‹ Chants & chansons populairesChapitre 5 sur 88 · dats en - ga · texte numérisé non relu

dats en - ga

gés

, En me di - sant : la belle, Il est temps

> de mar- cher.

Variante :

(1) Les portes sont ouvertes.

(Jean Foucauld, Pougues, 1820).

SUJETS IMAGINAIRES OU ROMANESQUES

A la pique du jour,

Sont passés à ma porte,

Sont passés à ma porte

Trois soldats engagés,

En me disant : la belle,

Il est temps de marcher.

Les autres lui ont dit :

— Camarad’, t’es sans àme,

Tu as vendu ta sœur

Pour cent écus d’argent ;

Pour un cheval d’Espagne

Tu as livré .ton sang.

— S’il est temps de marcher, Faut donc que j’aille en guerre, Faut donc que j’aille en guerre Ou dans ces garnisons.

— Non, ce n’est pas en guerre, La bell’, que nous allons.

Le lendemain matin,

Va chez son capitaine :

— Tenez, mon capitaine (1)

Voilà vos cent écus :

Oh ! rendez-moi ma sœur

Que je vous ai vendue.

En arrivant au corps,

Elle aperçut son frère,

Elle aperçut son frère

Caché dans son manteau, Faisant la sourde oreille, Ronflant comme un taureau.

— Non, tu ne l’auras pas,

Ni pour cent ni pour mille ;

Moi, j’en ferai ma mie

Pendant la garnison ;

La garnison finie,

Nous la marierons.

Le lendemain matin,

Il a vendu sa sœur,

Il a vendu sa sœur

Pour cent écus d’argent,

Pour un cheval d’Espagne

Il a livré son sang.

Nous la marierons,

La garnison finie.

Avec un d’nos gendarmes (2)

Le plus beau d’nos dragons ;

La garnison finie,

Nous la marierons.

{Pierre Perrève , Saizy , 1823).

(\) Bonjour, mon capitain’,

Bonjour vous soit donné.

Oh ! rendez-moi ma sœur

Que je vous ai livrée.

Variantes :

(2) Avec un militaire.

(Fr. Montaron, Semelay, i#..).

CHANSONS ANECDOTIQUES

h h "K- frp —» - J - ^ ~

A la poia-te du jour Sont pas - sés à ma

nnr. io a la nnin-tfi d ii iour Sont nas - sés à ma

por- te, A

la poin-te du jour Sont pas - sés à

h N "fr:

por -te, Sont pas -sés à ma por - te, Trois sol - dats en-ga

gés, En me di -sant : la Bel

U — k le, il est temps de mar-cher (1)

(Fr. Montaron , Semelay, 18..).

La Fille aux trois Dragons

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C’est u -ne fill’ de Nan-tes, Tout en se pro-me-nant, C’est

u -ne fill’ de Nan-tes, Tout en se pro - ne-nant, Se pro -me-

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liant, Si dou - ce - ment, Le long d’ces verts bo - ca - ges, A - vec-que

trois jo - lis dra - gons, Au pied d’un er-mi - ta - ge.

(1) Cet air, à quelques notes près, est celui qui a été noté page 182 du pre • mier volume.

SUJETS IMAGINAIRES OU ROMANESQUES

C’est une fill’ de Nantes (1) Tout en se promenant.

Se promenant Si doucement,

Le long d’ces verts bocages Avecque trois jolis dragons, Au pied d’un ermitage.

Ils lui ont dit : Ma fille (3) Veux-tu t’en revenir ?

— Oh ! non, papa,

Oh ! non, maman,

J’suis fille abandonnée ; Avecque trois jolis dragons, Je veux suivre l’armée. (4)

bis .

Son père aussi sa mère, \

Sont allés la chercher. )

L’ont tant cherchée,

L’ont retrouvée Le long d’ces verts bocages, Avecque trois jolis dragons Au pied d’un ermitage.

Si vous saviez, mon père, j .

