II
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Pier - re, mon a - mi Pier - re, A
la guerr’lu t’en vas;
Épi i * I *
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la guéri*' tu t’cn vas. Moi, je suis gros-se; Quand lu re-vien-d(e)-
lût
ras .Pau-rai fait fan - le.
Pierre, mon ami Pierre,
À la guerr’ tu t’en vas ;
A la guerr’ tu t’en vas,
Moi, je suis grosse ;
Quand tu reviend(e)ras, J’aurai fait faute.
— Au bout de six années, V’ià Pierre revenu ;
V’ià Pierre revenu En diligence,
Le chapeau à la main, Grand’ révérence.
— Marguerite, ma mie, Qu’as-tu fait d' notre enfant ?
— Je l’ai fait baptiser Au nom du père,
Et j’I’ai porté noyer
| bis.
— Oh ! si je suis pendue,
Tu seras mon bourreau.
Tu seras le bourreau
De ma jeunesse ;
Tu as su m’attraper Par ton adresse.
— P’tit Jean, p’tit Jean, mon page, , Arselle la Margot,
Arselle la Margot,
Mets-lui la bride,
Car je veux m’en aller Dans un’ aut’ ville.
— Pierre, mon ami Pierre, Ecoute voir ici,
Ecoute voir ici
Dedans ma chambre ;
Tu voiras ton enfant
bis.
bis.
bis.
Dans la rivière.
Beau comme un ange.
— Marguerite, ma mie, Qu’as-tu donc mérité ?
Tu as bien mérité
| bis.
— P’tit Jean, p’tit Jean, mon page.
Desselle la Margot,
Desselle la Margot,
bis.
D’être pendue.
Eh ! n’en fais donc pas tant La résolue !
Ot’ lui la bride,
Je n’aimerai jamais Qu’la Marguerite !
(Marie Bussy , veuve Melol , Prémery , 1818).
SUJETS FAMILIERS
PETITES AVENTURES
Al
Couplet final ajouté sans raison :
Marguerite, ma mie, )
Va-t’-en chez le sellier S
Va-t’en chez le sellier Chercher un’ bride ;
Oh ! mais nous partirons De bourg en ville.
[Et. Michot , Semelay , 1816).
Les Filles qui demandent mari
Allegro mm ttoppo
A Beau-mont, c’esl un ptit bourg, Y a des lilTs tout à l’en-
tour. A Beau - mont, c’est un p'lit bourg, Ya des till’slout à l’en-
grau - des. Des
bonn’
ma - n - er,
per-sonn’ ne les de - inan - de.
A Beaumont, c’est un p tit bour;
Y a des fdl’ tout à l’entour,
Il y en a des petit’ et des grandes,
Des bonn’ à marier, personn’ ne les demande.
Les fill’ se sont rassemblées.
Chez m’sieu l’curé sont allées :
— Tenez, monsieur, ah ! voilà une lettre,
Vous parlerez de nous, dimanche, à la grand’messe.
Quand l’di manche est arrivé,
M’sieu l’curé n’a pas manqué :
— Ecoutez bien, garçons de la paroisse,
Il faut vous marier, les filles vous demandent.
Les garçons s’sont rassemblés,
A l’auberge ils sont allés.
— Buvons, mangeons caressons la bouteille,
Il faut nous marier, les filles nous demandent.
Eli’ ont pour habillements Habits gris et mouchoirs blancs,
Et des coiffur’ bien garnies en dentelle Qui font fair’ triste mine aux filles de La Celle ( Annette Thomas, veuve Renault , Beaumont-la-Fcrrière , I83(j)
bis.
bis.
bis .
bis.
bis.
CHANSONS ANECDOTIQUES
Allegro non troppo.
En-vers chez nous en
vé - ri - té, Qu’y a de
pe-tit’ et des gran-des, Tout’ bonn’ à ma - ri-
de.
Envers chez nous en vérité,
Qu’y a de fill’ à marier !
Oh ! y en a des petit’ et des grandes,
Tout’ bonn’ à marier, personn’ ne les demande.
