ÆN
— — Ni
fE
-Jd
lEEr!
teau, Mon père a fait bà - tir château, O gai, gai, bi - zo-retteanx
rifcfc==l
— N--=fcH
m Æ si - -
EEr! — *
champs, Tout à Ven - tour ga-lon-né, ber - gè - re, O gai,
[yE - -
gai, bi - zo-rette aux i
champs, Tout à l'en - tour ga
- Ion - né, ber-
gè - re, Tout à Ven -
\ ^ - jj} - ^ - ~
/om - r(e) ga - Ion - né (Par -
Irr^nB
gent.
Mon père a fait bâtir château (ter) Oh ! gai , gai, bizorette aux champs , Tout à V entour galonné , bergère ,
Oh ! gai , gai, bizorette aux champs , Tout à Ventour galonné , bergère, Tout à Ventour (e) galonné émargent.
Etc.
(Ursule Bonnin, femme Monvoisin, Neuville-les-Decize, 1851).
CHANSONS ANECDOTIQUES
Allegretto
Mon
— -=Vpère
fait bâ -
tir châ- teau, Mon père a
'? ,ss ' ,
fait bâ - tir cliâ - teau, L'a fait bâ - tir sur
ni
reaux, Sur le vert tin
~r £=fr==à=3&r:
9—Æt i a i
tin, sur le vert tin
trois car-
to, oh! oh!
^ ^ Il
ES1* v m
— ^ ^ — > — ei ^
Sur le jo - li ve-re ver, Sur le jo - li tin - to ve - re.
Mon père a fait bâtir château (bis)
L’a fait bâtir sur trois carreaux,
Sur le vert tin tin, sur le vert tinto , oh ! oh ! Sur le joli vere ver ,
Sur le joli tinto vere.
Etc.
(Françoise Bluteau, femme Gaulon, Asnan, 1800).
Gaiment.
Ærl:é:/?
Mon père a fait bâ- tir châ - teau, Sur le vert lin -
Mon pèr’ a fait bâtir château Sur le vert tint in, sur le vert tinto , oh ! oh ! Sur le joli vère , vèrc ,
Sur le joli vert tint in,
Sur le joli vert tinto .
Etc.
(M. Gobillot, femme Monloise , G remis , 1852).
Voici encore divers autres refrains de cette chanson :
Mon père a fait bâtir château,
L’a fait bâtir sur trois carreaux,
Sur le vert, sur le gris, sur le joli mois d'avril ,
Hé! ma bergère.
Qu'il est donc loin de moi celui que j'aime!
(Solange Mussier, veuve Jeannet, Arbourse , 1835).
Mon père a fait bâtir château,
L’a fait bâtir sur trois carreaux,
Pipon pon, mon cœur vit à l'aise.
Tout le monde fait l'amour et moi je m'en passe.
[Chartes Lcdoux, Fougues , i81S).
Mon père a fait bâtir château, Monti , monta, montaderala.
(. Berdonneau , Donzy , i80.).
Le Salut à la Maîtresse
ry
iV~|
ri - Pv
l§pkp -
i-OüT £—
^ -U— SP1^ y— *= 1 ^ 1 1 - y— x'
Pe - lit sol - dat de guer-re, De - dans la
Fd
r=Fr
=Jt3
ld
guer-re tu l’en vas. De - dans la guer-re tu t’en vas,
US
BjÊ
Ile - /i, /te -
/a e/ /om /o>i-
Pe
pi
il sol-
dat
de
Mp
sa
guer - re
De-- dans la
guer -
re tu
t’en
vas,
CHANSONS ANECDOTIQUES
Petit soldat de guerre, Dedans la guerre tu t’en vas (bis)
Puisque, moi, je n’ la connais pas ?(6ts) Heli , hcla et Ion lonla ,
La saluer, comment faire
lieli, hela et Ion lonla ,
Petit soldat de guerre, Dedans la guerre tu t’en vas.
Puisque, moi, je n’ la connais pas ?
La saluer, comment faire,
Si tu vois ma maîtresse,
— L’est facile ù connaître,
Oh ! je t’en prie, oh ! salue-la (bis) Heli , hela et Ion lonlay
EU’ port’ la fleur de lys au bras (bis) Heliy hela et Ion lonla ,
Si tu vois ma maîtresse, Oh ! je t’en prie, oh 1 salue-la
EU’ port’ la fleur de lys au bras.
L’est facile à connaître,
(Catherine Sepfier , veuve Normand, Menestrean, 1835).
La Prisonnière plaintive
Moderato
Pe - lit ros-si-gno - let, ros - si - gno-let sau-
ée.
