‹ Chants & chansons populairesChapitre 67 sur 88 · CHANSONS AN CCD OT 1 Q U CS · texte numérisé non relu

CHANSONS AN CCD OT 1 Q U CS

Allegro non troppo

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C’é - tait un pe - til mer-ce - lot, London la , que dit - on de ta

tnour? C’é - tait un pe- lit mer-ce - lot, Prom’ nant sa mar-chan-

y — L 18-4-— ’-’U ■Itfcr.ti-p .. zJp. I

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di

se, Prom’ liant sa inar chan-di

se.

C’était un petit mercelot, Lonlonla , que dit-on de Vamour C’était un petit mercelot, Prom’nant sa marchandise, Prom'nant sa marchandise.

Il a demandé à loger,

Lonlonla , etc.

11 a demandé à loger Où qu’y avait trois filles.

Y en avait une, y en avait deux,

Y en avait un’ petite.

— Don nez-la-moi à mon coucher, Je lui compt’rai cent livres.

& Allegro giocoso

— Oh! non, oh! non. vous nTaurez pas, Ni pour cent ni pour mille.

Le p’tit marchand lut bien fùté, Dans sa balle il l’a mise.

Il ne l’a pas bien emballée,

On voit sa jupe grise.

La înèr, sitôt qu’il lut parti,

Se mit à sa poursuite.

— Arrêtez le petit marchand,

Il emporte ma fille !

Oh ! non, oh ! non, tu n’I’auras pas. Ni pour cent ni pour mille.

( Veuve (l 'aulon, Mo radies, 1816).

fÜPÉI§l^§

C’é - tait un pe - lit voi lu rier, Tra -la - la la - la la- la-

la . C’é - tait un ne -

fin

la:

pe - tit voi - tu

ricr, En rou - lant sa voi-

tu - re, En rou-lant sa voi - lu - re, Lon - la. Eu rou - lant

— i— ip- — - ni

!fc

sa voi - lu

re.

SUJETS FAMILIERS — PETITES AVENTURES

C’était un petit voiturier, Tralala lala lalala ,

C’était un petit voiturier,

En roulant sa voiture,

En roulant sa voiture,

Lonla ,

En roulant sa voiture.

Dans son chemin a rencontré Trois joli’s créatures.

La plus jeune et la plus jolie, L’a mis’ dans sa voiture.

Mais les gendarm’ l’ont arrêté :

— Qu’as-tu dans ta voiture ?

— J’y ai des tonn’s et des tonneaux.

Remplis de confitures.

Si vous voulez les y goûter,

Montez dans ma voiture.

Vous les tournerez, vous les vir’rez, Tant que l’temps vous y dure.

(,/. Magnand , Murlin, JS! 2).

CHANSONS ANECDOTIQUES

CHANSONS PLAISANTES & FACÉTIEUSES

Nous venons de parcourir une série de chansons où les filles mises à mal sont brutalement délaissées . Bientôt , en revanche, viendra le tour des galants bafoués et dupés sans scrupule. En attendant nous donnons un chapitre de chansons d'allure « comique ». Nous arriverons , par cette transition , à la série des chansons dont le caractère ironique et satirique est particulièrement accusé.

Le Fard

Allegretto.

De - dans Pa - ris, ya t’u - ne dame, Elle est bell’ coin - me le

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jour. Mais elle a - vait u - ne ser - van - te Qu’au rait, qu’au-

da - me, N’a ja - mais pu.

CHANSONS PLAISANTES >:T FACÉTIEUSES

Dedans Paris y a-t-une dame,

Elle est beir comme le jour. (1)

Mais elle avait une servante Qu’aurait, qu’aurait, qu’aurait voulu Etre aussi belle que sa dame,

N’a jamais pu.

EU’ s’en va chez l’apothicaire :

— Monsieur, du fard, vendez-vous '!

A combien le vendez-vous l’once ?

— C’estdeux.e’est deux, c/est deux éeus.

— Donnez m’en donc un’ demi-once

Pour mon écu.

— Quand vous serez pour vous larder, Prenez gard’ de vous mirer.

11 faut éteindre la chandelle,

Barbou, barbou, barbouillez-vous.

Le lendemain vous serez belle Comme le jour.

Le lendemain, au matin jour,

La bell’ pense à ses amours.

Elle a pris sa plus belle jupe,

Son cor, son cor, son corset blanc.

EU’ s’en fut faire un tour en ville,

Se promenant.

EU’ ne fut pas si tôt sortie,

Son amant la rencontra :

— Où vas-tu donc, petit’ coquette,

Si bar, si bar, si barbouillée,

Que tu ressembl’ aux ramoneurs De la ch’minée ?

EU’ retourn’ chez l'apothicaire :

— Monsieur, qu’m’avez vous vendu ?

