‹ Chants & chansons populairesChapitre 41 sur 88 · J’AVAIS UN FIDÈLE AMANT · texte numérisé non relu

J’AVAIS UN FIDÈLE AMANT

Ja-vais

a - mant Qui s’est en - ga - gé

ans. J a - vais un fi - dèle a - mant Qui s’est en ga - gé y a six

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ans. Il s’est en - ga - gé De sim - pli - ci - lé, N’pen-sanl plus à

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moi. C’qui fait mon dé - ses - poir, C’est detn’pas sa-

— N — pv -

voir Quand j’pourrai le

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voir.

J’avais un fidèle amant Qui s’est engagé y a six ans.

Il s’est engagé (1)

De simplicité,

N’pensant plus à moi.

C’qui fait mon désespoir, C’est de n’pas savoir Quand j’pourrai le revoir.

Au bout d’six ans tout au plus, (2) Le beau galant est revenu.

Au logis s’en va :

— Ma mie est-elf là ?

J’viens ici pour ça. (3)

La mèr’ dit à l’instant :

— Ma fille est aux champs ; Etes-vous son amant ?

bis.

Variantes :

(1) Il s’est engagé Pour Sa Majesté, C'qui m*a chagriné.

(2) Au bout d’six ans révolus.

(3) De retour me voilà.

SUJETS FAMILIERS — PETITES AVENTURES

Sans lui t’nir aucun discours, J .

Va trouver ses tendres amours. ) Etant sous l’ormeau,

Filant son fuseau,

Gardant son troupeau.

— Bonjour, ma mie, mon cœur!

Reçois mes faveurs, (1)

Je suis ton serviteur.

— Eh! quoi, pour six ans passés, |

La bell’, vous me méconnaissez! ) ls Voilà le diamant Qu’j’ai pris en partant De ton consent’ment. (2)

Je reviens au pays Pour te faire plaisir Et te tirer d’ennui.

— Monsieur, mon fidèle amant, Il s’est engagé y a six ans.

11 s’est engagé De simplicité,

N’pensant plus à moi.

Monsieur, je vous le dis,

Mon cœur est tout à lui :

Retirez-vous d’ici.

bis .

— Voyantç’diamant,je vous crois J Oui, monsieur, je vous reconnois. \ ls Vous étiez en partant Comme un vrai paysan,

A présent changement.

Vous voilà retapé,

Une épée au côté (3)

Comme un vrai grenadier.

(Simon Boulé , Saint-Finnin , /#//).

BIEN LE BONJOUR MA P’TIT’ BERGÈRE A llegro moderato e gioyoso

il ^ ^

lj — , i i j n

Bien le bon - jour, ma p’tit’ ber - gèr\ Que fais - tu

dans ces bo - ca -ges?Tu n’as donc pas peur du

loup Qui est là

haut tout eu cour - roux? Il va rô-

fcs

daut dans ces val-lons Pour ra-va - ger tes blancs mou-tons. Te fau-drait-

(1) Donn’-moi tes faveurs.

(2) Pour mon contentement.

(3) Aussi bien galonné

Comme un brav* cavalier.

( Pierre Millet , Pougues , i817 )f

CHANSONS ANECDOTIQUES

Bien le bonjour, ma p’tit’ bergèr’,

Que fais-tu là dans ces bocages ?

Tu n’as donc pas peur du loup Qui est là -haut tout en courroux ?

Il va rôdant dans ces vallons Pour ravager tes blancs moutons.

Te faudrait-il pas un berger,

Dis-moi, la bell’, pour te soulager? (1)

— Oh ! d’un berger, mon beau monsieur,

Voilà longtemps que j’n’en ai guère !

Voilà bien six ans passés

Que je ne fais que de pleurer.

Mon amant est dans les dragons Au service du roi Bourbon. (2)

La nuit, le jour, je pense à lui,

Je l’ai toujours dedans mon esprit.

— Eh ! quoi, ne me r’con nais-tu pas,

La belle, après six ans d’absence ?

J’ai donc bien changé pour toi,

Depuis que j’fus servir le roi ? (3)

Oh ! quand j’étais au régiment.

N’pensant qu’à toi, ma belle enfant,

En reposant ma vue sur toi,

En regardant souvent ton portrait.

— Comment, c’est toi, mon cher Lucas !

Que tes parol’s sont engageantes !

Dans les habits d’un soldat Vraiment, je n’te r’connaissais pas.

Tu port’ la barbiche au menton,

Comme font tous ces beaux dragons.

Ah ! que mon cœur est soulagé !

O cher amant, as tu ton congé ?

— Oui, j’ai mon congé absolu,

Signé d’là main d’mon capitaine.

J’ai mon congé absolu

Qui m’a bien coûté cent écus.

Et tiens, la belle, le voilà,

Je crois qu’il te contentera.

Si tu tiens mon cœur enchaîné, (4)

Ma bonne amie, faut nous marier.

( Veuve Millet , Chantenay , 1815).

Variante:

(1) Un berger pour l’accompagner?

( Simon Poli , La Guerche , 1801).

(2) Au service de la nalion.

Oh ! Je ne dors ni jour ni nuit...

(3) Depuis rpie j’fus servir la loi.

(4; Et de l'argent en quantité,

Ça sera, la bell’, pour nous marier.

(.. Planchard, Garchyy 18...).

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Oh ! c’est donc toi mon p’tit cœur d’a * mour,Que fais - tu

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là dans ces pà-lu - ra-ges? Tu n’as donc pas peur du

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loup? Il est là - bas tout en cour - roux, Il est là-

bas lout en

cour-roux, Tour ra - va - ger tes mou-tons ma ber-

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| frs

gère.

Si t’a - vais

be - soin d’un ber -

ger,

il y

en

a dans no - tre quar-tier.

Oh ! c’est donc toi, mon p’tit cœur d’amour,

Que fais-tu là dans ces pâturages ?

Tu n’as donc pas peur du loup ?

Il est là-bas tout en courroux,

Il est là-bas tout en courroux,

Pour ravager tes moutons, ma bergère.

Si t’avais besoin d’un berger,

11 y en a dans notre quartier.

Etc.

( François M idiot, Balcy , 1824).

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