Petit rossignolet, rossignolet sauvage,
Tu dis dans ton langag’ que je suis mariée
Tu dis dans ton langag’ que je suis mariée,
Oh ! non, je la suis pas, mais je voudrais bien l’être,
Oh ! non, je la suis pas, mais je voudrais bien l’être, Ane’ le plus beau soldat de la cour de mon maître.
Ane’ le plus beau soldat de la cour de mon maître... Mon maîtr’ qu’entend cela, dans la prison me mène,
Mon maîtr’, etc.
Où j’ai bien fait sept ans, sept ans quelques semaines Au bout de sept années, j’ai mis le pied à terre.
J’ai écrit une lettre à ma sœur Marguerite,
SUJETS IMAGINAIRES OU ROMANESQUES
Qu’eir ne m’ blanchisse plus ni col(e) ni chemise.
Qui donc les blanchira? La rosée et la pluie Qui donc les séchera? Le soleil et la lune.
Le soleil est bien loin et la lune est bien haute.
(Simon Pieuchot , Saint- André-en-Morvan, 1810).
Les Voleurs et le Marchand
Allegro franco .
Dans le bois de Vin - cen - nés, Qu’y a des vo-
leurs! Qu’y a des vo - leurs ! Y en a bien vingt ou tren - te,
Au-près d’un buis-son, au-près d’un buis - son.
Dans le bois de Vincennes (1) Qu’y a des voleurs ! {bis)
Y en a bien vingt ou trente Au pied d’un buisson {bis).
Disaient les uns aux autres :
— Vois-tu rien venir ? (bis)
— Je vois venir un homme, Ressemble un marchand {bis) (2).
Variantes
(1) Dans ces grands bois bocages,
Les voleurs y sont (bis).
( Veuve Brunet , Nolay , 1802).
(2) J’ vois un p’tit marchand passant.
(Veuve Brassière } Langeron , 1814).
Oh ! tant loin d’ici.
(Veuve Brunet ).
CHANSONS ANECDOTIQUES
— Marchand, marchand d’asire, (?) (1) Tu vas perdr’ la vie. (bis)
— Pour y perdre la vie,
Donnez-moi le temps (2)
D’appeler mon chien.
Mon chien la Collerette,
Vite à mon secours ! {bis)
Le chien en abat vingt Et le maître cinq, (bis)
— Marchand, marchand d’asire, Apaise ton chien ! {bis)
— Mon chien la Collerette, (3) Apaise-toi donc ! (bis)
— Marchand, marchand d’asire, Vends-le-moi, ton chien, (bis)
— Oh ! non, pour cinq cent mille, Vous n’aurez mon chien (bis).
— Marchand, marchand d’asire, De quoi vit ton chien ? (bis)
— Mon chien mange la miche (4) Et moi le pain bis (bis).
— Marchand, marchand d’asire, Qu’est-c’ que boit ton chien ? (bis)
— Mon chien boit la piquette Et moi le bon vin (bis).
( Pierre Hisquin , Dompierre-sur- Nièvre, ISS J).
rfr-rfr — f\
rY . Y . y Y
^ -mi m
Mais tout d’u - ne ban - de, Mais tout d’u - ne bande.
Variantes
(1) Petit marchand Basile.
(2) Auparavant que j’ meure, J’appelle mon chien, (bis)
Mon chien la Coirrett’ blanche, Viens me voir mourir, (bis)
— Mon chien en tue trente,
Au pied d’un buisson, (bis)
Petit marchand Basile,
Rappelle ton. chien, (bis)
( Veuve Brunet).
(3) Mon chien d' la Calonnière.
(Veuve Brassière).
(4) Mon chien vit de pain d’orge,
Moi, de bon froment, (bis)
(Veuve Brunet).
Sujets imaginaires ou romanesques
Là-bas, dans ces bois d’Ardennes,
Oh ! y a bien des voleurs !
Y en a bien vingt ou trente,
Mais tout d’une bande, mais tout d’une bande.
Se disaient les uns aux autres :
— Ne vois-tu donc rien venir?
— J’ vois un p’tit marchand d’Auxerre,
Son cheval(e) blanc, qui s’en va devant. (1)
— O petit marchand d’Auxerre,
Dis, as-tu beaucoup d’argent?
— Oui, j’en ai bien cinq cent, mille,
Sans la marchandise qui s’en va devant.
— O petit marchand d’Auxerre,
Tu vas donc perdre la vie !
— Avant de perdre la vie,
J’ai r’cours à mon chien, j’ai r’coursà mon chien.
— O petit marchand d’Auxerre,
Dis, ton chien est donc bien bon ?
— Mon chien en tuera bien dix,
Et son maître cinq, et son maître cinq.