Les filles se sont assemblées,
Une lettre ell* ont composée,
Elles l’apport’ le dimanche à la messe :
— Tenez, monsieur l’curé, publiez cette lettre.
Monsieur l’curé n’a pas manqué Et cette lettre a publié :
— Approchez-vous tous, garçons de famille,
Vous ét’ à marier, ne laissez pas vos filles.
Les garçons se sont assemblés Chez mam’ l’hôtesse ils sont allés :
— lhivons, chantons faisons grand’ réjouissance !
Oh ! laissons-là l’amour, les filles nous demandent.
Les filles se sont assemblées,
Chez mam’ l’hôtesse ell’ sont allées :
— Apportez-nous du bon vin, de la bière,
Aussi de la liqueur, car nous en voulons boire.
Madam’ l’hôtesse a répondu :
— Hélas ! mes fill’, tout est perdu.
On dit partout que mon vin fait merveille :
Prenez garde, mes fill’, ....
(Marie Moreau , femme Balet , B rémer g, / 8! 7 ).
SUJETS FAMILIERS — PETITES AVENTURES
L’Empêchement aux Bans
Moderato
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Par u ii
rf 1
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■ vé, Plus ina-liii que la
lu
ne ;
Tout d’un coup je m’ suis a • per - çu Que ma mai-
H^ËüÉlÉi
tress’ ne m ai niait plus.
Par un matin me suis levé (1)
Plus matin que la lune ;
Tout d’un coup je rn’suis aperçu Que ma maitress’ ne m’aimait plus.
Que l’on meseir mon cheval gris, (2) Qu’on y mette la bride !
Mon épée claire à mon côté,
Vers ma maitress’ je suis allé.
De tout loin qu’ell’ m’a vu venir,
Son petit cœur soupire.
— Qu’avez-vous, belle, à soupirer,
O jeune fille à marier ? (3)
— Oui, je suis fille à marier . (4) Maudit’ soit la journée !
C’est aujourd'hui mon premier ban, (5) 11 faut y mettre empêchement.
— Empêchement j’y metterai, (6)
Ma petite mignonne, (7)
Empêchement j’y metterai,
Puisque j’ai tout’ vos amitiés.
Quand la grand’messe fut sonnée, (8)
Le curé monte en chaire :
— Ecoutez tous, petits et grands,
Je m’en vais publier des bans.
Quand le galant entend cela, (9) S’approche de la chaire :
— Monsieur l’euré, tout doucement, (10) Car j’y veux mettre empêchement.
— Ah ! qui donc est ce garçon-là (1 1) Qui parle de la sorte ?
— Monsieur l’euré, c’est mon galant, (12) C’est le premier de mes amants.
Voilà sept ans qu’il m’aime tant, (13) Voilà sept ans que j’l’aime...
— Si y a sept ans que vous aimez, C’est bien temps de vous marier.
{Louise Malvy , veuve Martin, Saint-Malo, /S/.).
(1) Voir, à la page suivante, les variantes correspondant aux numéros de cette page-ci.
CHANSONS ANECDOTIQUES
Variantes :
(1) De grand matin je m'suis levé Plus malin que la lune ;
Mon épée claire à mon côté,
Pour aller voir ma bien-aimée.
(G de og ne)
(42) Que I on amène mon cheval,
Qu’on y melte la selle ;
Que je m'en aille vit’, promptement, Vers cell’ que mon cœur aime tant.
(3) N’avez-vous pas mes amitiés ?
( Champlemy ).
N êt’-vous pas filles à marier ?
(Beau mont-la- Fer ri ère).
(4) A marier, oui, je le suis,
Mal à ma fantaisie...
( Varen ries - les-Nevers).
Oui, je suis fille «à marier,
Fille à mellre en ménage.
/ premier ban.
^ (Beaumont).
(5) J’aurai cliinanch' mon \
j dernier ban.
I ( Varenncs ).
C’est aujourd’hui mon dernier ban Mcttez-y donc empêchement.
(Champlemy).
Puisque je suis votre bien-aimé.
