À L'AMITIÉ
Des filles d'Apollon aux voix tendres et pures.
Il est vrai que le ciel n'est pas toujours serein,
Que nul beau jour ne finit sans tempêtes, Que la neige des ans et le vent du chagrin
Tôt ou tard passent sur nos têtes.
Mais las ! quelles que soient les' rigueurs du destin Et les longues douleurs de l'âge iihpitoyable, Dans ce monde souvent si triste , est heureux De vieillir côte à oôte et surtout d'être deux
Contre le mal inexplicable.
163 HYMNE A L'AftUTIÉ.
O charmante et belle amitié, Sœur des nobles vertus, fille de la pitié, Sainte union des cœurs, amour pur et sans voile, Feu paisible et constant, douce feteur d'étoile Qui chauffe sans brûlure et pow l'éternité !
Oh ! sans toi tous les bien» sort peu digne» «Teav»,
Gloire, fortune et liberté , Ne sont 91e tes accès d'une courte Mie Les rêves creoji d'un sommeil agité: Et l'homme assurément jamais n'aurait tenté De boire jusqu'au fend le vase de la vie, Si Dieu de ton miel pwr ne Tarait pas frotté.
HYMNE A LA FRANCE
HYMNE A LA FRANCE
belle France ! ô noble enfant du ciel, Chère patrie, ô tendre et bonne mère !
Toi qui n'as point ta pareille sur terre, Toi dont le nom est plus doux que le miel,
Jusqu'au moment où doit fuir l'existence Sois notre amour et l'objet de nos chants ; Répétons tous en chœur ces mots touchans Dieu protège la France !
Du plus beau lys l'éclatante blancheur N'égale pas celle de ta figure ; A pleines mains, sur ton front, la nature A répandu la grâce et la fraîcheur.
Dans tes ymx blet» brille l'inteltigence, Et la gaîté, de ses rubis en feux.
Divin bandeau, couronne tes cheveux :
Dieu protège la France t
A LA FftitfCE. m
Comme une reine, au milieu de deux mers, Assise en paix sur un troue immobile, Ton regard fier et noblement tranquille Plane de là sur le vaste univers.
A tes genoux le vent de l'abondance Roule à flots d'or les épaisses moissons v La vigne en fleurs te rît sous ses lestons :
Dieu protège la France!
Dieu t'a donné Ja gloire des combats, Dieu t'a donné la palme des batailles,
Et le sang pur de tes chaudes entrailles Incessamment enfante des soldats.
Ton cœur ardent est sensible à l'offense, Au noir courroux prompt à s'abandonner, 11 est aussi prompt à tout pardonner :
Dieu protège la France !
O belle France, aux traits doux et chéris !
Puissent jamais les discordes civiles Ne faire entendre au milieu de tes villes Le bruit honteux des canons ennemis!
Entre tes bras puisse ton peuple immense , Dans le travail et dans l'amour des lois,