— O petit marchand d’Auxerre,
Dis, qu’est-c’ qu’il mange ton chien ?
— Mon chien mang’ la bonne miche,
Et moi le pain bis, et moi le pain bis.
— O petit marchand d’Auxerre,
Dis, qu’est-c’ qu’il boit donc ton chien ?
— Mon chien boit la bonne boite,
Et moi le bon vin, et moi le bon vin.
— O petit marchand d’Auxerre,
Dis, où’s qu’il couche ton chien ?
— Mon chien couch’ dans la couchette,
Et moi dans 1’ bon lit et moi dans l’bon lit.
[Marie Moreau , femme Ualet , Prémery , 1817).
Variante :
(1) Son chevau devant, son chevau devant.
(Marie Charron, femme Bornet, La Cellc-sur-Nièvre, 1861)
CHANSONS ANECDOTIQUES
Allegretto
ÿ-Vl'- * •; pi
z=Jb=£:
Dans les bois de Ton-lou-se, En-lends-tu le nn tnn
p P |j} J> ,/ ; j? J* y- » \j ï rl
c’n’est que des vo - leurs, ûhl c’n’est que des vo - leurs!
Dans les bois de Toulouse,
Entends-tu le rin trin trîn ,
La rivière en train ?
Dans les bois de Toulouse,
Oh ! c’n’est que des voleurs ! (bis) (1)
Dis-nous, marchand passant,
Veux-tu nous vendr’ ton chien ? [bis)
— Si j’vous vendais mon chien, J’vous vend(e)rais ma vie. [bis)
— Dis-nous, marchand passant,
De quoi vit donc ton chien ? [bis)
— Mon chien, mon petit chien, Ne mang’ que du bon pain, [bis)
— Dis-nous, marchand passant, Tu vas perdre la vie. [bis)
— Mon chien, mon petit chien, A moi, à moi, mon chien ! [bis)
— Assez, Barbet, arrête !
Vas-tu tout dévorer ? (bis)
(Veuve Potdevin, Poiseux , 180.).
(1) Je ne donne, dans les versions C et D, que les passages qui diffèrent du texte précédent .
SC J ETS IMAGINAIRES OU ROMANESQUES
Au bois de Toulouse, Qu’y a des voleurs !
Qu’y a des voleurs, Larme tt\ tintin larinette , Qu’y a des voleurs, Larinett’, tintin tintin.
J'aperçois un homme A cheval monté, (bis)
Dis-moi, mon brave homme,
As-tu de l’argent ?(6îs)
— J’en ai plein mes poches,
Aussi plein mes gants (bis).
Etc.
(Fr. Coquerillat , Saint-Germain-des-Bois , 1865)
La Fille qui se déguise pour sauver son Amant
Modérément
pgp
Des-sur le pont de Nan - tes, Al-lant me pro - me -
ner, Des - sur le pont de Nan - tes, Allant me pro" - me -
td
SEi
teËÜl
t ka jus - ti - ce de Nan - tes M’a ren-du pri - son
nier.
Dessur le pont de Nantes, (1) Allant me promener,
J'ai rencontré ma blonde, Voulant la caresser,
La Justice de Nantes (2)
M’a rendu prisonnier.
Quand la belle entend dire Que son amant fut pris,
Elle s’habille en page,
En postillon joli.
Dedans la vill’ de Nantes, (3) La belle se rendit.
Passant devant la porte, Trois petits coups frappés :
— Madame la géôlière, Donnez-moi permission Que je parle à mon maître, Qu’est là dans vos prisons.
chansons anecdotiques
— Allez-y de bomT grâce,
Vous pourrez lui parler.
Allez, n’v restez guère,
Car tous ces prisonniers,
La Justice de Nantes Doit venir les juger.
En entrant dans la chambre (4) Eli’ s’est prise à plorer :
— Quitte tes habits vite,
Prends les miens promptement Et mont’ sur mon cheval(e)
Qui va comme le vent.
— Où veux-tu donc que j’aille ?
Je suis connu partout.
— Va-t-en baissant la tête, (5) Mais bien modestement,
Et dans la vill’ de Nantes,
Ne reste pas longtemps.
Variantes
(1) Dessur les ponts de Nantes En m’allant promener,
S’est fait une dispute,
J’ai voulu m’en meler.
{Saint-Bonnot).
Le jour du Beau-Marché.
[Saint- André).
Tout en me promenant,
J’ai rencontré trois dames,
Voulant les caresser,
Les bourgeois de la ville En prison m’ont mené.
(Gicn-sur-Cure).
J'ai rencontré ma blonde.
( Beaumont-la-Ferrière ).
J’ai rencontré ma belle,
J’ai voulu l’embrasser.
( Gimouille ).
