À MON FILS JULES
A la naissance de son premier né
PP CHÉ sur le berceau de ton premier enfant,
Dans ce nouveau venu j'ai cra me reconnaître
Et comme un fier défi par la vie au néant, Vous êtes nés tous deux pour prolonger mon être.
Je revivrai par toi, par lui tu revivras,
Nous consolant ainsi de l’existence amère
Et nous serons heureux lorsque ses petits bras Dans un premier effort se tendront vers sa mère,
Issu de notre sang, Ô chair de notre chair, En lui nous saluons l'espoir de notre race ; Si frêle et si petit, il n’en est que plus cher,
Car il prend tous nos cœurs dans sa naïve grâce.
Nous attendons le jour qui va bientôt venir Où par instinct, sur nous penchant sa tête blonde, Son regard raffermi semblera contenir
Comme un naïf effroi de sa venue au monde.
Et lorsqu'un peu plus tard sa lèvre s’ouvrira Dars le charme enivrant de son premier sourire, C’est un nouveau bonheur qui dans nos cœurs mettra
Ce qu'un père ressent et ne saurait décrire.
Nous jouissons déjà de son balbutiement, A saisir ses gue gue nous passons plus d’une heure :
Trop volontiers portés à le trouver charmant,
Et nous le chérissons alors même qu’il pleure.
Mais voici qu’il arrive un nouvel incident Qui jette dans l’émoi toute la maisonnée ;
Son sourire dévoile une première dent
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Et son humeur morose est vite pardonnée.
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