— Je vous ai vendu du cirage

Pour vos, pour vos, pour vos souliers.

Oa n’appartient qu’aux grandes dames De se farder.

i Marie Bussy, femme Mclot , Prémery , /SIS).

Allegretto

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A Pa - ris, y a t’un’ ser - vante. Au pa - lais où elP res¬

tait, Eli’

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voy - ait sa da - me bel - le Com - me le jour, El - le von-

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lait se fair’ de mê - me, Pour ses a - mours.

Variante :

(1) Mar® bien richement.

[Veuve fflrard, Dun-sitr-f l ru nllry , 1 8 10)

C H A N SON S A N EC D OTi Q U ES

A Paris y a-t-un’ servante.

Au palais où ell’ restait,

El r voyait sa dame belle Comme le joui*.

Elle voulait se fair’ de même Pour ses amours.

S’en va chez l’apothicaire :

— Monsieur, vendez-moi du fard.

Combien le vendez-vous l’once ?

— C’est deux écus.

— Pescz-moi-n-en un’ demi-once,

Voilà l’écu.

— Ce soir, dedans votre chambre, En allant vous reposer,

Eteignez votre chandelle,

Barbouillez-vous.

Le lendemain vous serez belle Comme le jour.

Lendemain, la belle si lève,

Elle prend son bel habit.

Elle prend sa jupe verte,

Son blanc collier.

Elle s’en va parmi la ville Se promener.

Son amant qu’est aux fenêtres,

Qui la regarde passer :

— O Marguerite, ma mie,

Où al lez- vous ?

Toutes les dames de la ville Si moqu’nt de vous.

S’en r’tourn’ chez l’apothicaire :

— Monsieur, qu’m’avez-vous vendu?

— Je vous ai vendu du cirage Pour vos souliers ;

Ça convient pas une servante De se farder.

(M. Grenin , veuve Joly, Mur lin, ISO.).

De -dans Pa - ris, dans les fau-bourgs, Un’ dam’ plus bel -le que

jour. Mais elle a - vait u- ne ser -

van - te, Qui veut, qui

-fi- - N . ^ -,

L ^ ^ - Wt - m 1

rr\ m - w - i

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veut, qui veut, qui veut Etre ans -si bel T que sa maî¬

tres

- se, Mais ça n’se

Il m

peut.

Dedans Paris, dans les faubourgs,

Un’ dam’ plus belle que le jour.

Mais elle avait une servante

Qui veut, qui veut, qui veut, qui veut

Etre aussi bell’ que sa maîtresse,

Mais ça n’se peut.

(Louise Grand-jean , veuve Bussy, Saint-Ouen 1822).

CHANSONS PLAISANTES ET FACÉTIEUSES

Christophe et son Chien

Allegro non troppo

mm m

■ — U* — — - U- L’au-tre jour, comme il fai -sait beau, J’ai - lai me

pro - ine-ner sur

■' • ii -N Ë i i m .néÉe1i

J’ai reii-con - Iré l’a - mi Chris-

l’eau.

tophe, A - vec son bel ha - bit de stotïe, Et sur son cha-

mi

peau, Un bon quet de co - car-deau, Et sur son cha peau. Un bon-

m - i .Ni - 1

quet de co - car-deau.

L'autre jour, comme il taisait beau,(6tV J’allai me promener sur l’eau, (bis) J’ai rencontré l'ami Christophe I Avec son hel habit de stofle,

Et sur son chapeau /

Un bouquet de cocardeau. (2 \

Je lui dis : comm’ te voilà beau ! (bi Qu’est-il arrivé de nouveau? (bis)

Il me dit en branlant la tête :

C’est que je reviens de la fête (3)

Du cousin Rimbaud Et d’là commère Michaud.

bis.

Mais voilà-t-il pas que son chien (bis) A pris querelle avec le mien ! (bis) Christoph’, faisant le diable à quatre, (4) A levé le pied pour le battre ;

Mais son pied glissa, |

Voilà mon Christophe à bas. t

Je lui dis : tu ne gagnes rien (bis)

A te fâcher contre ce chien, (bis)

Et maintenant te voilà propre,

Ton bel habit couvert de crotte,

Et sur ton chapeau i

Plus d' bouquet de cocardeau. i ****•

lEdme Perrin, Brinon , 1803 ,.

Variantes :

(1) J’ai rencontré le p'tit Christophe.

(2) Un joli ruban ponceau.

(3) Cest que j’m’en vais à la fête,

Là-bas, au hameau,

De mon oncle Michouneau.

(4j Mon Christophe tout en colère Lève le pied pour le fair’ taire :

11 lit un faux pas...

(J. Senotier, Chantenay , 1800).

CHANSONS ANECDOTIQUES

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