J’ai rencontré Marguerite.
[Vandencsse).
C’étaient trois jolies fdles,
Tout en se promenant.
Il passe un beau jeune homme, Voulant les embrasser.
(i Colméry ).
(2) Les bourgeois de la ville M’ont rendu prisonnier.
[Ncuffontaines).
Trois messieurs de la ville M ont pris, m’ont emmené.
( Prémery ).
(3) Dans la prison de Nantes,
La belle se rendit.
Quand ell’ fut à la porte.
( Pougues ).
(4) Prends mes habits bien vite,
Moi, je prendrais les tiens.
Monte sur mon cheval(e)
Qui va comme le vent ;
Au château de mon père,
Rends-toi bien promptement.
(Beaumont-la-Ferrière).
(5) Sur le pavé d’ la ville,
March’ bien modestement ;
Mais sitôt dans la rue,
Va vit’ comme le vent.
[Prémery).
SUJETS IMAGINAIRES OU ROMANESQUES
Au bout de trois quarts d'heure, La Justice arrivée. (1)
Les uns jugés à pendre,
Les autr’ à étrangler Dessur la plac’ de Nantes,
Le jour du Beau-Marché.
Quand elf fut sur l’échelle, (2) Au troisième échelon :
— Dites, messieurs les juges, Aurez- vous la raison De faiF mourir un’ fille A la plac’ d’un garçon ?
— Si vous êtes une fille, Déclarez votre nom.
— Je m’appell’ Madeleine, Madeleine est mon nom, Fille d’un gentilhomme, (3) D’une riche maison.
Messieurs de la Justice (4) Furent bien étonnés :
— Si c’est ainsi, la belle, On vous f’ra visiter.
Si vous êt’ une fille,
On vous f’ra relâcher.
Quand la bell’ fut dehors,
Au troisième escalier :
— Je me moqu’ de ces juges,
De ces bonnets carrés.
Par ma subtile adresse Mon amant j’ai sauvé !
(Pierre Bobin , Saint-Malo , 1814).
Variantes .
(1) Le procès fut jugé.
Les uns jugés à pendre, Les autr’ le poing coupé.
(2; Montant à la potence,
Eli’ se prit à pleurer :
— Messieurs de la Justice ( Murlin ). Avez- vous permission...
(Pougues)-
(3) Fille de grand’ noblesse,
D’une grosse maison.
(Prémery).
(4) Ce couplet n'est donné que par quelques chanteurs . De même que celui-ci , couplet final :
Sur la place de la foire,
Le roi fit publier :
Qu’on ne juge personne,
Sans qu’il soit visité.
La belle, par son adresse,
Son amant a sauvé.
Ces variantes sont de :
Louis Peyronnet , Saint-Bonnot , 1855 ; veuve Bobin , Saint-André-en-Morvan, 1818 ; Jeanne Guenot , femme Durand , Gien-sur-Cure , 1822 ; Annette Thomas , femme Renault, Beaumont-la-Ferrière , 1836; Gaspard Blondeau , Gimouille, 1812 ; Jean Joly , Vandenesse , 1822 ; M. Carrue , Colméry, 1862 ; Jean Vieillard , Neu/fontaines , 1839 ; Marie Moineau, femme Balet, Prémery , 1811 ; Angélique Maloiiy femme Gautier , Pougues , 1815 ; Jacques Magnand , Murlin , 1812.
C’était le château de Milan, (1)
Le Ion , le Ion, le Ion Ion la,
On dit qu’il n’y a rien dedans, Qu’un’ tant joli’ Flamande.
Regarde en ci, regarde en là, (2)
Le Ion , le Ion , le Ion Ion la,
EU’ voit venir le messager,
Le messager de France.
— Beau messager, beau messager, Le Ion, le Ion , le Ion Ion la, Quelles nouvelF apportes-tu,
Des nouvelles de France?
— Les nouvelles que j’apportai,
Le Ion, etc.
Les nouvelles que j’apportai,
Que votre amant vous mande.
Vous pouvez prendre un autre amant, Il a une autre amante.
— Est-elle plus belle que moi, Est-elle plus puissante ? (3)
— Eli’ n’est pas plus belle que vous, Mais elle est plus puissante.
( Jeanne Goux , veuve Brunet , Nolay, 1802).
Allegro non troppo.
rH
- Ns i
SA
Mes- sa-ger, beau mes-sa-ger, Quoi de nou- veau dans la
J— JE=g
Fran - ce? Sur la fenil -le ron-don - don , Sur la jo - li' feuil - le
ron - de.
Variantes :
(1) C’était au château de Melon, Le Ion , etc.
C’était au château de Melon, On dit qu’il est de France.
