ENVERS CHEZ NOUS
Amtantino.
Avec tristesse.
ne fil - le pieu - rcr! E1T pleur1 son cœur vo - la - ge Qu’un
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gar-çon ya ga - gné; Lui a lais-sé pour ga-ge Ses
deux yeux pour pieu - rcr.
Envers chez nous, grande pitié D’entendre une fille pleurer! (1) Kir pleur’ son cœur volage Qu’un garçon y a gagné;
Lui a laissé pour gage Ses deux yeux pour pleurer.
— O ma mie, ne pleur’ donc point tant. (2) Je m’en vas dans mon régiment.
Je t’écrirai un’ lettre De ma fidélité ;
Tu me feras savoir Quand tu s’ras accouchée.
Variantes :
11) D'voir un’ jeun’ fille embarrassée, Embarrassée sans doute D’un enfant hasardé.
Qui donc en est le père ?
C’est un garçon meunier.
[Saint- Aubin).
Adieu, la belle, je m’en vas,
Puisque mon régiment s'en va.
Je pars pour la Lorraine,
Dans ce charmant pays.
Puisque le roi l'ordonne,
Il faut bien obéir.
(2) En Lorraine étant arrivé,
La bell’, de là je t’écrirai.
Je t’écrirai un’ lettre Pour ma sincéiité.
Tu me feras réponse Si t’es embarrassée.
( Saint-Sulpice ).
Soir et matin, vient la trouver :
— Ma mie, n’faut point te désoler.
Si je pars pour l’armée,
Un jour je reviendrai.
Je le jure, ma belle,
Que je t’épouserai.
( Varcnncs ).
Ma mie, ma mie, ma bonne amie,
Oh ! ne prends donc pas tant d’ennui.
{Cuffy).
CHANSONS ANECDOTIQUES
— Oh ! accouchée, moi, je le suis, (1) D’un gros garçon qu’est fort joli.
Je l’portr’ai à ta mère,
Ce petit innocent,
Et puis j’irai te r’j oindre (2)
Dans ton beau régiment.
— Ma raie, oh ! si tu me croyais,
De chez ton pèr’ tu resterais.
Tu trouverais peut-être Quelque garçon nigaud,
Qui pourrait étr’ bien aise De prend’ du fruit nouveau.
— Chez mon pèr’ je rest’raiscentans, (3) Sans jamais y trouver d’amant.
Tu m’as gâté ma taille Et pâli mes couleurs ;
Et moi, tout’ jeune fille, (4)
J’ai perdu mon honneur.
— Ton honneur, si tu l’as perdu La bell’, c’est que t’as bien voulu.
Ne fallait pas me 'suivre (5)
Dans ce p'tit bois joli,
Au son de la musette,
Tout au cœur de la nuit.
( Veuve Balct, Prémenj J 1817 J.
Allegro moderato.
Autres formes musicales :
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En-vers chez nous, gran-dc
- lié, D'en -ten- dre u
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ne fil - le pleti - rer ! En -vers chez nous, grand de pi-
lié D'entendre u - ne lil - le pleu-rer EU' pleur’ son cœur vo-
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la - ge Qu’un gar-çon y a ga - gné; Lui a lais - sé pour
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ga - ge Ses deux yeux pour pleu-rer.
( Veuve Champenois , Cuffy , 1810] .
Variantes :
(1) Oui, je le suis, embarrassée;
Je n’attends qu'l heure d’accoucher.
( Saint-Sulpice ).
(2) J’irai desur les îles.
(3) Cent ans ici je resterais,
Jamais amant je n’trouverais.
[V avenues).
Ces variantes sont de :
(4) Moi qu’étais jolie fille.
( Saint-Aubin ).
(5) Il fallait pas me suivre,
Me suivie pas à pas ;
T aurais ton cœur volage,
A présent lu n’Ias pas.
( Va rennes).
Veuve Lavaclie, Saint -Aubin, 1810 ; P. Bertier , Saint-Sulpice , 1807 ; veuve Bernard, V avenues, 1810; veuve Champenois, Cuffy, 1810.
SUJETS FAMILIERS — PETITES AVENTURES
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d’un cn-fant lia - sar - dé.
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Qui donc en est ie pè-re? C’est un gar-çon meu - nier.
I Veuve Lavache , Saint Aubin, 18/6).
Allegro moderato.
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De dans Tan - nay, quel - le pi - tic, D’en-ten-dre
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la Ma - rie pieu -rer ! EU' pleur’ son cœur vo - la - ge Que
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le Pierre y a ga - gné. Il y a lais -sé pour ga - ge Ses
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deuxyeux pour pieu- rer, Ses deux yeux pour pieu - rer.
Dedans Tan nay, quelle pitié D’entendre la Marie pleurer !
ElT pleur’ son cœur volage Que le Pierre y a gagné.
Il y a laissé pour gage
Ses deux yeux pour pleurer, [bis)
(/4. Gueneau , Saisi/, 1800).
CHANSONS ANECDOTIQUES
La Maîtresse qui s’embarque
Allegro non troppo.
C’est un jour de di - raan- elle, En m’al lant pro - me-
!'• fois
2* fois
lier. C’est lier. En tn’al - lant pro-me - lier, En al - IanL à la
. 0=ë>— |njr=^izi^=h-:-v—
iüpéé
(tan - se, Là
qu’jai con - nu Nan-neU’, Celt’ jo - lie 111 - le
blon - de.
C’est un jour de dimanche, (1) En m’allant promener,
En m’allant promener,
En allant à la danse,
Là qn’j’ai connu Nannett’,
Cett’ jolie fille blonde.
je rn’suis approché d’elle En voulant lui parler,
En voulant lui parler,
Lui parlant d’amourettes.
M’a dit en souriant Qu’elle rest’rait pas fillette.
bis.
bis.
Au bout de six semaines Nannette a t’embarqué,
Nan nette a t’embarqué Dans un vaisseau sur Loire.
Nannett’, si tu reviens,
Tes amours s’ront les miennes.
Au bout de six semaines Nannette est revenue,
Nannette est revenue,
Passant devant ma porte.
De tout loin que j’iai vue,
Sa couleur paraît morte.
bis.
lus,
Variante :
(1) C’est un* jeun’ demoiselle Que j’invite à danser (bis) Dans un bal très modeste.
Du plus loin qu’elle me voit, Me parle d’amourettes.
Au premier tour de danse, EIP me serrait les doiyts (bis) En inanièr’ de caresse.
J’ai vu tout aussitôt Qu’elf serait ma maîtresse.
Au bout de six semaines Ou deux mois tout au plus,
La belP vient à passer,
Passer devant ma porte.
De tout loin qu’ell’ me voit,
Sa couleur devient morte.
Etc.
(P. Chariot , Héry , 1844).
Ici il n est pas question d'embarquement .