(Gdcogne).
(6) Empêchement n'y mettrai pas,
Car je voisbienque vous n’m’aimez pas.
(Beaumont) .
Puisque vous êt’ à ce point-là.
(Champlemy).
(7) Ma tant joli' maîlressse.
(Gdcogne)
Empêchement je n’y mettrai Une aut' maîlress’ je chercherai.
(Champlemy).
(8; Le beau dimanche est arrivé.
(Gdcogne).
(9) Le galant qui n’était pas loin,
Pas à pas il s’approche.
(Gdcogne)
Le galant qui n’était pas sol
(10) Arrêtez, Monsieur le Curé,
Je suis là pour en empêcher.
(Champlemy)
(11) Quel est donc cet insolent ?
(Gdcogne).
(12) Monsieur, ce n'est pas un insolent. (Test le premier de mes amants.
(Beaumont)
/ bien tendrement.
\ (Va rennes).
Celui que j’aim’ <
j depuis sept ans
[ ( Champlemy ).
03) S'il y a sept ans que vous aimez. C’est bien temps de vous prendre.
Et si vous avez des enfants Elevez-les chrétiennement.
(Champlemy) .
Il est bien juste que vous l’ayez.
(Gdcogne).
Mettez-vous en ménage.
( Varennes).
Ces variantes sont de :
César Guillemenot , Gdcogne . 1 856 ; François Franchard , Champlemy , 182 veuve Renault , Beaumont -la-Ferrièrey 1830; veuve Bernard , Varennes-le Ne ver s, 1810.
SUJETS FAMILIERS — PETITES AVENTURES
Les Garçons peu galants
Allegro non troppo .
|g^-»--ÿi|rg=p=r p
C’est trois gar-çonset qua- Ire iil - les, Au ca - ba - rel ils s’en y
vont : Au ca - ba - ret ils s’en y vont Hoir’ cho- pi - net - te;
Ils ont lais-sé le- cot pay-er A leurs mai-lres - ses.
C’est trois garçons et quatre filles (1) Au cabaret ils s’en y vont.
Au cabaret ils s’en y vont Hoir’ ch opi nette.
Ils ont laissé l’écot payer A leurs maîtresses.
Quand ils ont bien bu, bien mangé, Les beaux galants s’en sont allés :
— Voilà vos amants qui s’en vont,
Mesdemoiselles ;
Vous ne sortirez pas d’ici,
Qu’on ne me paye !
Se regardant les un’, les autres :
— Nous n'avons pas d’argent ici.
La plus petit’, la plus jolie (2)
Avait des gages.
Elle a laissé son anneau d’or Pour le dommage.
La plus petit’ s’en est allée (3)
Droit chez la mèr’ de son amant :
- Oh ! je vous dis bien le bonjour,
Ma très chèr’ mère.
Votre fils est tombé dans l’eau,
Dans la rivière.
Oh ! il vous prie de bonne grâce (4) Donnez sa veste et son manteau On l’a tiré au bord de l’eau.
Tremble sans cesse ;
11 faut le couvrir comme il faut Dans sa faiblesse. (5)
EU’ se rentourne chez l’hôtesse,
Chez rhôtesse de son amant :
— Oh ! rendez-moi mon anneau d’or.
Rendez mes gages.
Prenez la veste et le manteau Pour le dommage.
(Marie Ihmy, veuve Mclol , Prémery , 1818).
Variantes :
(1) C’est trois garçons, leurs bon’ amies. (4) Oli ! il vous prie avec tendresse
(2) La plus jeune... De lui envoyer son manteau [bis).
(3) Elle s’en va de politesse. Aussi sa veste ;
Ça pourra bien le soulager.
Dans sa faiblesse.
(5) Un chanteur m'a donné ici ce couplet :
Tout aussitôt, sans plus attendre,
La mèr* lui donné sou manteau,
La mèr’ lui donne son manteau,
Aussi sa veste,
Puis ell’ lui donne un louis encor Dans sa tendresse.
(François Fourre, Planchez 1801).