(2) Regarde en haut, regarde en bas, Le Ion , etc.
— Hélas ! je ne vois pas venir Mon cher amant de France.
(3) Est- elle plus savante ?
(Veuve Bernard, Varennes-les-Nevers, 1810).
CHANSONS ANECDOTIQUES
Messager, beau messager,
Quoi de nouveau dans la France ?
Sur la feuille ron don don, Sur la joli* feuille ronde. (1)
— La nouvell’ que je t’apprends, C’est que ton amant te mande.
Sur la feuille , etc.
Il dit qu’il ne veut plus d’toi, Mais qu’il en a un’ plus gente.
— Si elle est plus gent’ que moi, Comment est-elle donc gente ?
Fait-ell’ bien bouillir son pot (2) Ni sans feu ni sans cendre ?
Fait-ell’ bien luir’ le soleil, (3)
A minuit, dans sa chambre ?
Sur la feuille ron don don, Sur la joli ’ feuille ronde.
[Marguerite Pigoury, La Celle-sur-Nièvre, 1810).
Allegro non troppo ,
-o-fe — 1
pv i
Èfa
rr\ a
J’ai mon - té dans mon châ -teau,Dansla plushau-te
\ N Ni . ^ » * r-|
m l ■ mi ^ - mê £ / ■. ü - L-.|
-/ "\"\j '■ : 'J 1±Aj. ÿ U U - E. - P-l
cliam - bre,
Mais je n'ai rien vu ve - nir Qu’un mes sa-ger de
- F* — fVT^ - fV— -y -
• v - - * • fig . - « ' •
Nan - les.
Mar-chons la dé -ri -dé - ra , Et trin-quons l’Al-le-
man
de.
Variantes :
(1) Autre refrain : Sur la feuille ron (bis)
Sur la feuille ronde.
(2) Moi qui fais bouillir mon pot.
(3) Moi qui fais luir’ le soleil,
A minuit, dans ma chambre.
(Aug. GueneaUy Saizy , 1800).
SUJETS IMAGINAIRES OU ROMANESQUES
J’ai monté dans mon château, Dans la plus haute chambre, Mais je n’ai rien vu venir Qu’un messager de Nantes. Marchons la déridera ,
Et trinquons V Allemande.
— Messager, beau messager, Quelles nouvell’ en France ?
— La nouvelle qu’il y a,
Que votre amant vous mande.
Marchons, etc.
Si vous manquez de venir,
Il va prendre un’ Flamande,
Qui est plus belle que vous,
Plus belle et plus charmante.
Marchons , etc.
Elle fait bouillir son pot Sans bois, sans feu, sans flambe.
Elle fait luire le soleil,
A minuit, dans sa chambre.
Marchons la déridera ,
Et trinquons V Allemande.
Colas , veuve Goby, Beaulieu , 1815).
{Marie
Allegretto moderato.
■fs -b-J
Èt=d
\rr\
lrl? 4 : —bd
Le châ-teau de Va - len-cien-nes, Il n’est
- N — fc — fs— N— ■
r— "'TP1: —
f v — Tl — rT ^ r —j ^ m r —
lrrp - m m *
ul - □ L/.
plus au roi de France, Il est à
- N JS
i trois de -
moi-
1 /jj
sell’s Qui l’a- vont de ren-te. Tra-la - la la - la la-
- fs - 1— fe— i=.i
Çs
rrs ^ ^
la , Dan-sons l'Al - le - man - de.
Le château de Valenciennes, Il n’est plus au roi de France, Il est à trois demoisell’s Qui l’avont de rente.
Tralala lala lala ,
Dansons V Allemande.
( Veuve Sourdeau, Nolay , 1810).
La chanteuse n'a pu me donner que ce seul couplet. Elle « contait » le reste.
CHANSONS ANECDOTIQUES
La Jeune femme en léthargie
Allegretto
iÈÜlSil
De-dans la ville y a deux ga - lants Qui
cour - tis’ u - ne fil - le.
C’est bien le pauvr’qu’elle ai -me le
- !r=*fcq
FfF^
d fc
~ mA» 4.1 Ort
tu l’é - pou - se - ras, Ou pour tou - jours en - fer - mé’ tu se -
ras,
Ha fil - le, tu l’é -pou -se - ras, Ou pour tou-
jours en-fer-mé’ tu se - ras.
Dedans la ville y a deux galants Qui courtis’ une fille.
C’est bien le pauvr’ qu’elle aime le mieux, Mais son pèr’ veut le riche.
— Ma fille, tu l’épouseras,
Ou pour toujours enfermé’ tu seras. i
Au bout de deux mois marié,
La bell’ tomba malade ;
Elle est tombée en léthargie,
On la croyait bien morte.
