‹ Chants civils et religieuxChapitre 18 sur 25 · DE VICTOIRE · texte numérisé non relu

DE VICTOIRE

Entrons, entrons vainqueurs dans l'antique cité.

Sonnez, clairons, sonnez, trompettes, Et vous, bruyants tambours, sous les noires baguettes Roulez un chant d'orgueil et de mâle gaîté !

Entrons vainqueurs dans la cité.

Il est beau d'envahir une terre nouvelle .

Il est beau de soumettre un pays indompté, Lorsqu'au milieu des rangs marche l'humanité* Et quand tout cavalier au pommeau de la selle

Porte avec soi la liberté.

Novembre 1837.

HYMNE A LA CANDEUR

RTMlfE A LA CANDEUR.

J'ai vu, dans le jardfr ptemura** cfe te «ww, Que l'âme art» perg miet^ Pâme Maaeto et rfaeèr* Était celle à çw Dieu foisait le mieux savoir

L«* asyrtift» secret* de mi éitm pouvoir,

Et comprendre le mieux le sens de la nature; Que le front de l'enfance insouciante et pure Était le front divin où les plaisirs brillants Versaient le plus de grâce et de rayons charmants, Et sur qui le chagrin, dans son passage immonde, Laissait le moins de trace et de marque profonde. J'ai vu que, dans la vie et dans les embarras De notre marche au sein des choses, d'ici-bas, Sans peine, sans sueur, sans cris et sans audace, Le cœur honnête et droit se faisait toujours place, Et toujours arrivait au terme désiré Plutôt que l'esprit fourbe et le crime assuré. Enfin devant la mort et sur l'heure dernière, J'ai vu, mieux que tout autre, aux feux de la lumière,

A LA CANDEUU 185

L'œil du juste se clore avec sérénité

Et ma voix «'est émue et mon âme a chanté :

Simplicité du cœur, que vous êtes aimable !

Comme avec vous la vie est chose supportable,

Et comme sans encombre et sans honteux remord

Son flot limpide et doux vous entraîne à la mort !

Tout ce que vous touchez, comme aux mains du génie

Se pare et se revêt d'une grâce infinie,

Car vous êtes vraiment de l'essence du beau,

Et comme un doux reflet de l'image d'en haut.

Lumière d'innocence, ô perle de sagesse

Mille fois préférable à la vaine richesse ,

Que j'envie ardemment votre heureux possesseur !

M#is que je plains aussi, que je plains de bon coeur

ISt HYMNE A LA CANDEUR.

Celui qui, vous ayant une fois obtenue,

Pour ne plu* vous ravoir, hélas! vous a perdue l

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