac par ici,
Vous couch’rez dans son lit.
Quand je vois votre chevelure, Aussi bien votre figure,
Vous me semblez assurément...
Vous êt’ mon bel enfant !
(Marie Labonne , Neuville , 183.).
SUJETS FAMILIERS — PETITES AVENTURES 165
Sur le même thème, le .retour du fils, une interminable complainte moderne s'est à peu près partout substituée aux chansons précédentes .
Bien le bonsoir, bonnes gens charitables,
Pourriez-vous bien m’accorder, en passant,
De me laisser asseoir à votre table,
De me laisser reposer un instant ?
J’ai faim et soif et je suis sans ressource.
Et de fatigue je ne peux plus marcher,
Car sans cela je finirais ma route,
Mais de faiblesse je craindrais de tomber.
Etc.
Le retour de la Fille soldat
Allegro moderato.
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Av . m
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ans, Voi - là bien - lot sept ans.
J’ai une fille en guerre,
Voilà bientôt sept ans,
Voilà bientôt sept ans.
| bis.
Quand la bell’ fut à table 1
EU’ se mit à chanter, j
Eli* se mit à chanter.
bis.
Tout au bout d’là septiôme,
La belle est revenue,
La belle est revenue.
| bis .
L’hôtess’ qui la regarde, j
E1P se mit à pleurer, j
EU’ se mit à pleurer.
bis .
A la port’ de son père
EU’ demande à loger,
EU’ demande à loger.
| bis.
— Que pleurez-vous l’hôtesse? j Qu’avez-vous à pleurer ? (
Qu’avez-vous à pleurer ?
bis.
— Nous ne logeons personne Sans qu’on ait de l’argent,
Sans qu’on ait de l’argent.
| bis.
— J’ai une fille en guerre, ]
Que vous lui ressemblez, j
Que vous lui ressemblez.
j bis.
— J’ai d l’argent dans ma poche Pour payer mes dépens,
Pour payer mes dépens.
| bis.
— Que m’donn’rez-vous, l’hôtes- j Je vous l’enseignerai, [se?] \
Je vous l’enseignerai.
| bis.
— Entrez, entrez, la belle.
Et nous vous logerons,
Et nous vous logerons.
| bis.
— J’ai cent écus en bourse, \
Tout prêts à vous compter,
Tout prêts à vous compter.
J bis .
CHANSONS ANECDOTIQUES
— Vos cent écus, l’hôtesse, S'ront pour me marier,
S’ ront pour me marier.
- Ton cœur volag’, ma fille, L’as tu toujours gardé?
L’as-tu toujours gardé?
— Mon cœur volag’, ma mère, Il n’en faut plus parler,
Il n’en faut plus parler.
Y a trois marins sur mer(e) Qui me l’ont bien gagné,
Qui me l’ont bien gagné.
(César Guilleminot , Gacôgne, 1866).
Fbr£ -C-J
La flIF de la ma - trône, Grand Dieu! qu’elle est jo - li-
e! S’en fut
à la
fon - lai ne Four ses mains y la¬
ver.
La fil!’ de la matrone,
Grand Dieu ! qu’elle est jolie !
S’en fut à la fontaine Pour ses mains y laver.
S’en fut à la fontaine Pour ses mains y laver ;
Trois gendar nés l’ont prise,
En guerr’ l’ont emmené.
Au bout de sept années,
La belle est revenu’.
Au logis de son père Eli’ demande à loger.
Au logis de son père EU’ demande à loger :
— Nous n’iogeons point des filles ; Entrez si vous voulez.
— Que m'donn’rez-vous, l’hôtesse, L’hôtesse, à mon souper ?
— Y a perdrix et cailles,
Aussi chapon lardé.
L’hôtess’ qui la regarde,
EU’ se prend à pleurer.
— Que pleurez-vous, l’hôtesse ?
Si fort vous soupirez.
— J’ai une fille en guerre,
Grand Dieu ! Vous lui r’ssemblez De corps et de figure
Et de votre parler.
— Que m’donn’rez-vous, l’hôtesse?
Je vous l’enseignerai.
— J’ai cent écus en bourse,
La bel!*, vous les aurez.
J’ai cent écus en bourse,
La bell’, vous les aurez.
— Vos cent écus, ma mère,
S’ront pour me marier.
[Marie Gobillol , femme Mouloise, Grenois , 1852).
SL' J ETS FAMILIERS — PETITES AVENTURES
Le retour de l’Amant soldat