Son pèr’ courut la fair’ sonner, )
Avec honneur il la fit enterrer. )
bis .
bis.
Le lendemain de grand matin,
V’ia qu’son amant arrive,
Chargé de bijoux, de diamants.
Pour lui quelle surprise De voir sa charmante beauté,
De la voir morte et déjà enterrée ! !
bis.
Il s’en y va chez l’fossoyeur :
— Faites-moi z’une grâce ;
V'ià cent écus, ils sont à gagner,
Et même davantage :
Faites-moi voir cette beauté
Que si longtemps mon cœur a désiré’.
Le fossoyeur prit son flambeau,
Durant la nuit obscure ;
Il s’en y fut pour cet argent Ouvrir la sépulture.
La voyant vivante, aussitôt
Le beau garçon l’attir’ hors du tombeau.
Au bout de deux mois, tout au plus,
Qu’elle en fut bien guérie,
EU’ rencontra son ancien mari Sur la plac’ de la ville :
— Monsieur, ma femme est enterrée,
Vraiment, sans ça, j’croirais bien qu’vous l’avez.
bis.
(Veuve Philippe, Corbigny, 1807).
Le Jardinier du Couvent
Un poco moderato.
> qr
C’est un gar-çon de dix- huit ans, Beau et bien
\rr\ wjr.m — ~ ^
Iffi. -- =3=U-
fait, jo - Ii ga - lant. Un jour se pro- me - nant en
vil - le, A-per-çoit dans une au - tre ru(e), Un’ de -moi-
Êt
scll’ bel -le et gen-tille, Gra-cieus’ et rem-pli(e)de ver - tu.
C’est un garçon de dix-huit ans, (1) Beau et bien fait, joli galant.
Un jour, se promenant en ville, Aperçoit dans une autre rue Un’ demoiseir belle et gentille, Gracieuse et remplie de vertus.
Quel y fut leur premier discours ?
Ce fut de parler de l’amour.
Sa mèr’ qu’était à la fenêtre,
Qui entendait ces discours-là,
Lui dit : — Que fais-tu Jà, ma fille ? Un jour tu t’en repentiras.
Sans lui d’mander son sentiment,
Ils l’ont conduite en un couvent,
A cinq ou six lieues de la ville ;
A l’abbesse ils font leur récit :
— Ayez bien soin de notre fille, Qu’aucun garçon lui parle ici.
Pour jouer un tour de son métier, (2) L’ garçon s’habille en jardinier ;
A la port’ du couvent s’adresse,
Son cœur rempli de beaux desseins.
Il demande à la mère abbesse A travailler dans le jardin.
La mère abbess’ bien enchantée De voir un si beau jardinier,
Eli’ lui répond: Mon beau jeune homme, Pour travailler dans notr’ pays, (3) Faut cultiver les fleurs, les roses, Tout ce que notr’ parterr’ produit.
Le beau galant brûlant d’amour (4) Travaille au jardin tous les jours, Espérant de voir sa maîtresse,
Autant le soir que le matin.
— La jeune sœur avec l’abbesse Vont se prom’ner dans le jardin.
L’abbess’ dit à la jeune sœur :
— Voyez donc ce bon travailleur ; Comme il travaille avec adresse !
Demandez-lui donc une fleur...
Mais quand la bell’ fait la demande, Tous les deux changent de couleur.
La mère abbess’ recul’ d’un pas,
Le beau galant parle tout bas :
— Y a longtemps que ton absence Me donne beaucoup de tourment ; Mais il faut que, sans résistance, (5)
Je te retire du couvent.
Variantes :
(1) C’est un jeune homme, riche et galant. [François Bréfort , Mur lin , 1829).
(2) Le beau galant s’apercevant Que sa maîtresse est au couvent, Prend son parti sans plus attendre, S’habille en garçon jardinier
Et à la porte du monastère,
Va demander à travailler.
(3) Pour travailler dans noir’ jardin,
Faut cultiver les poir’, les pommes, Tout ce que notr’ jardin contient.
Entrez dedans notre abbaye,
Vous cueillerez les belles roses,
Les belles fleurs de nos lauriers.
[Femme Mouloise , Grenois , 1852).
(4) Il travaillait depuis six jours,
Toujours avec beaucoup d’amour.
[Pierre Roland , Saint-Aubin).
(5) Si tu voulais, sans plus attendre,
Je t’enlèverais de ce couvent.
SUJETS IMAGINAIRES OU ROMANESQUES
La jeune sœur répond d’abord :
— Je vous suivrai jusqu’à la mort.
Venez ce soir à ma fenêtre Qui donne ici sur le jardin.
