‹ Chants du soldatChapitre 12 sur 19 · AU DOCTEUR DOLBEAU · texte numérisé non relu

AU DOCTEUR DOLBEAU

Je ne suis pas de ceux qui, le poing sur la hanche. Aux efforts du pays no joindront que leur voix, Mais si je suis debout et parl.ant de revanche, Je n'ai pas oublié, maître, à qui je le dois.

Je n'ai pas oublie la main consolatrice, La science plus grande encor que la piiié:

Mon être endolori porte sa cicatrice

Moins profonde en ses ciiairs qu'en mon cœur l'amitié.

Gomment je la paierai la dette qui m'engage, Dieu le sait! Comme il sait aussi si je le veux : Ma vie est votre fait, ma force est votre ouvrage, Et votre souvenir se mêle à tous mes vœux.

Car j'attends, car je garde en mon âme française Ma foi de citoyen, mes haines de soldat , Ma jeunesse a souffert d'un mal que rien n'apaise, Le partage du sol, la défaite au combat.

Ah! cette lutte-là vaut bien que l'on s'efforce. Eux ou nous, France ou Prusse, il n'y va pas de moins! C'est le duel à mort du Droit contre la Force Dont les peuples jaloux ne sont que les témoins.

Et la chanson dit vrai, tant pis pour qui la raille ! — Mourir pour la patrie est le sort le plus beau! — Etsi je dois tomber en un jour de bataille^ C'est au sol prussien que je veux mon tombeau.

AU DOCTEUR DOLBEaU. S!

La revaiiclie est la loi des vaincus; nous le sommes. Je la. demande à Dieu terrible et sans recours, Prochaine et sans merci, je la demande aux hommes. Les chemins les plus sûrs sont parfois les plus cour^..

A LA baïonnette

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