‹ Chants & chansons populairesChapitre 72 sur 88 · IP · texte numérisé non relu

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mée dai-vou moué, I m’en vas fée l’a-mou-r(e), Ma mée dai-vou moué.

p=tt-P— ff-

1 m’seubou-té dai - ré lai por

-te, I é- lotout hon-teu x.Uh! trolo-

lo tro - lo - lo. lé-to tout lion - teux.

Variantes :

(1) Coume ein piquet.

(2) Hé! dam dam dam.

(Vauclaix).

(3) Je li parlais d nos bœufs, d’nos vaches.

Je li parlais d noul’ mère ànesse Et de nos bœufs.

fSai n t-Léger-de-Fo ug e ret).

(4) ...de poulangis.

Qu’ein soir je trouvis dans les crottes, Ein venderdi.

[Vauclaix).

CHANSONS ANECDOTIQUES

1 m’en vas fée l’amour(e),

Ma mée daivou moué. (bis)

1 m’en vas fée l’amour(e),

Ma mée daivou moué.

I m’seu bouté dairé lai porte,

I éto tout honteux,

Oh ! trololo , trololo ,

1 éto tout honteux.

1 aivo enn’ bell’ perruque En poué de coiçot. {bis)

I aivo enn’ bell’ perruque En poué de coiçot.

I m’ia pignô tous las dimoinges Daivou ein ratiau,

Oh! trololo, trololo ,

Daivou ein ratiau.

I aivo enn’ bell’ barbiche En poué d’hérisson, (bis)

I aivo enn’ bell’ barbiche En poué d’hérisson.

1 m’ia coupos tous las dimoinges Daivou ein coutiau, etc.

I aivo enn' bell’ chemie En biau caliquiot. (bis)

I aivo enn’ bell’ chemie En biau caliquiot.

N’on m’ia r’passot tous las dimoinges Daivou ein sabiau, etc.

I aivo enn’ veste rouge,

Coudue de fi bianc. (bis)

I aivo enn’ veste rouge Coudue de fi bianc.

On m’pernot ben, dret pour dairé, Pou ein président, etc.

I aivo ein biau çaipiau de peille, Daivou trois pointus, (bis)

I aivo ein biau çaipiau de peille, Daivou trois pointus.

I m’coutot ben cinquant’neuf sous, Moins d’ein écu, etc.

(L. Fèvre , veuve Guyot , Yondenessc , 183.).

-fri— j *=-

Quand je par - tis de chez mon pè - re, J’a-vais quinze

ans, .l a - vais quinze ans. Bien ha - bil - lé de pied en

fai - te, En cour

ti - san, Sa - quer-dié! En cour - ti - san.

Quand je partis de chez mon père, J’avais quinze ans. (bis)

Bien habillé de pied en faite,

En courtisan,

Saque rdié !

En courtisan.

J’avais un’ jolie culott’ rouge Trouée au cul. (bis)

Je l'avais prise à la potence A n-un pendu,

Saquerdié !

A n-un pendu.

J’avais un’ jolie veste noire, Cousue d’fil blanc, (bis)

J’avais la r’semblanc’, par derrière, D’un président, etc.

J’avais aussi un’ belle cravate De fin can’vas. (bis)

On me la bouclait par derrière Ane un cad’nas, etc.

J’avais aussi à mon usage Des gros sabots. ( bis Il n’y en avait, dans la danse, Pas d’aussi beaux, etc.

( Veuve Rond, Dompierre , 1803)

Beaucoup de chanteurs ajoutent les couplets suivants ultra-réalistes :

Y aivos ai mas deux nairines Das gros morviaux Que m’artombint chu las babouines C’ment deux piés d’viau.

Quand y ailos voir mai màtrosse, Pou la bicher,

I n'aivos pas dans mai sôvenance De me mouéeer.

ans Y a- vos quinze ans. I m’ha-bil-los de pied en capCoumeein ga

tant, Coumeein ga - lant. Sa -quer-dié! mon ca - det /Toutc’meeinga-lant.

Variante :

(1) Qui me couvrait les deux épaules Dret jusqu’au c...

(J.- B. Daudier , Menestrau , 1835).

CHANSONS ANECDOTIQUES

Quand y partis de sez nout’ pée5 Y’avos quinze ans. (bis)

1 m habillos de pied en cap Comme ein galant, (bis)

Saquerdié ! mon cadet,

Tout c’me ein galant.

(J. Luat , veuve Montaron , Luzy, 1802).

A llegretto .

Quand y é - Los vez sez mon pè - [re, Qu’y é-tos

à l’az’ de quinze ans. Hé! ij o Tou - nar - re! Que n-é - los - ti

con - tent.

Quand y étos vez sez mon père.

Qu’y étos à l’âg’ de quinze ans.

Hé y o ! tounarre !

Que n-étos-ti content !

Y étos vitu d’pié en faite

Y.aivos ein biau çaipiau d'peille Qu’etot long et ben carré.

Hé yo ! tounarre !

Y’etot pô frignoler !

Y aivos ein’ culott' queurvée, Aitout ein mouçoué d’couleur.

fié yo! tounarre !

Que n-étos-ti hureux !

A la mod' d’ein vrai galant.

Hé yo ! tounarre !

Que n-étos-ti content !

Quand on me viot pou darré.

Y arsembios ein persident.

Hé yo ! tounarre !

Que n-étos-ti content !

(S. Picuchot , Samt-André-en-Morvan. I8I9>.