CHANSONS ANECDOTIQUES
Le Galant sans argent
De bon ma
- tin jei
suis
vé. Le point du
9 ' > La- * /
jour n’ma point trom - pé. Pour
al - 1er
voir un’
jeu - ne
le, J'es - pè - re bien d’en fair’ ma mi - e.
De bon matin je ni’suis levé.
Le point du jour n’rn’a point trompé.
Pour aller voir un’ jeune fdle ; J’espère bien d’en fair’ ma mie,
— Allons, ma mie, nous promener (1) En attendant le déjeuner.
Allons-y donc desur la place,
Nous y verrons les gens qui passent
Quand ils se fur* bien promenés :
— Allons, ma mie. au déjeuner.
Oh ! d’un bonjour, madam’ l’hôtesse :
Qu’y a-t-il de bon pour ma maîtresse ?(2)
— Un’ bonne tranche de jambon, Chapon rôti ou bien pigeon,
Et du meilleur vin de là cave.
— Tirez-en donc bien vit’, madame. (3)
Nous n’avons pas ’cor déjeuné, (4)
Que l’hôtesse a vient pour compter .
Le beau galant fait triste mine :
— Prêtez-moi de l’argent, ma mie.
La belle tir’ ses beaux gants blancs : (5) Voilà de l’or et de l’argent,
— Voilà de l’or en abondance ; Prenez-en donc votr’ suffisance.
Variantes :
(1) 11 n’était pas six heur’ sonné,
Allons...
(Saint-Bonnot).
Allons nous promener en place.
(Nolay).
Nous verrons tout le momie qui passe.
( Fougues ).
(2) Qu’ y a-t-il de bon pour ma Nan nette ?
( Chaulgnes ).
Y a perdrix, poisson, bécasse.
( Sciint-Bonnot ).
(3) S’ra pour ma mie K qu’est bien aimable Pour Marion /
( Chaulgnes ).
(4) N’our’ point à moitié déjeuné
(Nolay).
(5) La bell’ déveint ses beaux gants blancs, A mis la main dans son argent,
A mis la main dans sa bourselte :
— Oh ! va, galant, t’n’asplusd’maitresse.
[Saint-Bonnot) .
SUJETS FAMILIERS
PETITES AVENTURES
Jamais je ne conseillerai (1)
A un enfant, quand j’en aurai,
De mener boire un’ jeune fille Sans avoir l’argent de chopine.
( Louis Mangin , Saint-Léger-de-Fougeret , /SUS).
Variantes :
(1) Quelle monnaie vous faudrait-il ?
De l’argent blanc ou bien des louis ?
— La monnaie blanche est suffisante Pour y payer noire dépense.
(Notai)).
Toi qui vas faire l’amour aux filles, Tu n’as pas la monnaie d’chopine.
( Fougues ).
Hélas! la belle, excusez-moi ;
Mon petit cœur, pardonnez-moi !
J’ai voulu changer de culotte,
J’ai bien oublié mes pistoles.
(Fougues).
— Ma bonne amie, excusez-moi ;
Ma chère amie, pardonnez-moi.
— Taise-toi, mauvais serviteur,
Tu n’es pas pour plaire à mon cœur.
Tu n’a pas monnaie de chopine,
Tu n’es pas pour plaire à ces filles.
(Nolay).
— Oh ! va, oh ! va, galant trompeur, T'as pas l’inoyen d’avoir mon cœur.
Tu n’as pas monnaie de chopine.
Oh ! va, oh 1 va, je me retire.
( Chaulgnes ).
Ces variantes sont de :
Anne Chambon , Saint-Bonnot , 1811 ; M. Banvier , Fougues , 1842 ’, Louis Robichon , Chaulgnes , 1811 ; veuve Sourdcau , Nolay, 1810.
Allegro comodo e grazioso
Al - Ions, ma mie, nous pro-me - ner, En at - ten-
1 kï -
dant
le dé - jeu - ner.
Al-lons nous pro-me - ner sur pla - ce,
Nous ver rons - là le
-fzwL
moncT qui pas - se.
