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ral des Es- pa - gnols. Moi, quand je march’,la ter - re
trem - ble C’est moi qui con-duis le so - leil. Je ne crois
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pas que dans ce mon-de On pu iss’ trou-ver mon pa - re i L
CHANSONS PLAISANTES ET FACÉTIEUSES
Je suis le marquis du Lion d'or,
Grand général des Espagnols.
Moi, quand je march’, la terre tremble. C’est moi qui conduis le soleil.
Je ne crois pas que dans ce monde (i) On puiss’ trouver mon pareil.
De mon bras gauche je traverse Depuis Paris jusqu’à Lisbo.
De mon p’tit doigt, moi, je renverse Les éléphants et les taureaux.
Avant que soit le mois d’avril,
Moi seul je veux prendre Paris.
Desur la tour de Notre-Dame,
La mer j’y veux faire passer.
En revenant d’chez l’Anglais, (2)
Je trouve un capitain’ français.
D’un coup de pied si loin je l’jette, Trois jours avant qu'il soit r’tombé,
Il n’y avait plus que la carcasse :
Les mouches l’avaient tout mangé. (3)
C’est la cloche de Saint- Ambroise, Elle est fort belle, à ce qu’on dit.
EU’ pourrait bien m’être commode Pour mi faire un bonnet de nuit.
(Jacques Magnand, Murlin, 1812).
L’Habit de Plume
A lleyro.
jours la
joie
au
cœur D’a - voir un ha - bit d’un’ si
jo - lie cou - leur.
Variantes :
(1) üli ! non, jamais dedans ce monde, (3) Que les moucli’ y avaient laissé.
On ne pourra voir mon pareil. [Antoine (jvnndjotxtiy GitnouillCt ISli
Cî) A l'audience, en arrivant,
Sur inoi je vois v’nir un Normand.
CHANSONS ANECDOTIQUES
.le me suis habillé en plume (1)
Pour gagner ma vie à chanter ;
Et mon habit m’fait espérer Hue je ferais bien ma fortune.
J’avais toujours la joie au cœur D’avoir un habit d’un* si jolie couleur.
En arrivant dans un village Où je me suis mis à chanter,
Tout le moud’ sortait à la fois (2)
Pour entendr’ ce joli langage.
On disait : quel oiseau charmant Qui nous réjouit des beaux airs du printemps !
Un’ gros’ dondon dans ce village,
Qui m’a pris pour un perroquet,
Va dire à sa mère en secret :
J’voudrais le tenir dans ma cage,
Me servirait d’réveil-matin.
Je le nourrirais et ça n’lui coùt’rait rien.
Tout en passant dans un bocage,
J’ai bien manqué d’être tiré Par un chasseur malavisé,
M’a pris pour un oiseau sauvage.
J’aurais voulu, dans le moment, (3)
Que mon habit d’plume aurait été au vent !
(Urbain Bouchier , Uougny, 1832).
Variantes :
(I Je viens, je vas de ville en ville, Pour gagner ma vie à chanter.
Mais croyant d’ fa ire un bon marché, Je me suis habillé en plume.
Avec cet habit je comptais Que je ferais vite ma fortune.
J'étais bien ais’ dedans i non «cœur D’avoir île si jolies couleurs.
Femme (iaulon, Asnan, 1800).
(2) Tout’ les jolies brun’ à la fois Venaient entendre mon langage.
(3) Dans le moment j’aurais voulu
Que l'habit de plume aurait été perdu.
(H. Barberousse, Mornay, 1805).
J’aurais voulu, pour trenle écus.
Ce bel habit de plunï, ne l’avoir jamais eu. {,/. Ferre, Saint -Saul (je , 1810).
*ar m
CHANSONS PLAISANTES ET FACETIEUSES Allegro moderato.
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.le me suis lia - hil - lé en plu - me Pour ga-gner
ma vie à clian - ter.
ror Que j’au- rai bien-tôt fait for - lu
\pmm
cou-lent dans mon cœur D’por-ter un lia - liil
lie cou - leur.