Comme on est bien ici ! (5) \ IS*

Un fait mon lit,

L’autre balie,

L’au tr’ chauffe ma chemise

Et moi, je fris’ mes blonds cheveux (6)

A la mode jolie.

Variantes :

Un certain nombre de versions ( T)om pierre , Mur lin y etc.)y indiquent trois filles , interpolation évidente.

(3) Son père lui dit : Ma fille.

( Bulcy }.

(1) C’est une fill* de Brest.

( Beaumont-la-Ferrière ).

C’était un’ jeune fille ) ^

Agée de quatorze ans, (

Se promenant Si doucement,

Le long d’ces verts bocages,

A fait rencont’ de trois dragons Qui l’avont pris’ pour gage.

(Fours).

C’est trois lilles de Nantes,

A la guerre ell’ s’en vont,

A la guerr’ s’en vont,

Tenant garnison,

Dans un joli vert bocage,

Avecque les dragons Faisant leur ermitage.

(Dompierre-sur-Nièvre) .

(2) Au bois, sous ces feuillages,

Le long des palissades.

(Beaumont-la-Ferrière).

Bras d'sus, bras d’sous,

Le long de ces rivages,

Avec trois jolis grenadiers,

S’en vont sous l’ermitage.

( Murlin ).

Oh ! dis-moi donc, ma fille,

Q)ui t’a conduite ici ?

— C’est un garçon,

Fort bon luron,

Un garçon du village.

Il espèr’ bien m’avoir un jour,

Un jour, en mariage.

(Nolay).

(4) Il faut suivre l’armée.

(Bulcy).

(5) Comme je suis bien ici.

(Bulcy).

(6) Tout en frisant...

(Murlin).

Et l'autre qui frise...

(Fours).

CHANSONS ANECDOTIQUES

bis.

Quand le dimanche arrive,

Je suis encor bien mieux.

Un coup’ mon pain,

Un tir’ mon vin (1)

Et l’autr’ me verse à boire,

Disant, le chapeau à la main :

— Mam’zell’, voulez-vous boire ?(2)

bis.

Si vous passez par Nantes,

Fait’ bien mes compliments,

Mes compliments A mes parents,

A ma sœur Angélique. [heur] (3) Grand Dieu ! qu’elle aurait de bon- Si ell’ tait à ma suite !

(Louis Martin , Saint Bénin d' Azy , 1821).

Allegretto.

C’est u - ne fiU* de Nan - tes, Al-lant si pro-me - lier,

Ue fois |

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ner, Si pro- me - ner, Bras d’sus, bras d’sous, Le long d’ees verts bo-

|.. . « gggjgs

A - vec ces jo - lis gre-na- diers, Au pied d’un er-mi-

ta - ge.

C’est une fill’ de Nantes, Allant si promener,

Si promener,

Bras d’sus, bras d’sous, Le long d’ees verts bocages, Avec ces jolis grenadiers Au pied d’un ermitage.

(i Charles Gagnepain, Bulcy , 1820).

Variantes :

(1) L’autre coup’ ma viande.

(Fours).

(2) Ma mie, voulez-vous boire ?

(Beaumont).

Les variantes sont de :

(3) Oh I tout le regret que j’en ai,

Quell’ n’est pas à ma suite !

(Mûri in).

Femme Guilletat , Beaumont-la-F errière , il ; Gabrielle Roy , femme Valet , Fours, i 868 ; Pierre Hisquin, Dompierrc-sur-Nièvre , 1831 ; veuve Guignard , Mûri in, 181.; Charles Gagnepain , Bulcy , 1829 ; veuve Brunet , Nolay, 1802.

SUJETS IMAGINAIRES OU ROMANESQUES

Enlèvements

AU CHATEAU DE BELL’FLEUR Andantino

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•El

tS=v - , -

fil - le,

Au châ-teaude Bell1 fleur, Y a un’ jo - li’

dolce ~ s

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