‹ Chants & chansons populairesChapitre 46 sur 88 · XJ · texte numérisé non relu

XJ

n’ai pu la

re - voir,

De - puis six

ans, je

n’ai pu la

re - voir. (1)

Quand je partis de mon pays (1)

J’aimais beaucoup ma Rosalie.

Pauvre soldat revenant de la guerre, (2) Depuis six ans je n’ai pu la revoir, (bis)

Variantes :

(1) Bien le bonjour, ô mes amis ;

Me v’ià de retour au pays.

Je suis soldat revenant de campagne,

Ma Rosalie, je vais donc la revoir.

( Toussaint Montaron , Semelay , i8i ).

(2) Comme elle est fille, aimant le mariage, Peui-être bien que j 'n’aurai pas son cœur, Peul-être bien qu'ell’ n aura pas le mien.

(Femme Carroué , Alligny , 182i).

sujets familiers — petites aventures

Pour aller voir ma Rosalie,

Faut s’approcher de son logis.

J’ai entendu une voix agréable

Qui me rappel!’ la voix de Rosalie, (bis).

bis.

Le sac au dos bien comme il faut, | ^ .

J’ai beaucoup soif et beaucoup chaud. \ >l — Bien le bonjour, mon aimable ouvrière, Donnerez-vous à ma soif un verr’ d’eau? [bis)

— Entrez, monsieur, dans ma maison, ) f

Car la chaleur tombe à présent ) v,s*

Mettez ici vot’ sac desur ma table,

Prenez d’ma main un verr’ de ce bon vin. (bis)

— Je l’accepte en remerciant, 1

Vous me donnez soulagement. |

Mais je voudrais que le vin et le verre Puiss’ accomplir la fin de nos amours (bis)

— Cessez, monsieur, vos compliments J

Ou j’appell’ du monde à l’instant. J ^ ,s '

Je vais tirer l’cordon de ma sonnette,

Ma mèr’ sera tout d’suite auprès de moi. (bis)

— O Rosalie, mon petit cœur, |

De moi, j’t’en prie, n’aie donc point peur. \ ^ lSm Peut-être bien c’est ma longue moustache Qui t fait ombrag*, la belle, auprès de moi. (bis)

— Oh ! si c’est toi, mon cher amant, i

Qu’j’ai tant pleuré depuis six ans, (

Oh ! si c’est toi. montre-moi ton bras gauche Où j'ai signé mon nom à ton départ, (bis)

— Oui, Rosalie, oui c’est bien moi,

Et je reviens fidèle à toi.

Si tu le veux, relève un peu ma manche, Tout aussitôt tu me reconnaîtras, (bis)

bis .

(Marie Moreau , femme Malet , l'rémery , 1817).

Pi

* 1 * vol.

CHANSONS ANECDOTIQUES

La Bergère qui rencontre le soldat

Moderato Ht

mf Je sais u - ne clian - son, Je m’en vas vous la

Ig 111111111 '

zetBz

di-re. Je sais u » ne clian - son, Je m'en vas vous la

di-rc : C’est u - ne icn - ne fil - le, A - gée de dix - huit

a - niant la dé - lais - se, S’en-gage au ré - gi-

ment.

Je sais une chanson, ) , .

. . • : ois

Je m’en vas vous la dire : l

C’est une jeune lille,

Agée de dix-huit ans,

Son amant la délaisse,

S’engage au régiment.

S’engage au régiment | ^

Suivi*’ le drapeau de guerre. j Suivi*’ le drapeau de guerre, S’engage pour deux ans,

Laisse dans son village (1)

La mère avec l’enfant.

Tout au bout de deux ans, )

La bell’ se mit bergère. j 6

La bell’ se mit bergère,

Gardant ses blancs moutons,

Sur le bord d’une route Où les soldats passont.

Le premier jour de mai, (

La belle a fait rencontre, \ 16

La belle a fait rencontre D’un joli canonnier. (2)

Voyant ce militaire,

EU’ s’est prise à pleurer.

beau canonnier passant, ^ ^

11 demande à la belle : )

— Que pleurez-vous, la belle.

Gardant vos blancs moutons,

Sur le bord de la route Où les soldats passont ?

- Tout le chagrin que j’ai, Je m’en vas vous le dire :

Je suis ici bergère,

Mon enfant par la main, Son père est à la guerre, Voilà tout mon chagrin.

bis.

(1) Laisse dans la misère.

Variantes :

(2) D’un charmant cavalier.

Sujets Familiers — petites aventures

— Ne pleurez donc pas tant, Belle, essuyez vos larmes.

11 reviendra peut-être De son beau régiment,

Pour y prendre la mère,

La mère avec l’enfant.

— O vous, beau canonnier, Vous qui r’ venez d’là guerre, Vous qui r’ venez d’là guerre, De vot’ beau régiment, Auriez-vous dans vot’ route Rencontré mon amant ?

— Oui, votre cher amant,

Je Fai connu, la belle, (1)

Je l’ai connu, la belle,

Dans son beau régiment ; Mais en passant la mer, (2)

11 est tombé dedans.

— Si mon amant est mort, 1 Pour moi plus d’espérance ! (3) | Pour moi plus d’espérance,

Adieu mon cher amant !

Mon enfant sur ma manche,

Je vais me j'ter à l’eau.

— Ne pleure donc point tant, ) .

Belle, essuie donc tes larmes. ) Belle, essuie donc tes larmes, J’apporte mon congé ;

Ma campagne est finie,

Je viens pour t’épouser.

Beau canonnier passant, )

11 cherche dans son sa {que), i

Il tire de son sac (que)

CJn bel anneau doré :

Le nom de la bergère Dessus était gravé.

(. Louise Malvy , Saint-Malo . 1817).

Avec le style d'église.

C’é - tait un’ jeu - ne

fil - le, A - gée de dix -huit ans.

C’é-tait un’ jeu -ne fil - le A gée de dix -huit ans.

C'était un’ jeune Fille, Agée de dix-huit ans.

Son amant la délaisse, S’engage pour deux ans

La bell’ se mit bergère Tout au bord de la mer,

Tout au bord de la mer Où les soldats passaient

La belle a fait rencontre |

D'un jeune matelot \

— Qu’avez-vous donc, la belle, I

La bell’, que vous pleurez ? i

— C’est mon amant que j’pleure, 1

Il est au régiment. j

— Ne pleurez pas, la belle, ( Car il n’est pas perdu. S

(1)11 est dans l'Allemagne.

(*2)Un jour, a fait naufrage, Il a coulé dans Feau.

Variantes :

(3) Faut donc plus que j’y pense.

Adieu, mon espérance !

(Veuve Duplessis , La Celle-silr-Nièvre , 1847).

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