Allons, ma mie, nous promener En attendant le déjeuner.
Allons nous promener sur place,
Nous verrons là le mond’ qui passe.
(Anne Chambon , Saint- Bonnot, 1817).
C H A NSONS A N ECDOT1 U U ES
Le Galant indiscret
Allegro non troppo.
Les gar-çonsde chez nous, grand Dieu! qu’ils sont donc
i m mm m *Ni *r* : 1 1 : * ê
lie*r(e)s! Les gar-çons de chez nous, grand Dieu! qu’ils sont donc
lie-res! Ils s’en y vont, le soir a - près sou - per,
Faire un tour dans la vill' pour voir leur bien- ai - niée.
Les garçons de chez nous, grand Dieu ! qu’ils sont donc fier e) s ! {bis) (1) Ils s’en y vont, le soir après souper,
Faire un tour dans la vill’ pour voir leur bien-aimée. (2)
Le beau galant s’en va à la port* de la belle (bis) (3)
— Ouvrez la port’, la Dell’, si vous m’aimez.
Vous et’ à la chaleur et moi à la rosée
Variantes :
Divers chanteurs (à Gonloux , à Lanty) débutent ainsi :
Le premier jour de mai il m'a pris la fantaisie D'aller planter un mai à la port’ de ma mie.
— Ouvrez, ouvrez la port’ si vous m'aimez.
Vous et’ à la chaleur et moi à la rosée.
(I) Les garçons d’Saint-Martin, grand Dieu ! qu'ils soin donc drôles !
(Ouroux).
Les garçons du pays...
( Boiduj }.
(2) Faire un tour au pays pour voir leur bonne amie.
(Arquian).
t3) Le plus jeune des trois, il s’en va voir la sienne.
[Arquian).
Vous êtes à la chaleur et moi à la fraîcheur.
( Poisenx ).
Vous et’ à la douceur et moi à la rigueur.
(Gonloux)
Sujets famjLiers — petites aventures
— Je n’ouvre pas ma port’, galant, ce n’est point l’heure (bis) ( I) Vous reviendrez sur les onze heur’, minuit,
Mon pèr* sera couché, ma mèr s’ra-t-endormie.
Le beau galant s’en va rejoindr’ ses camarades : {bis)
— Chers camarad’, que j'ai le cœur joyeux i (2)
Je viens de vers ma mie. son cœur ell' m’a promis (3)
La bell’ qu’était pas loin, qu’entendait ces paroles : (bis)
— Vierge Marie, empéchez-moi d’aimer (4)
Tous ces garçons volag' qui cherch’ à me tromper !
Le beau galant retourne à la port’ de la belle : {bis)
— Ouvrez la port’, la bell’, si vous m’aimez ;
Je reviens de la vill’, tout le monde est couché.
— Si t'étais un amant comme un garçon doit être, (bis)
J’aurais passé la nuit avecque toi, (5)
Mais pour cela jamais, j’en jur* bien sur ma foi !
Variantes :
(1) Je n’ouvre point ma porte à l'heure de sept heures. Je n’ouvre pas ma port*, «pie l’heure soit venue
{Saint-Malo).
(2) ... que j’ai donc de bonheur !
(3) Je viens de vers ma mie, ell’ m’a promis son cœur.
(Bouhy).
Ma maîtress’ m'a promis logement cette nuit.
(G oui aux).
Le beau galant s’en va faire un tour dans la ville.
A rencontré trois jolis grenadiers,
Il leur a raconté e’qui était arrivé.
( Poiscux ).
(4) Disant : grand Dieu ! que j’ai le cœur dolent D’avoir un amant, de moi qui parle tant !
(Arquiari)
Ce beau galant trompeur qui veut avoir mon cœur.
(5) Tu n’irais pas blâmer le cœur de la maîtresse.
(G ou toux)
Si j’avais un amant, un amant comme un autre.
Je le prendrais, la nuit, entre mes bras.
Mais toi, galant trompeur, jamais lu n’y seras.