Allegro animale >.
Or* — ^ -
=f>=fc:
pas, VA nous tend les bras !
Je me suis habillé en plume Pour gagner ma vie à chanter.
Cet habit me fait espérer Que j’aurai bientôt fait fortune.
J’étais si content dans mon cœur.
D’porter un habit d’un’ si jolie couleur.
{Joseph Ferre. Sainl-Saiilfje. JS /O).
Simon le Revenant
. z=hi^± ■ h rfer:
A moii s’eours. mes en-fants ! Rentrons, c’estben temps; D’frayeur me v’Ia
moi -te! V’Ià Si - mon, nout’ grand gas, Qu'arvmtd son Ire-
*02 CHANSONS ANECDOTIQUES
A mon s’cours, mes enfants !
Rentrons, c’est ben temps ; D’frayeur me v’ià morte !
V’ià Simon, nout’ grand gars, Qu’arvint d’son trépas
Et nous tend les bras !
— Oui. va t-en, moun enfant, De nous t’s’ras content.
Car dret d’main. j’te jure.
Pour adoucir ton sort,
J’te frons dir’ d’abord
Ein sarvic’ de mort.
C’est ben li, voyez- vous, Sauvons-nous tertous,
Fromons ben la porte.
Toi, pour le renvoyer,
Prends vit’ ton psautier ;
Moi, nout’ bénéquier.
— Ein sarvic’, vous rêvez.
J’ vois ben qu’vous m’ per nez Pour ein autr, ma mère.
J’seus pas ein arvenant,
Je sens ben vivant,
Simon, vout’ enfant.
— Pan pan, ouvrez-moi donc, J’seus vont' gas Simon
Qu’arvint de l’Anguelterre.
Coum’ j’étais mal là-bas,
.Parvins à grands pas.
N’vous sauvez donc pas.
— .Pons l’écrit ben signé Coum’ quoi te fus tué
Dans ein’ grand’ bataille.
C’qu’est écrit est écrit; Mets-toi dans l’esprit
Qu’ t’es mort, tPest fini.
— Hélas ! mon pour enfant,
Pour toi dans l’instant,
J’sons tous en perière.
Pour gangner PParadis,
Acout’ ben : j’te dis
Ein T)c profundi».
— Je n’seus pas mort un brin Je ne seus enfin
Ni r’venant ni diable ;
Et pour vous rassurer.
Avec vous, sans tarder,
Je vas boire et manger.
— Bon, ein J)r pro fondis.
C’est toujours ça d’pris
Pa’ l’trou d’là serrure.
Mais v’ét’ ti fous tertous
Vou ben velez-vous
M’renvoyer d’cheuz nous?
— Si c’est vrai qu’t’es vivant.
Enter donc, moun enfant.
Vins donc t’mette à table.
Mang’, te nous rassur'ras,
Car je sais ben qu’là-bas
Les morts ne mang’ pas.
— Voyez-vous qu’c’est ben moi.
Tout cou me auterfois,
Je casse la croûte.
Em brasse ‘z-m o i te rtou s .
Ou ben volez-vous M’renvoyer d’cbeuz nous?
; Veuve Holland, Saint- Aubin. JS/ôi
temps ; D’fra-yeur me v’chi mor - te. V’Iai Si - mon,nout’ grand
gas, Que r’vint du tré - pas En intendant les bras.
Ai mon s’cours, ma enfants !
Rentrons, yo ben temps ; D’frayeur me v’clii morte.
V’Iai Simon, nout’ grand gas Que r’vint du trépas En m’tendant les bras !
Le Peureux
Allegro moderato.
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i PzzzPzzzj* [-\J — V -
Pas saut dans un grand bois, J’en tends i’cou-cou chan¬
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ter. Il fai - sait: Hé ! cou-cou-cou ! Hé! cou-cou -cou ! Je com-pre-
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m’en cou - re cou^- re cour, lit moi de m’en cou - rir