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SUJETS FAMILIERS — PETITES AVENTURES
Nannett’, belle Nan nette, Je crois que t’as joué,
Je crois que t’as joué A ce jeu d’amourettes.
Par-dessous ton manteau, Tu me parais grossette.
Les filF sont comme la rose, | f La ros’ sur le rosier. )
Quand la rose est lleurie,
Tout le moud’ la caresse ;
Mais quand elle est llétrie.
Tout chacun la délaisse.
(François Michot. Hulcy. 1824)
Allegro moderato
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Ma mai-tresse est en co - lè - re, EIT dit
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qu’elP veut s’en - ga - ger. EU’ dit qu’elP veut s’en- ga¬
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ger Sur un vais-seau sur mer (e). Si ja-maisell’ re¬
vient, Mes a-mours s’rontles mô-mes.
Ma maîtresse est en colère. (1)
KH’ dit qu’ell’ veut s’engager bis) 2 Sur un vaisseau sur mer(c).
Si jamais elP revient,
Mes amours s’ront les mêmes. (*J)
Au bout d’un mois, six semaines,
Ma maîtresse est revenue, [bis 4 Passant devant ma porte,
De tout loin qu’eli’ m’a vu,
Sa couleur devient morte.
Je lui ai dit : Bonjour, belle, Qu’apportez-vous de nouveau, (bis) Nannette, ma maîtresse ?
Par-dessous votr manteau,
Vous m’paraissez grossette.
— C’est la saison qui s’écoule, L’hiver qui va commencer, (bis)
Le vent froid m’incommode.
Par crainte d’avoir froid.
J’ai fait doubler ma robe.
Variantes :
(1) Nannelle, belle Nannelle,
Oa in'dit qu’la veux l’embarquer.
( Nolciy ).
(2) Eli* dit qu’elle veul s’embarquer Dans un bateau sur Seine.
(3) Mes amours seront pour elle.
( Luzy ).
Ses amours seront les miennes.
(Pou g acs)
(i) Voilà ma mie de retour.
(Pu u g ucs) .
(I-iiz I/).
CHANSONS ANECDOTIQUES
— Nannette, belle Nannette,
Je te lavais toujours dit (bis)
Qu’après ce long voyage, (1)
Tu regretterais souvent Ton joli cœur volage.
(F. H faquin , Dompierrc-sur-Xièvre , 1831).
Qu’est-c’ qui a fait la con - nais - san - ce
De ma mi-gnonne et de moi ? C’est par un jour - (e)
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de di
mari - che, Elle a dan - sé a
- vee moi.
Mais
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tout en dan-sant a - vec moi, Je lui dis :
Ma mi-
gnon
ne : Oh ! ta
cou - leur,
en
ve - ri-
(1) Que lu le souviendrais
Du p'lit jeu des amourettes.
(Fougues).
Ma petite brunelte,
Que lu l’grett’rais souvent Le temps d’nos amourettes.
(Nolay).
Ces variantes sont de :
Femme Bled , Nolay , 1852 ; veuve Monlaron , Luzy, 1802 ; femme Ledoux , Fougues , 1822;!. Carrelet , Champvoux , 1810.
SUJETS FAMILIERS
PETITES AVENTURES
Qu’est-c’ qui a fait la connaissance De ma mignonne et de moi ?
C’est par un jour(c) de dimanche.
Elle a dansé avec moi.
Mais tout en dansant avec moi,
Je lui dis : Ma mignonne,
Oh ! ta couleur, en vérité,
Ta couleur est vermeill’ î
Tout au bout de trois jours ou quatre, Ma mignonne s’est embarquée,
Oh ! ma mignonn’ s’est embarquée Sur un vaisseau, sur mer(c).
Etc.
Moi, je suis bien fille perdue;
Mais de moi ne parlons plus.
Ah ! je suis bien comme la rose, Quand elle est sur le rosier.
Oui, quand elle est sur le rosier, Tout chacun la caresse *
Mais quand elle a perdu sa fleur, Tout chacun la délaisse.
bis.
[Marie Derlhe , femme Ledoux , l'ougucs. IÜ22).
La Maladie de Jeanneton
Un poco moderato.
C’est la p’tit’Jeanne - Ion, On dit qu’elle esl ma - la - de,
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On dit qu’elle est ma - la - de, Ma - la - de dans son lit ; Elle
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a pris la co - li - que. En dan ger d’en mou-rir.
CHANSONS ANECDOTIQUES
C’est la p’tit’ Jeanne ton, I) j On dit qu’elle est malade. ) ,lb' On dit (|u’elle est malade,
Malade dans son lit ;
Elle a pris la colique, (2)
En danger d’en mourir.
Sa mère s’en y va j
Du droit chez sa voisine : \ 0 b
— Bonjour donc, ma voisine, Keconsolez-moi donc ;
Ma fille a un’ colique,
Ça la tient sans raison.
Sa voisin’ lui donnant (3) | ^ .
Trois brins de marjolaine : ) ,,s
— Tenez donc, ma voisine, Faites-lui prendre ça ;
Si c’est une colique,
Le mal se passera.
Mais au bout de trois jours,
La belle était en couche,
La belle était en couche D’un joli p’tit garçon.
Et voilà la colique (4)
Oui la t’nait sans raison !
La mer’ prend un bâton ;
EU’ tap’ desur sa fille .
— Tout doux, touc doux, ma mère, Tapez tout doucement ! (5)
Celui qu’a fait l’ouvrage Nourrira bien l'enfant.
— Ma fille, dis-moi donc, ) ^ .
Oui l’a fait cet ouvrage? ( u 6*
— C’est un petit tailleur,
En prenant ma longueur,
En prenant ma mesure,
A su gagner mon cœur.
(Jean Dournot, Marc y, 181!) .
bis.
bis .
Cette chanson se chante aussi sur l'air noté paye 182, du premier volume.
Variantes :
(1) Hélas ! qu’esfc’ que l’on dit?
Jeannette, elle est malade.