Je tiend(e)rai ma porte ouverte, (1) Nous partirons demain 1’ matin.
Il ne fut pas le matin jour,
Sans plus tenir aucun discours,
Le beau galant et la maîtresse Tous les deux ont battu aux champs, Sans dire adieu à la mère abbesse,
Ni aux autres sœurs du couvent.
{Pli. Blanchot , Glux, 1860).
Allegro un poro moderato.
Qui veut sa - voir u - ne clian- son ? C’est d’u- ne »
Ul -
lVr - ^ - > - - 1
fille et d’un gar - çon. C’é -tait un’ jeu - ne de-moi-
sel - le ; Au-tant le soir que le ma - tin, Elle a - vait
:-fx=r=
pris l’a-mour en
têle, Eli’
n’a - vait
qu’ça
pour
en
- tre -
tien.
Qui veut savoir une chanson ?
C’est d’une fille et d’un garçon.
C’était un’ jeune demoiselle ; Autant le soir que le matin,
Elle avait pris l’amour en tête, Eli’ n’avait qu’ ça pour entretien
Son pèr’, sans son consentement,
La prend, l’emmèn’ dans un couvent, A plus de dix lieues à la ronde,
On en faisait un grand récit.
— Prenez bien soin de notre fille, Qu’aucun garçon n’ la voie ici.
Le beau galant s’est habillé En jeune garçon jardinier.
Du droit au couvent il s’adresse...
Le reste comme dans la version A , sauf les variantes indiquées.
( Pierre Roland , Saint- Aubin-lcs-Forges , 1845).
Variante :
(6) Nous partirons tous deux ensemble Sans que personne en sache rien.
CHANSONS ANECDOTIQUES
Allegretto.
\rr\ -u
■-if — -*
Ve - nez en-tendre u - ne clian - son, D’un’ jeu - ne
fiH’,d’un beau gar-çon. Un jour pas-sant de-vant la vil - lé, Tout en âl
■Æjz
Èt
-=Ü==Si-
ner, J’ai fait ren - contrM*un’ bel - le
lant me pro - me
T Il
\rr\ r . . w ^ m • ~ m • n
- tl
AU’, De l’a-mour je lui ai par - lé.
Venez entendre une chanson D’un’ jeune fill’, d’un beau garçon.
— Un jour, passant devant la ville, Tout en allant me promener,
J’ai fait rencontr’ d’un’ belle fill’, De l’amour je lui ai parlé.
Tout d’ suit’, son pèr’ n’a pas manqué, Dans un couvent l’a-t 'emmenée,
Cinq ou six lieues hors de la ville ;
A la mère abbesse a recommandé :
— Prenez bien garde à notre fille, Qu’aucun amant n’ vienn’ l’enlever.
La bell’ me répond en riant :
— Prenez bien garde à mes parents Car si mon père, aussi ma mère, Savaient que j’ parle à un amant,
Ils me feraient sans plus attendre Enfermer dedans un couvent.
Le garçon sait bien son métier, S’habille en garçon jardinier,
A la porte du couvent s’adresse ; Le cœur tout plein de son dessein, Il demande à la mère abbesse A travailler dans son jardin....
Le reste comme dans la version A , sauf les variantes indiquées .
(Marie Jeannot, femme Sallé , Menou , 1818),
Le Prisonnier de Nantes
A la ronde.
mS± J - — g " ; —
Dans la vil - le de Nan-tes, Li - dé - ri - dé-
— -jr. - fv-
- A ri-
ra, la - dé - ra - la - la, Dans la vil - le de Nan - tes, y -
vÿr=
ÿtfl
i - l’un pri - so
n-nier, Y a - t’un
pri
- son -
ni»
er.
SUJETS IMAGINAIRES OU ROMANESQUES
Dans la ville de Nantes,
Lideridéra , ladéralala ,
Dans la ville de Nantes Y a-t-un prisonnier, (bis)
Personn’ ne le va voir(e),
Lideri , etc.
Que la fill’ du géôlier. (bis)
Elle lui porte à boire, (1)
A boire et à manger, (bis)
Aussi sa chemis’ blanche Quand il en veut changer, (bis)
— Dites-moi donc, la belle,
Ce que l’on dit de moi. (bis)
— Tous ces jours j’entends dire (2) Que demain vous mourrez, (bis)
— Si l’on dit que je meurs, (3) Déliez-moi les pieds, (bis)
Tout aussitôt la belle Lui délia les pieds, (bis)
Quand il fut hors de Nantes, (4) Il se mit à chanter, (bis)
— Que Dieu béniss’ les filles, (5) Les fiir à marier ! (bis)
Surtout il en est une,
La fille du géôlier. (bis)
Si je reviens à Nantes,
Lideridéra , ladéralala ,
Si je reviens à Nantes,
Oui, je l’épouserai, (bis)
(Pierre Martin, G lux , 1850)
Variantes :
(1) Elle lui porte son boire,
Son boire et son manger.
