J'M’EN VAS AU PAYS
j’m’en vas au pa - ys, Je pars au - jor- d’hui, A
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•lieu, mes chers ca - ma - ra- des, Sans - Sou - ci, La Heur, La
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Rose et Fran-cœur, La Sonde. aus-si Va-d’Bon-Cœur ! La Joie et La lu-
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lip\ Te-nez voi- là ma pi - pe Qui m’a sou-vent dés -en - nu-
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E - tant en fac- ti - on pos - té, Ser-vant la na-
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tion bien ai - mé’, Ser-vant la na - tion bien ai - mée.
J’m’en vas au pays,
Je pars aujord’hui ;
Adieu, mes chers camarades,
Sans Souci, La Fleur,
La Rose et Francœur,
La Sonde, aussi Ya-d’-Bon-Cœur !
La Joie et La Tulip’,
Tenez, voilà ma pipe Qui m’a souvent désennuyé,
Etant en faction posté,
Servant la nation bien- aimée, {bis)
Adieu beaux remparts,
Guérite à l’écart,
Lavou j’ai tant fait sentinelle, Droguant jour et nuit,
Sans aucun ennui,
Faisant face à mon ennemi.
Adieu, beau corps de garde, .
Mes jolis camarades,
Qui sont dedans la garnison,
Qui chantent de joli’ chansons,
A l’honneur de la nation {bis)
Adieu mon fusil,
Qui m’a bien servi,
Avec regret je te quitte ;
Ma giberne aussi,
Bien faite et garnie,
Que je te regrette aujourd’hui !
Adieu, mon colonei(e),
Lieutenant, capitaine,
Major et brave commandant,
Que j’ai servi fidèlement Pendant l’espace de mon temps, {bis)
Oh ! Quand je combats,
En brave soldat,
Mais sans reculer, je fais face,
Sans m’épouvanter,
Sans me chagriner,
Toujours en brave fusilier.
Adieu bidon, marmite,
Qui m’tenaient lieu de gîte,
Avec un verr’ de brandevin,
Tout en franchissant le chemin, Toujours en brave fantassin, (bis)
CHANSONS ANECDOTIQUES
J’m’en vas au pays,
Je pars aujourd’hui.
Adieu tous les camarades !
Adieu Hagueneau,
Saverne si beau,
Pays que je quitte aussitôt !
Adieu Thionville,
Strasbourg, grande ville,
Verdun, que j’ai vue en passant,
Où j’ai eu beaucoup d’agrément,
Je vousdisadieu pour longtemps, (bis)
Bonsoir, ma Nanon,
Reçois ton mignon,
C’est lui-même qui te parle.
Viens sans différer,
Viens-t’en m’embrasser,
Je t’apporte un bon congé.
— Elle s’écrie d’un’ voix forte :
Qu’est-c’ qui frappe à ma porte ?
— C’est un soldat d'là nation Qui revient de sa garnison , Reçois-le, bell’, pour ton mignon, (bis)
(Etienne Barberousse , Mornay , 1805).
Andantino