A tous les yeux fais briller ta lumière
À tous les coeurs inspire la prière !
Révèle-koi comme Dieu créateur, . ^ Comme Dieu juste et Dieu libérateur. î 1 *
5. En contemplant tes lois inviolables, En observant tes œuvres admirables,
O Souverain! quel mortel ne craindra? j ^ O Créateur! qui ne t'adorera?
MO
Cantique 165.
Sur l'air du Cantique n" 19, page 38.
1. Alléluia, gloire et louanges* Car d'une vierge un fils est né !
Quel est cet enfant que les anges Bénissent Dieu d'avoir donné?
Il vient de naître en une étable ; La croix sera son lit de mort ; Et cependant c'est l'Admirable, Le Tout-Puissant et le Dieu fort!
2. Pourquoi descend-il sur la terre, Enveloppé d'un corps mortel?
Vient-il, dans sa sainte colère, De Bahal renverser l'autel,
De quelque moderne Gomorrhe Faire périr les habitans, Ou peut-être ébranler encore Le monde dans ses fondemens?
3. Non, Jésus, dans les mains du Pèrr A laissé le glaive vengeur.
Ne tremble plus, pécheur, espère En Dieu fait homme de douleur.
Il appelle à son alliance Le cœur brisé, l'esprit contrit ; Et, dans sa tendre préférence, S'adresse au faible et au petit.
4. Qu'offrir à Dieu pour qu'il détourne De nos têtes les châtimens?
Pour que vers nous son cœur se tourne, Suffirai t-il d'un peu d'encens?
Nul ne peut rendre Dieu propice Que Jésus-Christ le Rédempteur.
Son sang offert en sacrifice Telle est la rançon du pécheur.
5. Approche donc, brebis muette, Sauveur navré pour nos forfaits ; Accomplis tout, baisse la tête :
En mourant donne-nous la paix !
Nous avons par ta meurtrissure De nos âmes la guérison ; Quand en ton amour on s'assure, La mort n'a plus son aiguillon.
6. Que Ton raconte tes louanges, Sauveur puissant, Roi de Sion!
Forme-toi de saiates phalanges Qui se réclament de ton nom !
Que l'infidèle qui t'ignore Brise l'idole de son choix;
Qu'il se prosterne et qu'il t'adore, Grand Dieu du ciel, Dieu de la croix !
Cantique 166.
1 . Seigneur ! lorsque la nuit s'étend sur la nature, Mon âme avec amour s'élance jusqu'à toi;
A toi qui, sous les traits d'une humble créature, Des ombres de la mort t'enveloppas pour moi.
2. Mes saints transports vers toi se dirigent encore, Lorsque d'or et de pourpre étincellent les cieux ; Vers toi , divin auteur de l'éternelle aurore, Qui du sombre tombeau sortis victorieux.
3. Quand le soleil répand des torrens de lumière, C'est encore pour toi que tressaille mon cœur ; Pour toi, de tant d'éclat cause unique et première , Qui règnes, Roi des rois! mon Dieu, mon Créateur
4 A l'heure où le repos fait naître le silence, Je pense à toi, Seigneur! au terme de mes jours, A la mort qui vers moi rapidement s'avance, A toi, qui me feras revivre pour toujours.
Cantiqu* 167.
Sur l'air du Cantique n° 6, page 12.