(Murlin).
(2) On n’ dit rien autre chose,
(Fougues).
On dit parmi la ville.
( Nolay ).
(S) Belle, ôtez-moi les fers,
Les fers que j'ai aux pieds.
La belf lui ôte les fers,
Lui donne sa liberté.
(Nolay).
Si l’on dit que je meurs, Apportez-moi les clefs.
— Que dirait donc mon père Si j'vous donnais la clef ?
— Il dirait, votre père,
Que vous avez bien fait.
(Murlin).
La belle fut friquette,
Les clefs lui a donné.
(4) Sitôt sur la montagne.
(5) Si je reviens à Nantes,
Je veux m’y marier.
(Nolay).
Avec une jolie fdle,
C’est la fill* du géôlier.
Vivent les filf de Nantes Et la fill’ du géôlier I
(Fougues).
Ces variantes sont de :
Caroline Carroué , Murlin , 186. ; Marie Bcrthc, femme Le doux, Fougues , 1822 ; Veuve Brunet , Nolay, 1802.
CHANSONS ANECDOTIQUES Allegro non troppo.
. immi
Dans la pri-son de Nanl’s, Tra la - la, tra-la
la pri-son de Nan-tes, Un
pri - son-nier y a, Un pri-son -nier y
Dans la prison de Nant’s,
Tralala, tralala, lala,
Dans la prison de Nantes,
Un prisonnier y a. (bis)
Etc.
( Veuve Guyot , Vandenesse , 183.).
Le refrain se modifie de vingt façons :
1° Et yoap youp youp Tralalala...
2<> Héla Ion lidera Etc.
Dans les pri -sons de Nan - tes, Di - de - la , la - ri
da , La -ri - di - di - ne, Di - de - la, la - ri - da.
nier y
SUJETS IMAGINAIRES OC ROMANESQUES
Dans la prison de Nantes,
Bidela larida ,
Larididine ,
Bidela larida ,
Dans la prison de Nantes,
Un prisonnier y a. (bis)
Etc.
{Marie-Ber lhe , femme Ledoux , Pou gués, 1822 ).
Les Prisonniers de Nantes
A llegro à la ronde.
— i — ~1 — =Ni
Dans les pri-sons de Nant’s,J/ou êou-we/ lar-ge, Les
|-frj -
rr.— -P~=»q
narï m "T ^ 1 ^ -J -X— C.
IlT J - 1
pri - son-niers y sont, 3/ou bon - net long. Ils sont bien vingt ou
v K v , JN JV
-rr - n - rr
— dp* - A - - -J —
rrP
Irent’, Mon bon - ne/ tor - Tous tren- le bons gar-çons, Mon bon-net
long .
Dans les prisons de Nant’s, 3/ou bonnet large (1)
Les prisonniers y sont, Mon bonnet long.
Us sont bien vingt ou trente, Mon bonnet large ,
Tous trente bons garçons (2) Mon bonnet long.
Le plus jeune des trente, Mon bonnet large, Chantait une chanson, Mon bonnet long.
Les dames de la ville, Mon bonnet large ,
En sont venues au son, Mon bonnet long.
Variantes :
(I) Grand bonnet large.
(Pierre Tholet, Lnthenay, 1801).
(2) Rien que des beaux garçons.
CHANSONS ANECDOTIQUES
— Prisonnier, beau chanteur, Mon bonnet y etc.
Recommenc’ ta chanson, Mon bonnet , etc.
— Je vous jure, madame, Mon bonnet, etc.
Plus de pain nous avons, Mon bonnet, etc.
Elle appeir sa servante :
— Petite Jeanneton,
Va-t-en quérir les clefs,
Les clefs de la prison.
11 faut couper bien vite Du pain à ces garçons. —
Quand ell’ coupait les croûtes (1) Les prisonniers s’ent vont.
Ils sautent les rivières,
Les murs et les maisons.
Les gendarm’ sont derrière,
Je n’sais s’ils les prendront.
— Prisonnier, beau chanteur, Quand reviendrez-vous donc ?
— Je vous jure, madame, Jamais si nous l’pouvons.
Saint-S ulpice, 180.)
( Etienne Roussillon,
La Fille vendue par son Frère
Moderato
I#ëB
iP^ËÉI
A la pi- que du jour, Sont pas- sés à ma por - te,
liÈ
^fFTT^
Sont pas -sés à ma port’ Trois so
nOif* ~4v — — 1Y — ! - f H* —