‹ Chants de Sion, ou, Recueil de cantiques d'hymnes, de louanges et d'actions de grâces, à laChapitre 217 sur 329 · Ah ! bientôt finira ce rapide passage · texte numérisé non relu

Ah ! bientôt finira ce rapide passage

Bientôt nous rougirons de toutes nos lenteurs» De nos lâches délais à saisir l'héritage

Que Jésus nous acquit au prix de ses langueurs.

7. Courage donc. Chrétiens! ranimons notre course ! Le terme est près de nous : c'est la porte des cieux ! Notre flme en y tendant remonte vers la source D'où descendit sur nous le salut glorieux.

8. Pensons à ce beau jour, où, quittant cette terre, Nous éontemplerons Dieu, nous entendrons sa voix ; Où nous verrons Jésus^ notre Ami, notre Frère : Oui; le même Jésus qui mourut sur la croix !

9. Tournons donc nos désirs vers ce jour qui s'avance. Appelons le Seigneur ; disons-lui : « Viens bientôt ! » Soyons prêts à partir, et dans la vigilance,

De notre sainte foi gardons lé bon dépôt !

10. Oh! quel moment béni ! quelle heure fortunée. Que celle où, pour toujours, nous laisserons la mort ! Ah ! par tous nos souhaits, hâtons cette journée Où de la Vie enfin nous toucherons le port !

2 Cor. v, 2 — 5. C'est aussi pour cela que nous gémissons ; désirant d'être revêtus de notre domicile du ciel; puisqu'en effet nous serons trouvés vêlas et non pas nus. — Car nous qui sommes en cette loge, nous gémissons, étant chargés; en tant que nous désirons, non pas d'être dépouillés, mais d'être revêtus ; afin que ce qui est mortel soit englouti par la vie.

268 V. Partie — Gloire de la foi*

1 . A nos ans écoulés un nouvel an s'ajoute, Pour former ici-bas notre incertain séjour :

Ainsi notre départ s'approche chaque jour.

Et vers l'éternité s'abrège notre route.

2. Reportons nos regards sur les courtes années Qui sont derrière nous, et déjà ne sont plus : Dans le cours prolongé de leurs temps révolus, Combien pour le Seigneur comptons-nous de journées?

3. Hélas ! comme au cadran passe l'ombre légère. Ainsi passa le temps de notre vanité !

Le saint penser de Dieu ne l'a point arrêté : Nos cœurs appesantis n'ont aimé que la terre.

4. Et cependant, ô Dieu ! si durant cette vie. L'homme dont tu soutiens la périssable chair, S'est follement joué du ciel et de l'enfer, Duquel, pour lui, bientôt, sera-t-elle suivie 1

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