H A N SON S A N EC DOT! 0 U ES
Passant dans un grand bois.
J’entends l’coucou chanter.
Il faisait: Hé ! coucoucou.
Hé ! coucoucou !
Je comprenais : Hé ! coup' lui l’cou, Hé ! coup’ lui l’cou !
Et moi de m'en coure coure cour, (1) Et moi de m’en courir.
Passant dans un grand champ.
J’entends la cailT chanter.
Elle faisait : Hé ! cracaia.
Hé ! cracaia !
Je comprenais : Hé ! prends par là, Hé ! prends par là !
Et moi de m'en coure coure cour, Et moi de m’en courir.
Passant Hong d’un étang.
J’entends les can’ coualer.
EIP faisaient : Hé ! couan couan couan, Hé!*couan couan couan !
Je comprenais : Hé ! prends, prends, prends, Hé ! prends, prends, prends !
Et moi de m'en coure coure cour,
Et moi de m’en courir.
Passant Hong d’une église,
J’entends les prétr* chanter.
Ils faisaient: Alléluia.
Alléluia ! ’
Je comprenais : Hé ! prends-le là. (2) Hé ! prends-le là !
Et moi de m’en coure coure cour.
Et moi de m’en courir.
Passant vers un’ maison.
J’entends un p'tit crier.
11 faisait : Ah ! loua loua foua.
Ah ! loua foua foua !
Je comprenais: Ah ! le voilà,
Ah ! le voilà !
Et moi de m’en coure coure cour, Et moi de m’en courir !
Passant vers un moulin.
J’entends l’moulin tourner.
Il faisait : Tic tac. tic tac.
Tic^tac, tic tac !
Je comprenais : Attrape, attrape !
Attrape, attrape !
Et moi de m’en'coure coure cour.
Et moi de m’en courir !
( Marie Bussy, femme Melol , Prêmery. ISIS).
Variante* :
(1) Et moi je m'en fu fu fu, Et moi je m'enfuyais.
(2) Je comprenais : Ah î le voilà !
E. Gilbert , La Celle-sur-Nièvre, ISO.).
CHANSONS PLAISANTES ET FACÉTIEUSES
PARIS DANS UNE BOUTEILLE Allegro moderato.
Hé! dis- moi donc, ma p’tit’ ber - gèr’, L’a-mour est a - gré-
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a - ble, Tout en gar - dant tes blancs mou-tons, As-sis’ sur la mon-
ta - gne. Hé là ! mon sieur, ça vous tromp’ ben. Ça n’est q’desbar-bi
et-tes, Qua cou - nais-sont le jeu d’a-mour, Aus- si ben qu’la bar
ge - re.
— Hé ! dis-moi donc, ma p’tit’ bergèr’, L’amour est agréable,
Tout en gardant tes blancs moutons,
Assis’ sur la montagne.
— Hé là! monsieur, ça vous tromp’ ben, Ça n’est qu’des barbiettes
Qua counaissont le jeu d’amour Aussi ben qu’la bargère.
— Hé ! dis-moi donc, ma p’tit’ bergèr’, )
Qui donc en est le maître ? j
— Hé là ! monsieur, c’est l’mouton cornu, Qu’est là-bas mi lé autres ;
Mais, quand le loup y sort du bois, (1) C’est li qu’défend lé autres.
Variante :
(1) C’est ben li l maître, c’est li Pplus fort, C est li qu’bat tous les autres.
— Hé! dis-moi donc, ma p'tit’ bergèr’,
J’ voudrais avoir les cornes.
Je les emporterais chez nous,
Pour les mettre à ma porte.
— Hé là ! monsieur, encor hen mieux, (1) Tout pardevant vout’ tête ;
Ça vous garantirait les yeux Si vous timhins par' terre.
— Hé ! dis-moi donc, ma p’tit berger’, j
Où as-tu été à l’école ? \
— Hé là ! monsieur, vou qu’j’ai été,
J’ai appris à counaitre
Que tout Paris tinrait dedans,
Dedans enne bouteille.
— Hé ! dis-moi donc, ma p’tit’ bergèr’. Cela ne peut pas être :
Paris ne pourrait pas tenir Dedans une bouteille.
— Hé là ! monsieur, je vous soutins,
Si ait ’tait assez grande,
Que tout Paris tinrait dedans,
Et les faubourgs ensembe.
[François Ch/itillon, Saint- Au bin- les- Forges , 18/ .). N
Bien le bon - jour, ma p’tit’ ber - gè- re, Que tu es a - gré-
ble, 1 -ci gar-dant tes blancs mou -tons. As - sis'
CHANSONS FACÉTIEUSES ET PLAISANTES
Modérément.
Le Laboureur badin
sl
1 « fois
ï' fois
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O rr
Plus lent en traînant
bœufs? Ho lo hé - e!
— Hé ! petit laboureux,
Fait-il bon labourer?
— Hé ! dit’-vous pas, monsieur, Que j’touch’ pas bin mes bœufs?
Ho lo hée !
— Hé î petit laboureux,
Tu te moques de moi.
— Hé ! dit’-vous pas, monsieur, Qu’ma femme est pas à moi ?
Ho lo hée !
bis.
bis.
— Hé ! petit laboureux, j
Je te donn’rai z-un coup. \ bls • Hé ! dit’-vous pas, monsieur, Qu’vous vlez m’douner cent sous?
Hé lo hée !
— Hé ! petit laboureux,
Tu n’es qu’un polisson !
— Hé ! dit’-vous pas, monsieur, Qu’vous gardez les cochons ?
lié lo hée !
bis.
( Charles Brimerand, Montât/, 1832).
Ce chant de « labour » - chanson de métier — figure ici à cause de son caractère facétieux, de même que les chansons précédentes, détachées pour le même motif, de la série des « bergères ». ’ ^
/tsser modéré.
dés? Pa-pil - lon,Feuil-lot , la
(On parle)
hé! Chapé , lo !
CHANSONS ANECDOTIQUES
— Laboureux, beau laboureux, j f .
Tes bœufs n’sont pas (é)trillés. ) ns
— Monsieur, ne dit’-yous pas Qu’mes bœufs sont pas cardés ?
Papillon, Feuillot , la hé !
Chape , lo !
— Laboureux, beau laboureux, ) ^ Tes bœufs n’sont pas cardés. S 's
— Monsieur, ne dit’-vous pas Qu’mes bœufs n’sont pas brossés ?
Papillon , Feuillot , la hé!
Chapé , Jo /
— Laboureux, beau laboureux, ]
Ton joug est écorné. ) 16
— Monsieur, ne dit’-vous pas Qu’mes bœufs sont écaudés.
Papillon , Feuillot , la hé !
Chapé , /o !
— Laboureux. beau laboureux, J .
Tu te moques de moi 1
— Monsieur, ne dit’-vous pas Que vot’ femme est à moi?
Papillon , etc.
— Laboureux, beau laboureux, (
J’m’en vas t’donner des coups. J >,s’
— Monsieur, ne dit’-vous pas Qu’vous v’iez m’donner cent sous?
Papillon , etc.
(François Lacour , Varetuies-les-Nevers , 1814).
L’Ane mangé au bois
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