— Que me donnerez-vous, la bell’, pour récompense ? (bis) (1)
— Je te donn’rai la Loir’ pour te baigner, (2)
Et le palais du roi pour t’aller promener.
(Annette Thomas , femme Renault , Beaumont -la- Ferrière, 1836).
Les gar-çonsd’Saint-Mar - tin, grand Dieu! qu'ils sont donc
drô-Ies! Les gar-çonsd’Saint-Mar- tin, grand Dieu! qu’ils sont donc
drô-les! Ils s’en y
le soir a - près sou - per, Faire
un tour dans la vilF pour voir leur bien-ai
Les garçons d’Saint-Martin. grand Dieu ! qu’ils sont donc drôles! (bis)
Ils s’en y vont, le soir après souper,
Faire un tour dans la vill’ pour voir leur bien-aimée.
(Françoise Souiller , veuve Souiller , Ouroux , 1813}.
Variantes :
(1) Que m’donn’rez-vous, la bell’ pour soulager mes peines?
(Gouloux).
(2) ... la mer pour te baigner
Aussi le lour de France pour l'aller promener.
Un carrosse en ivoire pour t’aller promener.
Les carrosses du roi pour t’aller promener.
Les carrosses du roi, belle, ne sont point vôtres. Je m’en irai au pays étranger ;
Comme le rossignol jour et nuit je chant'rai.
Comme le rossignol je chanterai sans cesse ;
Je chanterai, l’hiver comme l’été.
Or adieu donc, la bell’, je vous quitt’ sans regret.
(Saint-Malo .
(P oiseux).
(Gouloux).
Ces variantes sont de :
Veuve Souiller, Ouroux , ÎSl 1 ; Justine Poirier , femme Berger, Arquian , 186 ; veuve Desjeux , Poiseux, 1814 ; Jean Châtelain , Gouloux, 1817 ; veuve Martin, Saint-Malo, 1811.
SC J ETS FAMILIERS — PETITES AVENTURES
De bon ma -lin je ni’ suis le - vé, Plus ma- tin que la
lu - ne. Dans mon che min j’ren-con -tre Trois gar-çons al - le
fàL ? *
raands,
Qui |
mands, Qui par-Iaient d’a-mou-ret - les, A la ri-gueurdu
temps.
De bon matin je rn’suis levé, Plus matin que la lune.
Dans mon chemin j’rencontre Trois garçons allemands Qui parlaient d'amourettes A la rigueur du temps.
La belle qui n’était pas loin, Qui les écoutait dire :
— Grand Dieu, Vierge Marie, Em péchez-moi d’aimer Tous ces garçons bons drôles Qui cherch' à me tromper. (4)
— D'où venez-vous? Où allez-vous ? (1 ) Le beau galant en arrivant (5)
A minuit, sans chandelle ? (2) — Je vas voir ma maîtresse, Le mot ell’ m’a donné. (3i Là-haut dans sa chambrette, Je m’en vas la trouver.
A la port’ de la belle :
— Ouvrez, ouvrez la porte, La belP, si vous m’aimez. Je suis à la fenêtre (6)
En danger de geler.
Variantes :
(1) Je leur ai dit : Où a liez-vous Après dix lieur’ sonnées?
(Saint-Léger-de-Fougeret).
(2) Vous autr’ amants volages.
(Dômes).
Voilà minuit qui sonne.
( Fougues ).
Voilà dix heures qui sonnent.
t Treigny ).
(3) Rendez-vous m’a donné.
(Dômes).
Je crois qu’el’ est seuletle.
(Dômes).
Je vais la saluer.
(Pongues)
Oh ! c’est pour lui parler.
Je veux lui dir* : la belle,
Voudrez- vous bien m’aimer.
(4) De moi ont mal parlé.
(Treigny).
(5) Le galant tir’ du pied.
(Saint-Léger-de-Fougeret).
Galant s’en va en riant.
(Fougues)
(G) Vous êtes à la chaleur Et moi à la rosée.
Je suis nu en chemise En danger de geler.
( Treigny -Dômes) .
Je suis couvert de neige.
(Pougues).