‹ Chants & chansons populairesChapitre 62 sur 88 · C H A N SO N S A N EC D OT KM* ES · texte numérisé non relu

C H A N SO N S A N EC D OT KM* ES

Pour' '(•) bannir notre chagrin, j

Allons donc boire un broc de vin. (

KIT en ont bu quinze à seiz’ verres. . .

Moi, qui étais de la maison, ries voyais fair’ tout’ leurs affaires ;

J’en ai composé la chanson.

[Pierre Choquet , Mhtcs, 1830).

Le Don du Galant

Moderato.

C'est trois garçons de not’ village,

Tous les trois s’en vont veiller.

Ils s’en y vont, le soir, h la chandelle,

En désirant leurs amourettes.

La belle qu’est à sa fenêtre,

Oui les regarde venir :

Venez tout doux, galant, je vous en prie,

Ma mère n’est pas endormie.

Quand ma mèr’ sera z’endormie,

Ma port’ je vous ouvrirai.

Nous monterons dans la plus haute chambre Nous frons collation ensemble.

La collation fut point faite,

Parlent de s’aller coucher

Dans un beau lit couvert de violettes,

En désirant leurs amourettes.

Quand ça vient que la nuit se passe, L'alouette a chanté le jour.

— Oh ! lève toi, Marguerite, ma mie,

Le point du jour t’a endormie.

SUJETS FAMILIERS — PETITES AVENTURES

— Gomment veux-tu que je me lève ?

Tu n’m’as encore rien donné.

Donne-moi donc quelques mots d’assurance.

Donne-moi donc la souvenance.

Galant cherche dans sa pochette,

Cent écus lui a donnés.

— Oh ! bien, voilà, tu n’es pas fille sage,

Tu m’as vendu ton cœur volage !

{Philibert Perlier , Saint-Sulpice , / SOI).

La Jupe trop étroite

Allegro moderato.

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Je suis pas sé par un vil - la

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jeu-nes (il - les j’ai trou - vé. .rieur ai par - lé d'a¬

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mou-rett’ A ma vo - Ion - té, Et Vir - gi - nie, la plus jeu-

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net -le, M’a bien é - cou - lé.

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Je suis passé par un village,

Trois jeunes filles j’ai trouvé J’ieur ai parlé d’amourettes A ma volonté,

Et Virginie, la plus jeunette,

M’a bien écouté.

Le lendemain, la matinée,

Le tambour bat pour ces soldats.

— Adieu, adieu, madam’ l’hètesse, Nous n’emportons, rien.

Si votre lille elle est enceinte,

Nous n’en voulons point.

— Entends-tu bien, méchante fille.

Ce que ces soldats dis’ de toi ?

Ma mèr’, ma mèr’, ma bonne mère, Ce sont des jaseurs ;

Moi, j’ai toujours mon cœur volage, Aussi mon honneur.

Au bout d’un mois ou six semaines, La belle eut un grand mal de cœur :

— Ma mèr’, ma mèr, ma bomf mère,

Les soldats m’Pont dit,

Que ma jupe était trop étroite Fallait l’élargir.

{Pierre Perrève , Saisy , 1823).

veul’ np - prendr’ le pi - lo-

ta - ge, Confira’ si c’é - lait de* leur mé - tier.

Ce sont les filP de La Rochelle,

Qui veul’ apprendre à naviguer.

Eli’ veul’ apprendr’ le pilotage, Comm’ si c’était de leur métier.

La plus jeune dit à l’aînée :

— Ma sœur, nous faudrait des amants, Qui sauraient conduit notre barque, Qui connaîtraient les airs du temps.

L’aînée répond à la plus jeune :

— Nous n’avons pas besoin d’amants.

Car notre barque est trop fragile,

Est trop fragile par avant.

La belle avait tendu ses voiles Dessous le pavillon flamand ;

La bell’ s’en y fut mouiller l’ancre Desur la mer des bons enfants.

Mais quand (e) l’ancre fut mouillée,

La belle se prit à pleurer.

— Qu’avez vous, qu’avez- vous, la belle, Qu’avez-vous donc à tant pleurer ?

— J’ai beau pleurer, verser des larmes ; Mon cœur volag’, je ne l’ai plus.

J’ai perdu ma carte marine,

Et mon compas ne marque plus.

Derrièr’ les murs de La Rochelle,

A l’enseign’ du Pavillon blanc,

Y a la mère et les trois filles Qui vers’ à boire aux bons enfants.

F. Tisse, Nolay , 1798).

Celle chanson est quelquefois adoptée comme chanson corporative par les charpentiers, sans doute à cause du compas dont il est question.

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SUJETS FAMILIERS — PETITES AVENTURES

La Dame de Bordeaux

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