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ion, La -ber -don-don.
Variante :
(1) Tout autour du troufignon.
(F. Carroué, Mur lin. 185.).
CHANSONS PLAISANTES ET FACÉTIEUSES
J’ai trouvé le corps de mon âne, Laberdondain ’
Que rioup n’avait point medza.
Son corps, son pour’ corps, (bis) Que m’nait si bin les fournées, Laberdondaine ,
Du moulin à la maïon, Laberdondon.
J’ai trouvé la gueul* de mon âne, Laberdondain'
Que Tloup n’avait point medza.
Sa gueul’. sa pour’ gueul’ (bis) Que mangeait si bin les roinces, Laberdondaine ,
Et les roinc’ et les chardons, Laberdondon.
J’ai trouvé l’oreille, etc.
Qu’entendait si bin à dia, Laberdondaine y A dia et ahi donc, Laberdondon.
J’ai trouvé le pied, etc.
Que marquait si bin l’pas d’âne, Laberdondaine ,
Le pas d’àn’, le pas d’ânon, Laberdondon.
Etc.
i Jacques Bonnarme , Saint-Sulpice, 1822 j.
« g . ÎV - .
l'fP'z4==t^ j
Le loup a man-gé Pé-chin’ de mon ân’ Le loup a man
gé l’é
■ chin' de mon
(presque parlé)
âne. Ah! ’chin’ pauv”chin’, Toi que por-tais
Allegro moderato
si bien la fa - rin\
Du
mou - lin
jus - qu’à la
mai-
son . La ver-don-don, ver - don
dain\
Du mou -lin
i-o Sp - - p-i
ti
jus - qu’à la mai - son. La ver-don - dai - ne, la ver -don - don .
Le loup a mangé l’échin’ de mon âne. (bis)
Ah ! ’chin’, pauv’ ’chin’,
Toi que portais si bien la farin’
Du moulin jusqu’à la maison,
La verdondon , verdondain 9 Du moulin jusqu’à la maison,
La verdondaine , la verdondon.
(Femme Châtillon , Mur lin, 182 .).
CHANSONS ANECDOTIQUES
La gloutonnerie du Normand
Allegro moderato.
mand il esl ve - nu de -dans no - Ire mai - son. Il est ve¬
nu fair’ l’a-mour à nos lil- les; Ja-mais Lor-mand n’au-ra ma
(il - le.
Un jour de Pentecôte, un jour d’Ascension, Lormand il est venu dedans notre maison. (1)
Il est venu fair’ l'amour à nos filles ;
Jamais Lormand n’aura ma fille.
J’lui ai lait à dîner, mais pas comme il voulait, (2) Perd(e)rix et bécasse, un beau cochon de lait. (3) Des escargots aussi j’lui ai fait cuire. . .
Jamais Lormand n’aura ma fille.
Variantes :
(1) Un Lormand est venu
Le paysan nivernais dit euphoniquement : Lormand au lieu de Normand, comme il dit : Livernais.
Chez certains chanteurs , le sens s’est altéré : le héros glouton de la chanson est devenu un personnage du nom de Gormand (gourmand). La satire porte , non plus contre les Normands , mais contre les gourmands.
[Sa i nt-Ben in-d'A zy ).
(2) J lui ai fait à dîner, mais tout comme il voulait.
( Sa in t-Benin-d' A zy ) .
J’lui ai fait un apprêt, tout comme il en voulait.
[Saint- Aubin)
(3) Trois grosses oies rôties et un bon veau de lait.
(Arboiirse).
CHANSONS PLAISANTES ET FACÉTIEUSES
J’lui ai fait à souper, mais pas comme il voulait, (1)
Un canard à la broch\ trois paires de poulets.
Ne trouva pas ça à sa fantaisie,
Il demanda de la bouillie.
J’lui ai fait d’là bouillie, comme il en demandait :
Trois boisseaux de farine et douze seaux de lait.
Sur sept fagots, tout ça j’lui ai fait cuire. . .
Jamais Lormand n’aura ma fille.
Y avait un’ p’tite'écuelle qu’était en trois morceaux,
EU’ n’était pas bien grande, ell’ tenait deux boisseaux.
Oh ! par trois fois, trois fois j’lui ai remplie. . .
Jamais Lormand n’aura ma fille !
Quand Lormand eut bien bu, bien bu et bien mangé, (2)
Ane la plus gent’ des fllf il a voulu danser : (3)
— Allez tout doux, ma mie, ma chère amie,
Car j’ai la panse bien fournie.
La fille était friquette elle a voulu sauter ; (4)
Lormand a fait de mém\ la pans’ lui a crevé.
11 a crié : Sainte Vierge Marie !
Je répands toute ma bouillie !
Oh ! vous, toutes les femm’ qu'avez des p’tits entants,
Venez à la bouillie, y en a abondamment.
Venez-y donc, venez en assurance,
Vous en trouviez en suffisance.
( Jeanne ..., Dompte rresur-Niè v re , 179.1.
Variantes :
(1) Quand(e) ce fut le soir, le soir(e) pour souper.
(Va rennes).
(2) Quand Lormand fut bien saoul, il a voulu danser.
(3) La plus jolie des lilf y a fallu donner.
[Saint- Aubin).
11 s’en va-t-à la dans’, c'était pour y danser.
La plus belf fill* dedans la danse,
Mais il l’a pris’ par sa main blanche.
( V are unes).
(4) La belf s’est prise à rire, à rire et à sauter ;
Lormand l’a voulu suivre et sa pause a crevé.
( Yarennes).
La lilf n’était pas sotte...
[Saint- A ubin ).
Ces variantes sont de :
Louis Martin , Saint-Benin-d' Azy , 1821 ; J. Champeroux , Saint- Aubin-les- Forges , 1818 ; veuve Jeanne /, Arbourse , 1835 ; veuve Bernard , Varennesles-Nevers , 1810.
mour à mes fil - les, Ja
mais, Lor- mand, t’au-ras ma