A LA NUIT
Comme de vivantes abeilles , Parcourent les divins bosquets ; Tandis qu'au travers de la plaine , D'autres lueurs au doux reflet Épanchent leur clarté sereine , Comme un brillant fleuve de lait , La lune , à l'horizon immense , Découvrant son front argenté , Paraît dans la magnificence De son exquise pureté.
Mais bientôt délaissant la terre , La terre aux ardentes rumeurs , Elle prend son vol solitaire Vers les scintillantes hauteurs :
Et comme uae vierge aévaise Qui cherche -de paisibles tieux, On la ¥8k fô»gtmps dans àm oiaoc Fouler l'acè
Quel doux&Lat., fuel feu «harattwt!
Bien que l'âme de notre monde , Le soleil à la tôle blonde, Ait déserté le firmament ; Que loin de lui la terre nage Dans les flots de l'obscurité , La douce lune au blanc visage Nous rappelle encor sa beauté.
Oui , son beau disque nous retrace Les lueurs de l'astre enflammé ,