CHANSONS PLAISANTES ET FACÉTIEUSES

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Quand j’suis par - (i de mon vil - la - ge, J l’a - vais quinze

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ans. J’é - lais vè - tu de pied

en

ca -

pe, En brav’ ga¬

fï - f*— fV —

lant, Sa - quer - (lié! J’é - lais vê - tu de pied en

ca - pe En brav’ ga - lant... ant.

Quand j’suis parti de mon village,

J’avais quinze ans.

J’étais vêtu de pied en cape,

En brav’ galant,

Saquerdié !

J etais vêtu de pied en cape.

En brav’ galant. . .ant.

( Louis Mangin , Sain t-Léger-de-F o u ge ret , 1856).

Quand j’a - lais voir ma mie Nan- nette,

Si bien re - ta

por - te, Plusdroitqu’un mai.

Quand j’allais voir ma mie Nannette,

Si bien retapé, (bis)

Je me boutais derrièr’ la porte Plus droit qu’un mai. (bis)

( Veuve Clairet, La Machine , 184.)

CHANSONS ANECDOTIQUES

Mariée en rêve

Allegretto.

Cet - te nuit j’ai rê - vé Que j’é - tais ma - ri - é

-tV

ÿç

e : Si

mon rêve é-tait vrai, Je n’ens’raispas fà - chée. A - ga,

ali! la voi - là, La jo - IV ma - ri - ée.

Ah!

Cette nuit j’ai rêvé Que j’étais mariée :

Si mon rêve était vrai,

Je n’en s’rais pas fâchée...

Acja ,

Ah ! ah ! la voilà ,

La joli’ mariée.

Avec la cord’ du puits,

Je me suis ceinturée ;

De la courroie d’nos bœufs, Je me suis couronnée.

Aga , etc.

On m’a menée marier Dans une berouett’ cassée.

J'ai rencontré le roi Avec tout’ sa briée...

A ga, etc.

Le roi, sans sa briée,

Y m’aurait embrassée.

Tout en passant vers lui,

11 m’a tant regardée !

Aga , etc.

( Victorine Chabin , veuve Houx , Bouhy , 1833).

Le Mariage grotesque

Allegro non trop po

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C’est Mar - tin qu’ma rie sa fil - le, Eli’ n’est ni bell’ ni gen¬

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til - le. Elle est noir’ comme un cor - beau, La - n - guin-

guel-te , Eli’ est noir’commeun cor -beau, La - ri- guin-go.

CHANSONS PLAISANTES ET FACÉTIEUSES

C’est Martin qu’marie sa fille ; (1)

EU’ n’est ni bell’ ni gentille.

Elle est noir’ comme un corbeau, Lariguinguette ,

Elle est noir’ comme un corbeau, Lariguingo.

Il lui donne en mariage Une croûte de fromage (2)

Et du beurre en un sabot, Lariguinguette , etc. (3)

Quand ce fut pour fair’ l’offerte, (4)

Il n’y avait pas de cierges,

Chacun ouvrit son couteau, etc.

Quand ce fut pour mettr’ la nappe, (5) Les poux couraient quatre à quatre Et les pue’ au grand galop, etc. (6)

Au dîner y avait des pois ;

Ils étaient à deux pour trois. (7)

La mariée léchait le pot, etc.

Au souper y avait des prunes,

Ils étaient à deux pour une. (8)

La mariée avait l’noyau, etc.

Quand ce fut pour le coucher,

Deux à deux dans un panier, (9)

La mariée sur un fagot, etc. (10)

Quand ce fut sur les minuit, (11)

La mariée p. . . au lit.

C’était bien par faut’ d’un pot, etc.

Le marié fut plus honnête, (12) Fitc... par la fenêtre,

Sur la têt’ du grand prévôt, etc.

(J.-L. Galopin , Saint- Amand, 18 13).

Variantes :

(1) Conigo marie sa fille

Avec un nommé Pierrot,

Oh ! rod inguet te , etc.

C’est Jean Gilf qu’marie sa fille.

Jean Grelot marie sa fille, Grosse, grasse et malhabile,

Avec un marchand d’fagots,

Oh ! riguinguette, etc.

Rigolot marie sa fille,

La marie au gros Sabot, Oh ! rigolette, etc.

Quand on entra dans l’église, N’y avait ni curé ni suisse,

Y avait rien que le bedeau

(4) Quand ils fur’ j Il n’y avait pas

à la chapelle, à l’autel, d’chandelles.

(5) . . . . pour s’ mettre à table.

(6) Et les pue’ faisaient des sauts.

(7) Ils en avaient chacun trois.

(8) Ils en avaient chacun une.

(9; Tous à plat sur le plancher.

Jean Gilet marie sa fille Avec un marchand d'guenilles...

Madame Angot marie sa fille.

C’est le maire de Saint-Gilles,

Qui a marié sa fille Avec Jean de Saint-Malo...

(2) Un p’tit pot de pressurage Et un pair’ de gros sabots.

Un hareng et un fromage Et la tète d’un vieux ch vau.

(3) Quand ils s’enfur’ à la messe,

Quatre à quatre sur une ànesse,

La mariée sur un vieux ch’vau.

Variantes recueillies à Nolag , A rl Saint- A ubin-les-Forges, Vandenesse.

(10) Et sept dans un hoteriau.

(H) La mariée eut envie d rire.

Eli’ p. . . . dans sa chemise Et remplit ses deux sabots.

(12) Le marié fut pas si bête,

Fit c. . . . par la fenêtre,

Dans le seau d'un porteur d’eau.

Sur la têt’ d’un maréchau.

L’ porteur d'eau, tout en colère,

S'en fut chez le commissaire :

— Tu me payeras mon eau...

e, La Machine , Montigny-aux-Amoynes ,

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CHANSONS ANECDOTIQUES

La Bergère facétieuse

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