J’AI VU CINQ CENTS LAPINS
Fragment
Allegro moderato ,
à grandscoupsd’lan-ce, Sur
un cio - cher d’é - tain, A - vec trois Li - mou sins. Un
bro-chet sur un
ar - bre Jou - ail du
sait dan-ser les car-pes au son.
J'ai vu cinq cents lapins Se battre à grands coups d’iance, Sur un clocher d’étain,
Avec trois limousins.
Un brochet, sur un arbre,
Jouait du violon,
Faisait danser les carpes Au son.
A Paris, la grand’ ville, Passant sur le Pont-neuf, J'ai vu jouer aux quilles Trois bœufs.
{Veuve Girard, Oun-sur-Gratidry, 1810).
CHANSONS FACÉTIEUSES ET PLAISANTES
Fragments ( airi
J’ai bien vu des oies sauvages B) Danser avec des poissons,
Et des rats dans une cage Qui apprenaient leur leçon..,.
En passant par Besançon, ) , .
... . . . , bis
J ai rencontre jeun garçon, \
11 mangeait des pierr de taille...
Qui achèt'ra mes chansons '!
Les sous et les liards sont bons.
[Veuve Bonneau, Dun-les-Places , 1816).
non notes)
G’que j’ai vu d’plus drôle, C’est à La Rochelle :
Un loup, un’ brebis Se l’nant par l’oreille.
Le loup d’un coup d’queue...
Monte sur un escargot Pour courir la poste.
[Veuve Sourdcau , No la g, 1810)%
A PARIS, CASCARI
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A l’a - ris, cas-ca - ri, il s’est per - du un p’tit chien
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ra, ce - lui qui le trouv’ra.S’ra ré-com- pen sé très gé - né • ren - se-
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ËE=v — t? —
ment. On lui pro-met d’a- bord un bon pied d’aez pour son rc - mer-cie-
raent.
A Paris, Cascari, il s’est perdu un p’tit chien gris,
Des sonnett’ aux pieds sur les oreill’.
Celui (|ui le trouv’ra, celui qui le trouv’ra S’ra récompensé très généreusement.
On lui promet d’abord un bon pied d’nez pour son remerciement.
Je m’en viens, je m’en vas, pour y mettr ma chèvre au toit.
J’prends mon lusil, j’m’en vas à la cbass’
Dans tous les environs, dans tous les environs,
Tant dans les bois que dans les champs, où n’y a rien de planté, pas plus de chén’ que de buissons.
CHANSONS ANECDOTIQUES
J’ai Uié un lièvre de cent pas, qui n’y était pas.
J’m’en vas tout droit chez le marchand :
— Toc toc ! — Qu’est-c’quiestlà? — Toc toc ! Qu’est-e’qui est là?
— J’viens chercher un pot, c’est pour y fricasser
Un beau lièvre de plus de six livres que je n’ai pas tué?
— J’ai un pot, joli pot, j'ai un pot qui n’a pas d'queue,
Et j’en ai un autre tout défoncé.
— Celui qu’est défoncé, celui qu’est défoncé,
Celui-là est bien bon pour y fricasser
Le beau lièvre de plus d’six livres que je n’ai pas tué. . .
Mon père m’a donné, quand je me suis marié,
Un colfret foncé de paille aux deux bouts,
Un’ pair’ de draps tout neufs, un’ pair’ de draps tout neufs,
Qui sont criblés de trous si grands Qu’il y passerait bien la charrette et les six bœufs.
11 m’a donné un An’, le bon An' qu’il m’a donné !
Va comm’ le vent, tomb’ comm* la pluie.
Mets-le l’cul contre un mur, mets-le l’cul contre un mur Et fais c'que tu pourras :
S’il recul’, camarad’, je te l’donne pour rien.
(U. Valet , Jouet, 1845).
Le Marquis du Lion d’Or
Allegro non troppo.
Je suis le mar - quis du Lion d’or, Grand gé-né-